Fucking Team

[FUCKING TEAM] : Le " Fucking " bilan de l’année ciné 2019 - Partie 4


Mieux qu'un tableau de notes, on vous donne tout simplement nos avis (parce qu'on aime bien le faire quand-même) sur ce qui a fait, pour nous, le troisième trimestre ciné de la riche année ciné 2019.

Parce que si un tableau de notes c'est bien, un vrai article regroupant tous nos avis sur les sorties du mois, c'est quand-même un poil mieux.
Du coup, chaque trimestre, nous reviendront sur toutes les sorties que nous avons pu couvrir sur le blog (en salles, en VOD, e-Cinema ou même Netflix), et nous vous donneront modestement nos avis au pluriel, histoire de mieux vous faire une idée de ce que l'on a pu penser des séances du moment.
Bref, à vos clics et on ne vous encouragera jamais assez de nous balancer vos avis à vous sur les sorties du mois, que ce soit sur Facebook, Twitter ou même en coms sur cet article.

Pour retrouver nos premières parties Fucking Bilan de l'année ciné 2019, rdv ici, ici. et encore ici.
Enjoy it!




Octobre 2019



Gemini Man d'Ang Lee (sortie le 2 octobre 2019)
" Film d'action efficace et entraînant, Gemini Man de Ang Lee est loin d'être une catastrophe. On regrette des dialogues un peu simpliste mais l'action est aux petits oignons. " - Laura 
" Faisant fît de son statut d'actionner efficace mais limité tout droit sorti des 90's, Gemini Man catapulte tout du long son spectateur au coeur d'un hyper-réalisme saisissant et fourmillant de détails incroyable, laissant transparaître ce que sera le cinéma de demain. Renversant. " - Jonathan
" Quel dommage que les scénaristes se soient endormis en plein milieu de l'écriture du scénario. Gemini Man méritait un meilleur traitement, rien que pour la course poursuite en moto. Encore une fois, Will Smith ne remontera pas la pente avec ce film. " - Jason
" Quand l’expérience unique et parfaitement jouissive en salle parvient à transcender les faiblesses de scénario. Je doute que le film ait grand intérêt vu autrement qu’en 3D+, mais c’était une des séances de cinéma à ne pas rater cette année ! " - Kevin



Alice et le Maire de Nicolas Parisier (sortie le 2 octobre 2019)
"  Une comédie qui dissèque la vocation politique et explore avec intelligence la frontière entre praxis et poïésis. C'est rondement mené - à l'exception de la fin, mal expédiée - pas trop bavard, presque léger et porté par des interprètes de qualité. " - Anaïs 
" Véritable fable moderne entre fantaisie et sérieux théorique, faisant joliment la part belle à ses dialogues et à son duo vedette formidablement complémentaire, Alice et le Maire est une réflexion brillante et plurielle autant qu'une rafraîchissante comédie sur l'exercice politique. " - Jonathan


Atlantique de Mati Diop (sortie le 2 octobre 2019)
" Atlantique est un puissant premier long-métrage, où Mati Diop nous plonge dans une moiteur mystique, un récit initiatique d'une adolescente qui devient une femme. " - Laura
" Atlantique ou un conte social amer où la résonance politique vibrante n'a d'égale que la chaleur mélancolique qui se dégage d'un imaginaire à l'ésotérisme poétique, seule arme pour fragiliser la tristesse d'une condition désespérante. Une belle tragédie et un merveilleux premier film. " - Jonathan
" Une des expériences les plus sensorielles qu’on aura pu vivre cette année, si le film souffre de quelques longueurs au milieu il s’avère être tout simplement hypnotique. Grand Prix à Cannes parfaitement légitime. " - Kevin
" Film d’un entre deux, d’une attente bloquée entre terre aride et une mer inaccessible, Atlantique prouve, dans le mélange de ses genres, que Mati Diop a beaucoup de choses à dire. " - Manon


Joker de Todd Phillips (sortie le 9 octobre 2019)
" Un brûlot puissant, transcendé par la musique d'Hildur Gudnadóttir, où se superposent remise en question du système et quête d'identité. Triste reflet du délitement du lien social, esthétiquement solide et qui -espérons- ouvrira la voie à des comic book movies aussi inspirés. " - Anaïs 
" Si la qualité visuelle, la musique et l'interprétation méritent des louanges, des réserves sont de mise avec le film Joker. Le rythme est redondant, mais c'est surtout le point de vue (manquant de subtilité) qui gêne et évite toute prise de recul. " - Laura 
" Dans cette déliquescence, la société est prête a iconiser tout et n'importe quoi, agonie de l'American Dream crachant son Nemenis absolu, créature de l'époque tout autant qu'animal sauvage bouffant autrui pour devenir emblème, le minable et le mythe, le rien et le tout. " - Thibaut
" Loin d’être le chef d’œuvre subtile destiné à une élite intellectuelle que certains voudraient qu’il soit, c’est un film qui au contraire brille par sa simplicité thématique et son usage/réinvention de l’archétype du Joker pour créer un récit percutant marqué par des images puissantes et indélébiles, transcendées par un Joachim Phoenix qui offre une prestation hyper physique et bouffe l’écran comme jamais. " - Kevin
" Portrait noir et désespéré d'une cité à l'agonie autant qu'une exploration humaine choquante et triste d'une âme au mal-être insondable, Joker est aussi bien un récit sur la rupture que sur l'acceptation fiévreuse d'une folie destructrice, hanté par un Joaquin Phoenix magistral. " - Jonathan
" Bon, il faut l’admettre, Joaquin Phoenix mérite largement son oscar, car il est impressionnant. Pour le reste, Joker est un film sympathique, mais il est loin d’être le chef d'œuvre annoncé. Puis les références pour créer un lien avec Batman sont forcées et maladroite. Le film n'avait pas besoin de ça. " - Jason
" Attention Mastodonte ! Déjà, il est obligatoire de parler de la prestation de Joaquin Phoenix : il habite absolument tout le film. Je ne crois pas qu'il y ait une scène sans sa présence. Le film est ensuite hyper jusqu'auboutiste : noir, lourd, moite, poisseux. Il ne fait pas dans la demi mesure. J'ai, pour ma part, assez hâte de voir les réactions à sa sortie en France suite à son propos anti-système très premier degré assez dans l'air du temps. " - Eleonore
" Film flou, au propos volontairement ambigu, Joker réinvente le personnage bien connu en malade mental tristement réaliste. Une expérience douloureuse mais intéressante. " - Léa
" Utiliser un méchant de la culture populaire, qui fascine autant depuis quelques années, comme produit et symbole d’un climat contraignant était la meilleure chose qu’il y avait à faire – c'est aussi ce que Joker réussit le mieux. Sans être l’immense chef d’oeuvre annoncé, le film apporte un nouveau regard appréciable sur les sources du mal et le personnage en tant que symbole. " - Manon



Pour Sama de Waad El-Kateab et Edward Watts (sortie le 9 octobre 2019)
" Il est difficile de parler de Pour Sama, dont la dimension comme l’acte de cinéma sont nécessaires. Le documentaire est témoin de ce que notre époque a de plus triste, de plus violent, tout en conservant, à travers la figure du bébé, l’espoir, l’amour et, surtout, la conscience d’une humanité. " - Manon
" Documentaire choc prenant les atours fascinants de l'autofiction témoin au coeur de l'horreur, orchestré par une mère courage voulant laisser comme héritage à son bébé la vérité d'un conflit inhumain, Pour Sama est un journal intime sur pellicule juste bouleversant et terrassant. " - Jonathan


Papicha de Mounia Meddour (sortie le 9 octobre 2019)
" Un premier film nerveux, impétueux même si parfois maladroit qui retranscrit très frontalement le prix de la liberté. Un réquisitoire contre le fondamentalisme sublimé par une bande de filles époustouflantes (Lyna Khoudri et Shirine Boutella en tête). " - Anaïs
" Juste, énergique et solaire, entre insouciance et horreur, Papicha est une quête impossible de liberté pour une poignée de femmes portant toutes en elles un cri de douleur et de rage vibrant contre l'obscurantisme. Un premier film exceptionnel, parcourut par de vrais moments de grâce. " - Jonathan 


El Camino : Un Film Breaking Bad (Disponible depuis le 11 octobre 2019 sur Netflix)
" Exit le film de trop gâchant une fin de série satisfaisante, El Camino, loin de l'épisode prétexte étiré sur la longueur, est un vrai bout de cinéma légitime, nostalgique et prenant, qui boucle joliment l'odyssée douloureuse d'un Jesse Pinkman plus empathique et touchant que jamais. " - Jonathan
" Epilogue émouvant au monument télévisuel qu’est Breaking Bad, El Camino est un doux cadeau empreint de mélancolie pour les fans de la série et offre à Jesse une très belle conclusion. " - Kevin


Queens de Lorene Scarafia (sortie le 16 octobre 2019)
" Queens est un divertissement réussi. Filmé avec panache, avec fun, sous, fond de titres pop et dansants. Lorene Scafaria arrive à allier film de braquage, film de femmes, film sociétal avec brio. Elle gratte le vernis des talons haut pailletés, peint un portrait nuancé d'un monde impitoyable. " - Laura
" En surfant sur le genre balisé du film d'arnaque avec une intelligence étonnante, Lorene Scarafia réussit avec Queens tout ce que Ocean's 8 a manqué : croquer une aventure prenante et punchy sur des héroïnes attachantes qui nous emporte dans leur dynamisme vibrant. Le tout avec un vrai regard politico-social. " - Jonathan


Matthias et Maxime de Xavier Dolan (sortie le 16 octobre 2019)
" Vrai récit de découverte, d'attente, de doute et d'acceptation porté par une délicatesse étonnante dans ses émotions poignantes et viscérales, Matthias et Maxime est un beau et dynamique mélodrame, solidement incarné et sublimé par la photographie douce et enlevée d'André Turpin. " - Jonathan 
" Dolan nous plonge dans des sentiments vifs et profonds, qui viennent se mêler dans l'amitié des protagonistes. Matthias et Maxime cristallise le cinéma du réalisateur et nous donne un film un peu plus sage, plus intime mais pas moins réussi. " - Laura
" Xavier Dolan trouve un juste ton dans une histoire d’amour aux relents contemporains et prouve, dans sa première partie, qu’il peut recycler à merveille son cinéma en une délicieuse comédie. " - Manon
" Le film tape hyper juste, Dolan revient à son meilleur sans abandonner ses gimmicks, sans actualiser ses thématiques, mais toujours dans une maîtrise totale. On le pardonnera aisément pour sa première cuvée décevante en début d’année. " - Kevin
" Xavier Dolan continue ses recherches cinématographiques avec un nouveau mouvement sur la quête identitaire. Il laisse de côté son maniérisme pour rendre hommage (parfois de manière trop évidente) à Denys Arcand. Outre les références très présentes, le film est beau, vrai et parfois drôle. Il prouve encore une fois qu'il mérite son titre de réalisateur prodige. " - Eleonore
" Le dernier Dolan se veut simple, pétri de bons sentiments et loin des fioritures de John F. Donovan. Mais il n’est pas seulement cela : c’est un véritable hommage à l’amitié qui émeut et rassure, qui donne envie d’intégrer cette bande très vite ! " - Léa 
" Dans cet évaporation du romanesque, Dolan dévore la chair de son cinéma jusqu'à l'os. Une mutation en forme de tourbillonnement lyrique, de bouillonnement interne, de balbutiement taiseux. Le regard, fuyant, dit tout, l'ultime regard, dit l'espoir. " - Thibaut
" Matthias et Maxime est long et ennuyeux... J'adore Dolan mais là... Il nous ressort ses beaux plans pour combler le vide sidéral de son film. Les personnages sont caricaturaux au possible et l'histoire est mal amenée. Honnêtement, un court-métrage aurait suffit. " - Jason


Maléfique : Le Pouvoir du Mal de Joachim Rønning (sortie le 16 octobre 2019)
" Suite générique plus atterrante que le solide premier opus, articulée autour d'une guerre des apparences bancale et désincarnée dominée par un casting en pilote automatique, Maléfique: Le Pouvoir du Mal est un ratage sans nom, un néant énervant pas même rattrapé par sa bouillie numérique. " - Jonathan 
"  Si le premier était une jolie surprise, Maléfique : le pouvoir du mal sent le plat discount réchauffé au micro-onde. Nous avons pas grand chose à nous mettre sous la dent, même Angelina Jolie est en mode automatique. " - Laura

Chambre 212 de Christophe Honoré (sortie le 16 octobre 2019)
" Quand la crainte du couple qui dure s'habille de drôlerie et de fantaisie, cela donne cet irrésistible Chambre 212. Le fantasme pour pallier à la peur, la vieillesse. Et une Chiara Mastroianni fabuleuse. " - Laura
" La mise en scène particulièrement soignée contraste avec le fond parfois foutraque mais Honoré séduit avec cette comédie de boulevard légère, pleine de charme, drôle et dont on ressort avec une fièvre Scarlatti. " - Anaïs
" Chambre 212 c'est un peu comme si Bertrand Blier, Woody Allen et Eugène Ionesco avaient décidé de faire un film ensemble. C'est drôle, tendre et surréaliste à souhait et très bien écrit. De plus, il possède une mise en scène et une photographie très soignée. " - Jason
" Quête du temps perdu proprement exaltante au coeur du théâtre tourmenté des sentiments, Chambre 212 est une merveille de screwball comedy légère et enivrante, dominée par le spectre lumineux d'une Chiara Mastroianni délicate et sublime. " - Jonathan


The Laundromat de Steven Soderbergh (Disponible depuis le 18 octobre sur Netflix)
" Impossible de voir le film sans penser à The Big Short, très similaire dans sa démarche d'expliquer un système absurde et complexe par ses digressions métas. Sauf que le film là où le film d'Adam McKay était un uppercut, celui de Soderbergh est une pichenette. Dommage, mais ça reste raisonnablement divertissant. " - Kevin 
" De branche en branche, Soderbergh esquisse l’écœurant et le jouissif dans un cycle -brasse, rince, essore- donnant lieu à une fresque pittoresquement glaçante. Tout à la fois Ocean's Eleven des ordures, Erin Brockovich du fric et Pentagon Papers du peuple. " - Thibaut
" The Laundromat ou une tentative volontairement excessive et irrévérencieuse de conter la tristement célèbre fuite des Panama Papers.
Une oeuvre imprévisible ou Soderbergh abandonne l'idée du drame fort et direct pour se diriger vers le pastiche acidulé au dernier tiers politique. "
- Jonathan 


Terminator : Dark Fate de Tim Miller (sortie le 23 octobre 2019)
" Peut-on encore avoir de l'espoir sur un possible film Terminator un tant soit peu réussi après le 2 ? Ce n'est pas Terminator : Dark Fate qui nous fera changer d'avis. " - Laura
" Moins horrible à voir que Genisys, mais ça reste un film assez abominable dans l’exécution et un nouveau râle d’agonie d’une saga qui ne demande qu’a reposer en paix. " - Kevin
" Moins catastrophique que Genisys, Terminator : Dark Fate n'en reste pas moins un opus mitigé, le popotin coincé entre modernité sans risques et révérences appuyées au diptyque original. Divertissant mais oubliable, sauvé par la badasserie d'Hamilton et le charisme de Mackenzie Davis. " - Jonathan

Hors Normes d'Olivier Nakache et Eric Toledano (sortie le 23 octobre 2019)
" En s'attaquant au sujet casse-gueule de l'autisme, Nakache et Toledano font de Hors Normes un merveilleux feel good movie passant à la moulinette avec une justesse et une souplesse rare, aussi bien le film social engagé, la comédie populaire et le drame intime poignant. Une réussite. " - Jonathan
" Nakache et Toledano grandissent en tant que cinéastes à chaque nouveau film, c’est probablement leur plus grande réussite jusqu’ici. Ils aiment les personnages qu'ils filment avec une sincérité inouïe, et ça se sent. Formellement abouti et riche en émotions véritables, on chiale des torrents. "Kevin
" Toledano et Nakache sonde ces hors cases, ceux dont on détourne le regard deviennent une palpation de l'humain qui sans rien renier de l'émotion se parsème d'éclat de rire. Du cinéma populaire, mais exigeant, du cinéma populaire, mais qui éveil. " - Thibaut


Sorry We Missed You de Ken Loach (sortie le 23 octobre 2019)
" Toujours aussi lucide et en colère, l'éternel Ken Loach ressort sa caméra pour signer un nouveau plaidoyer nécessaire, une dénonciation puissante sur l'ubérisation douloureuse et inhumaine du marché du travail. " - Jonathan
" C'est une chose d'entendre au loin les problèmes liés à l'uberisation. Cela en est une autre de le voir sur grand écran, quand on nous emmène émotionnellement, le cinéma sert aussi à ça. Ken Loach filme une famille qui est broyée petit à petit par le système. " - Laura
" Il m'est impossible de détester un Ken Loach. Comme à chaque fois, il analyse parfaitement les travers de la societé et arrive à sensibiliser son spectateur grâce à des personnages terriblement humains broyés par cette société. Et actuellement, vu les injustices, il n'est pas près de s'arrêter de réaliser. Pour Sorry We Missed You il s'attaque à l'ubérisation et au discours tenu par ses sociétés pour attirer chez elles. " - Eleonore
 " Plus en retenue que I, Daniel Blake, qui avait valu une Palme d’or à Ken Loach, Sorry we missed you s’illustre également par son caractère désespéré. S’il ne tire pas les larmes dans l’immédiat, on en garde, sur le long terme, l’amer et triste souvenir d’un constat d’échec par toute une génération de militants. " - Manon



Abominable de Jill Culton et Todd Wilderman (sortie le 23 octobre 2019)
" Un des films d’animation les plus adorables de l’année, visuellement très joli sans être magistral, histoire touchante sans être originale, ça reste le genre de film devant lequel on peut à nouveau en toute légitimité avoir six ans pendant une heure trente. Les occasions sont rares, ne crachons pas dessus. " - Kevin
" Pur appel au voyage, Abominable séduit par son imagerie magnifique et poétique qui comble les lacunes d'un script simpliste et d'une morale un peu facile.
Un film doux et chaud comme un chamallow, porté par une créature adorable et une héroïne forte et émouvante. "
- Laura


Dolemite is my name de Craig Brewer (Dpisonible depuis le 25 octobre sur Netflix)
" Véritable improvisation effrénée sur tout l'univers de la blaxploitation, portée par un Eddie Murphy littéralement au sommet (son meilleur role depuis Bowfinger), Dolemite is my name est un merveilleux feel good movie tout autant qu'un bel hommage à un pan fascinant du cinéma US " - Jonathan
" Preuve qu’Eddie Murphy est très loin d’être fini, et qu'il a encore des supers rôles à jouer. C’est un biopic feel-good qu'il porte à bout de bras, qui prends le chemin balisé du genre mais avec une énergie irrésistible. " - Kevin


Au Bout du Monde de Kiyoshi Kurosawa (sortie le 30 octobre 2019)
" Poétique et délicate balade existentielle, Au Bout du Monde peut se voir aussi bien comme une comédie acide et faussement légère sur le difficile choc des cultures, qu'un mélancolique récit initiatique d'une femme devant lutter contre des angoisses intimes et un déracinement profond. " - Jonathan
" Kurosawa poursuit son cycle sur l'altérité et la compréhension du monde avec toujours cette fascination pour le quotidien ébranlé (Invasion, Avant que nous disparaissions) et qui s'incarne ici dans le déracinement d'une femme en pleine crise identitaire. Le doux portrait d'un choc culturel avec l'excellente Atsuko Maeda et l'incroyable Adiz Radjabov (prestation qui m'a totalement hypnotisée j'espère le revoir très vite ailleurs). Seul bémol à mon sens, la longueur qui alourdit totalement la mise en scène et les idées de Kurosawa. " - Anaïs


Doctor Sleep de Mike Flanagan (sortie le 30 octobre 2019)
" Comment Mike Flanagan a fait pour faire d'un projet aussi bancal (réaliser un film entre le Shining de Kubrick et la suite du livre de King) un film aussi solide, mais il l'a fait. Doctor Sleep est réussi et c'est un miracle. " - Laura
" Après sa majestueuse série The Haunting of Hill House, Mike Flanaghan s’attaque à cette suite de Shining. Plus un film d’aventure qu’un film d’horreur, c’est un honnête divertissement. " - Léa
" Oeuvre funambule jonglant entre trois pensées, volubile, fidèle dans les grandes lignes et portée par un casting impliqué, Doctor Sleep est une lettre d'amour intelligente, fantastique et violente au travail de Kubrick et de King, mais surtout un solide et puissant film d'épouvante. " - Jonathan


Retour à Zombieland de Ruben Fleischer (sortie le 30 octobre 2019)
" Suite d'une bonne tranche de rire et de fun qu'était Bienvenue à Zombieland, Retour à Zombieland fait pale figure. Lourd et beauf, les personnages sont malmenés. Ah, les suites inutiles et ratées... " - Laura
" Pas dénué de quelques longueurs, calque opportuniste du film original sans pour autant être la catastrophe redoutée, Retour à Zombieland fait le job, provoque plus d'un rire sincère et garde intact le capital sympathie du premier opus, grâce à son dynamisme et le charme de ses persos. " - Jonathan



Novembre 2019



Le Roi de David Michôd (Disponible depuis le 1er novembre 2019 sur Netflix)
" Loin de la fresque épique, The King est un film sombre, lancinant, et le choix de casting de Timothée Chalamet s'avère finalement plutôt malin. J'ai toujours du mal et je le trouve loin d'être brillant, mais il campe très bien les failles de son personnage. " - Kevin
" Rejetant sans le moindre remords le verbe de Shakespeare et la véracité de l'histoire, The King préfère bien plus les empoignades musclées et l'ambiance putride du pouvoir que la poésie et incarne, malgré quelques longueurs, un épique et noir drame médiéval à la mise en scène enlevée. " - Jonathan


La Belle Époque de Nicolas Bedos (sortie le 6 novembre 2019)
" Chronique mélancolique aussi désabusée qu'elle est légère et piquante, entremêlant fiction et réalité fantasmée et arrangée, La Belle Époque, sans doute un poil trop méta et surligné dans son propos, n'en reste pas moins une oeuvre d'une poésie et d'une authenticité bouleversante. " - Jonathan
" Nicolas Bedos prouve avec La Belle Époque qu'il est un cinéaste en devenir. Il lui faut peut-être affiner son récit, mais il nous donne une histoire d'amour torturée, passionnée où la douleur de la perte fait naître l'art. " - Laura
" Autofiction caractérielle qui explore avec une grande sensibilité et inventivité le pouvoir de la fiction. Une nostalgie terriblement émouvante et incarnée par des interprètes de qualité. Bedos ré-affirme encore plus fort la patte déjà aperçue dans Monsieur et Madame Adelman : autoportrait un peu mégalo sur les bords, fascination pour un certain type de psychologie, alternance de cynisme/mélo et surtout une façon de monter et d'assembler les fictions qui lui est vraiment propre. " - Anaïs
" La Belle Époque est un beau film qui prend par les sentiments. Comme à son habitude Nicolas Bedos soigne l’écriture pour donner vie à ses personnages. De plus, Daniel Auteuil y est parfait et ça faisait bien longtemps qu’on ne la pas vu aussi épanoui au cinéma. " - Jason
" Encapsuler dans un souvenir, l’amour, celui des premières fois, celui des chamboulements, celui des excès. Le revivre c’est redécouvrir le pourquoi pour mieux s’en échapper, car, l’amour n’est qu’un éternel recommencement. Un doux moment nécessairement éphémère. " - Thibaut



Midway de Roland Emmerich (sortie le 6 novembre 2019)
" Midway est un film de guerre cohérent aux scènes d'action ambitieuses, troquant la défroque du blockbuster facile pour celui d'un devoir de mémoire certes imparfait mais joliment sensitif et à la reconstitution hautement défendable. Du pur film kaboom à résonance historique quoi. " - Jonathan 
" Midway ne ment pas : on nous vendait du grand spectacle sans le moindre soupçon d'intimité ou de nuance, c'est ce que nous avons eu. Si vous voulez de la baston, le film est fait pour vous. " - Laura


J'ai Perdu Mon Corps de Jérémy Clapin (sortie le 6 novembre 2019)
" Énorme coup de cœur pour J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin. Film beau, poétique, cruel parfois. Ça parle de destin, de deuil, de culpabilité avec émotion. On n'en sort pas indemne. " - Laura
" Peut-être mon coup de coeur de cette année : un film original, poignant et très pertinent. On est pris dans l'histoire de cette main, qu'elle soit métaphorique ou très premier degré. Autant film d'action, romance et spleen poétique J'ai Perdu mon Corps est un véritable film de cinéma qui ne laisse pas de marbre. " - Eleonore
" Une prouesse sensorielle qui personnifie la motricité et restitue habilement la frénésie et la raideur d'un mouvement. Une chronique semi fantastique qui fait également la part belle au son. Il a manqué un peu d'émotion pour définitivement m'emporter. " - Anaïs
" J’ai perdu mon corps est une formidable expérience sensible autour du deuil de ses parents - ni plus ni moins. " - Manon


Little Joe de Jessica Hausner (sortie le 13 novembre 2019)
" Little Joe est un film assez original : une phytogénéticienne de génie arrive à créer une plante qui rend heureux si on s'en occupe tous les jours. Mais finalement, que signifie être heureux ? Le film séduit surtout par son image, ses couleurs. Tout est hyper minutieux. La mise en scène est froide et pourrait rendre claustrophobique. La composition symétrique, les chemises fermées d'Alice, les couleurs pastels et néonisées assez artificielles. Little Joe est un drôle de film de science-fiction original et low key qui manque peut-être un peu de rythme et d'un scénario plus poussé mais fait une vraie proposition visuelle. " - Eleonore
" D'une esthétique sophistiquée à l'exigeance extrême, d'un sérieux glacial même si un poil trop redondant, Little Joe vise juste dans son questionnement de la notion du bonheur et de sa dictature.
Une dystopie envoutante incarnée avec justesse par le couple Emily Beecham/Ben Wishaw. " - Jonathan
" Film botanique original, Little Joe séduit par son casting et son étrangeté. Cependant, son rythme assez lent et sa fin laissent une impression d’inachevé; on aurait presqu’envie de découvrir plus cet univers. " - Léa


Koko-di Koko-da de Johannes Nyholm (sortie le 13 novembre 2019)
" Ce film n'est pas parfait mais c'est pourtant un de la sélection (Étrange festival) qui m'a le plus marqué. Un couple perd accidentellement sa petite fille. En pleine phase de deuil, il décident de partir camper à deux. La nuit ne se passera pas comme prevue. Ils rencontreront d'inquiétants et excentriques personnages qui ne leur voudront pas que du bien. Le film reprend le principe de la boucle sans fin, une sorte de Un Jour sans Fin cynique et sans espoir. Les apparitions m'ont fait pensé à des personnages de Murakami, cruels, violent et presque irréels. Il va sortir en France alors allez-y par curiosité. Un réalisateur à suivre. " - Eleonore
" Dense et épuré, articulé autour d'une histoire tragique shooté à la folie d'Un Jour sans Fin, Koko-di koko-da est un gros ride sensoriel fascinant et immersif façon fable hallucinatoire sur l'acceptation, la gestion du deuil et l'impuissance face à l'inéluctable. " - Jonathan

Countdown de Justin Dec (sortie le 13 novembre 2019)
" Un très mauvais film d’horreur sans véritables enjeux et indéniablement prévisible. Les acteurs sont en roue libre et le scénariste en a profité pour mettre le symbole #MeToo au cœur du film. Une chose louable et judicieuse mais malheureusement mal amenée et forcée. " - Jason
" Sans surprise, assez gênant dans ses échos avec l'actualité mais pourtant étrangement plaisant voire même assez sincère dans son amour du genre, Countdown, plutôt bien emballé et interprété, est une série B mineure mais divertissante qui séduira les moins exigeant d'entre nous. " - Jonathan
" Si on cherche une bonne histoire de malédiction qui inclut un téléphone on se tourne vers le cinéma asiatique avec La mort en ligne de Takashi Miike, cependant cette version us se laisse regarder sans trop de souffrance. Countdown ne révolutionne pas le genre mais à au moins la décence de proposer des personnages un peu moins idiots que les adolescents habituels du cinéma d'horreur. " - Laure


Le Mans 66 de James Mangold (sortie le 13 novembre 2019)
" N'ayant jamais peur du kitsch, rodé comme un bolide solidement charpenté malgré quelques scories prévisibles, Le Mans 66 rend sa mécanique jamais trop complexe ni redondante pour son auditoire, capture comme rarement le danger tenace et imbibé d'essence de la profession, et saupoudre son récit avec suffisamment de poussées d'adrénaline pour rendre follement magnétique sa mise en images des oubliés, de la petite histoire nécessaire et habitée dans la grande ambitieuse et fascinante. " - Jonathan
" Malgré ses nombreuses scènes de courses endiablées (très réussies), Le Mans 66 est un film beaucoup plus intimiste qu'il n'y paraît. James Mangold filme ses deux protagonistes comme des artistes, face à des hommes riches qui n'y connaissent rien. Alliant divertissement et scènes poignantes, le film est plus qu'une guéguerre entre deux grands noms de l'automobile, c'est l'histoire d'une passion commune. " - Laura
 " Sans attente particulière, J.Mangold m'a tout simplement scotché dans mon fauteuil avec une œuvre, héritière directe du classicisme hollywoodien, aussi ample que sensorielle. Le tout encapsulé dans un récit vrombrissant, euphorisant et émouvant. Du très beau cinéma. " - Thibaut



Klaus de Sergio Pablos (Disponible depuis le 15 novembre sur Netflix)
" Klaus est un petit bijou d'animation, magnifique, autant visuellement (ce côté rétro, la lumière de la forêt...) que dans le récit, qui reprend le mythe du père Noël pour donner un conte qui réchauffe le cœur en période de fête. " - Laura
" Netflix offre un petit enchantement d'animation. S.Pablos orchestre une relecture burlesque et attendrissante de la mythologie entourant le père noël en parvenant à s'imbiber d'une tradition Disney-enne tout en s'évertuant à la parsemé d'une délicate modernité. " - Thibaut
 " À ajouter d'urgence sur la liste des films de Noël à revoir impérativement en période de fête. C'est une claque inattendu, un film bourré d'émotion et débordant d'esprit de Noël, avec une générosité et une inventivité visuelle de tous les instants. Gros coup de cœur. " - Kevin
" Une origin story pleine de douceur et de malice sur le Père Noël, qui est tellement chouette et bien orchestrée qu'il vous mettra une banane du tonnerre pour toutes les fêtes. Un indispensable du moment sur Netflix. " - Jonathan



Les Misérables de Ladj Ly (sortie le 20 novembre 2019)
" Épique, jamais manichéen et ne tombant nullement dans la facilité des stéréotypes, de la spectacularisation de la violence ou de l'idolaterie aveugle, Les Misérables montre la vacuité de la violence qui se répond toujours à elle-même et incarne un uppercut dont on ne se relève pas. " - Jonathan
" Ladj Ly, fort de son expérience en "copwatching" cristallise sa rage sur ce qui se passe actuellement en banlieue, dans un film où la mise en scène est le vecteur de nuance. Jamais manichéen, Les Misérables est une réponse à la violence : elle ne mène qu'à une réponse redoublée, un engrenage difficile à déjouer. " - Laura
" Les Misérables est le film essentiel de cette fin d'année. Portrait à la fois drôle et saisissant de la banlieue, il a l'intelligence de commencer par un fait anecdotique qui n'est pas lié ni à la drogue ni à un vol, pour finir par une scène sublime de la jeunesse qui se soulève, métaphorique et littéral. L'intelligence du film réside dans son choix des trois personnages suivis, chacun est le stéréotype d'un type de policier : celui qui abuse de sa position, celui qui est plus intégré et l'arrivant qui pose un regard neuf et assez critique sur la situation. Cette pluralité de points de vue permet un regard qui ne soit ni trop complaisant, ni trop difficile envers la police, chose assez difficile actuellement. " - Eleonore
" Au-delà du sujet de société important qu'il traite avec beaucoup de justesse, c'est un film viscéral qui brille par tous ses aspects, un vrai gros pavé de cinéma. Ladj Ly s'impose déjà comme un cinéaste à suivre attentivement. " - Kevin
" Portrait saisissant, sans manichéisme, d'une fracture sociale. Un film dont les intentions, louables, s'effritent au gré des maladresses. Une gestion de la tension inouïe en revanche et une direction d'acteurs remarquable (d'autant plus pour un 1er opus). " - Anaïs
 " Tout comme ses personnages, Les Misérables semble évoluer sur un fil. Autour : la chute, le vide. Pourtant, il ne faiblit jamais et maintient le cap avec brio. " - Manon



La Reine des Neiges 2 de Jennifer Lee et Chris Buck (sortie le 20 novembre 2019)
" Rythmé par des chansons plus entraînantes et émouvantes les unes que les autres, La Reine des Neiges 2 a perdu un peu de sa magie, mais en garde assez pour en faire un film efficace. Le film comprend où se trouve sa force : dans le traitement des personnages féminins et surtout leur amour inconditionnel l'une envers l'autre. " - Laura
" Que de frissons devant cette suite qui se présente comme un véritable film d’aventure, aux enjeux pertinents, aux chansons magnifiques et aux idées visuelles incroyables. " - Léa
" Quelques chansons très chouettes (en VO), Elsa portée en étendard de la nouvelle génération de princesse Disney fortes et indépendantes, c’est tout ce qu’on ressortira de ce film au scénario de DTV moyen, ennuyeux et prévisible au possible. " - Kevin
" Une animation de très grande qualité pour une suite intéressante qui tente de donner des informations sur les capacités spéciales d'Elsa. Le personnage d'Olaf, inutile et insupportable dans le premier film bénéficie ici d'une meilleure écriture qui le rend davantage sympathique et attachant. " - Laure


 Les Éblouis de Sarah Suco (sortie le 20 novembre 2019)
" En mettant le doigt sur le sujet de la manipulation d’une manière très juste et en déjouer les pièges du manichéisme, Les Éblouis se fait un objet de cinéma intéressant, l’histoire inquiétante et prenante prenant joliment le pas sur ces quelques défauts evidents " - Laura 
" S’il est parfois un peu balbutiant sur la forme, Les Éblouis est un récit coup de poing, très personnel et qui m'a tapé dans le bide. Céleste Brunnquell, la jeune actrice principale, est bouleversante. " Kevin


The Irishman de Martin Scorsese (disponible depuis le 27 novembre sur Netflix)
" Moins définitif que Goodfellas, The Irishman est un fantastique et mélancolique film de gangsters, une oeuvre vibrante sur le temps qui passe, la moralité et la mortalité, ou Scorsese converse avec son propre cinéma et laisse un casting 4 étoiles voler chacun à leur tours les scènes. " - Jonathan
" Film testamentaire d’un pan entier du cinéma américain, une des œuvres les plus touchantes qu’ai jamais réalisé Scorsese. La durée pharaonique du film semble être une façon de s'accrocher désespérément un peu plus longtemps à ce cinéma qu'on ne verra plus, quitte à étirer certaines séquences. On a envie de rester un peu plus avec ces personnages vieillissants, avec ces acteurs iconiques, pendant que le monde s’écharpe sur tout et n’importe quoi autour du film. " - Kevin
" Scorsese annote, retrace, rejoue la frise des événements de l'Histoire américaine dans une succession d'allers-et-retours entre la juvénilité et la sénilité. Œuvre pantagruéliquement crépusculaire où l'odeur de la mort, comme celle du poisson, imprègne les tissus. " - Thibaut


À Couteaux Tirés de Rian Johnson (sortie le 27 novembre 2019)
" Ingénieuse et rafraîchissante enquête sur un mystère dont on se délecte autant de déceler tous les tenants, que le message social acéré qui s'enlasse autour de lui, À Couteaux Tirés est une merveille de whodunit drôle, racé et intelligent, qui n'a jamais peur de se renouveler. " - Jonathan
" Knives Out est pétri de bonnes idées et surprenant dans sa façon d'explorer et tordre les codes du whodunit. Mais ça manque de tenue, et ça m'apparait globalement assez artificiel, trop pour que je m'amuse autant que je le voudrais devant un film de ce genre. " - Kevin
" À Couteaux Tirés a tout compris de l'œuvre d'Agatha Christie et lui rend hommage de la meilleure des façons : en captant tous les codes du whodunnit pour en faire un film policier réussi. " - Laura
" Un film d’enquête qui aurait pu paraître classique sans sa formidable galerie de personnages, à la fois délicieusement rétro et pourtant pile dans l’air du temps. Subtil, drôle et irrévérencieux, une belle surprise. " - Léa
" Rian Johnson enfile son plus beau tweed pour s'introniser héritier légitime d'Agathe Christie, sur l'honneur, il déclare sa flamme au genre classieux du whodunit dont il s'empare avec impertinence pour le faire infuser dans le trumpisme. Un pur régal. " - Thibaut
" Petite déception concernant À Couteaux Tirés. Un film sympathique mais très prévisible qui s'étire dans la longueur pour, au final, pas grand chose. Pourtant il y avait beaucoup d'idées très chouettes mais comme à son habitude Rian Johnson n'arrive pas à les exploiter correctement. " - Jason


Proxima d'Alice Winocour (sortie le 27 novembre 2019)
" Hommage puissant pour une vocation professionnelle surhumaine et douloureuse à tous les niveaux, Proxima est une formidable expérience sensorielle et émotionnelle, un drame humain à l'universalité bouleversante croquant l'un des plus beaux portraits de femmes de ses dernières années. " - Jonathan
" Chronique familiale d'une grande sobriété qui évoque les adieux au monde et à la famille en même temps que leur poignante rencontre. Eva Green est prodigieuse en mère tiraillée et en astronaute acharnée. " - Anaïs
" Dans Proxima, Eva Green doit jongler entre sa carrière, son rêve d'être astronaute et son rôle de mère. Alors que ses collègues se déchargent sur leurs femmes, elle doit laisser sa charge mental, subir le sexisme et la culpabilité. Bouleversant. " - Laura
" À travers l’histoire d’une mère aimante (Eva Green, magnifié) qui se prépare pour un voyage spatial, Alice Winocour nous parle de l’image que nous avons des femmes et nous propose un portrait aussi bienveillant que salvateur parce que plein d’espoir. " - Manon

Last Christmas de Paul Feig (sortie le 27 novembre 2019)
" Magique dans ses imperfections, étonnant dans sa volonté d'être plus qu'une simple romance facile, Last Christmas incarne tout du long ce qu'il s'est toujours promis d'être et fournit suffisamment de douceur, de chaleur et d'honnêteté pour éclairer une sombre salle obscure d'automne. " - Jonathan 
" Emilia Clarke, Michelle Yeoh et Emma Thompson (qui a travaillé sur le scénario) forment un trio de charme pour porter une joliet histoire de noel sur fond de question sociale. Malheureusement le manque de charisme et de nuance d'Henry Golding tire certaines scènes vers le bas et le twist final ne sauve pas le tout. Last Christmas est agréable à regarder mais ne semble pas s'imposer comme un futur classique de noel. " - Laure
" Aussi mignon qu'un téléfilm de Noël, Last Christmas n'arrive pas à dépasser son histoire mièvre pour en faire un véritable film. À voir un samedi après-midi, sous un plaid avec un chocolat chaud. " - Laura



Chanson Douce de Lucie Borleteau (sortie le 27 novembre 2019)

" Chanson Douce est une adaptation réussie malgré un rythme inégal, contrebalancé par une Karin Viard incroyable. " - Laura

" Lancinante et vénéneuse mélodie sur une tragédie annoncée en pointillé par une tension étouffante et un malaise palpable, Chanson Douce trouble, dérange, marque son spectateur comme peu de films hexagonaux ont pu le faire cette année. " - Jonathan



Gloria Mundi de Robert Guédiguian (sortie le 27 novembre 2019)
" Après une première partie qui étouffe ses personnages dans une succession de drames sans finesse, Gloria Mundi laisse progressivement ce qu’il a de plus intéressant reprendre le dessus : une figure christique qui ne peut qu’observer la déception du monde. " - Manon
" Si Robert Guédiguian arrive parfois à toucher juste avec Gloria Mundi, il rentre aussi de plein-pied dans le piège du cinéma social : le misérabilisme, qui rend le tout faux, à la limite du grotesque. " - Laura


Décembre 2019



Brooklyn Affairs de et avec Edward Norton (sortie le 4 décembre 2019)
" Un chouia trop long pour son bien, Brooklyn Affairs n'en est pas moins un polar noir racé et intelligent, qui offre un beau message sur le handicap et un regard affuté sur la manière dont le racisme institutionnalisé, la corruption civique et la gentrification gangrène l'Amérique. " - Jonathan

" Film noir rendant hommages aux grands du genre, Brookyln Affairs déroule son intrigue complexe sur fonds de jazz et de corruption. Très appréciable, même si un peu long par moments. " - Léa
" Un vrai plaisir avec des vrais morceaux de film noir à l’intérieur, Norton réussi son passage derrière la caméra, et propose un vrai film noir et une enquête qui s'immisce insidieusement dans le monde politique corrompu par l'ivresse du pouvoir. " - Kevin

Seules les Bêtes de Dominik Moll (sortie le 4 décembre 2019)
" Seules les bêtes est une fusion improbable du thriller, de la comédie absurde et du drame sentimental. L'idée était casse-gueule mais s’avère excellente puisqu’elle ne se cantonne jamais au simple exercice et brosse le portrait de désirs entremêlés, vecteurs à la fois d’individualisme et de connexion. On rit rarement autant devant une histoire aussi triste. " - Manon
" Seules les Bêtes est un thriller habilement orchestré. Par son récit découpé en plusieurs strates, nous allons de surprises en surprises, avec ces personnages aspirant à autre chose que ce qu'on leur offre. " - Laura
" Entre le polar noir et le drame social, Seules les Bêtes, dominé par un cast habité, s'engouffre dans la noirceur et la détresse de l'âme humaine et incarne un véritable jeu de piste douloureux et étonnamment drôle parfois, une tragédie chorale saisissante de réalisme et cohérente. " - Jonathan


Marriage Story de Noah Baumbach (Disponible depuis le 6 décembre 2019)
" Dans ce qui peut se voir comme son film le plus personnel, sincère et émouvant à ce jour, Noah Baumbach fait de Marriage Story une merveille de tragédie domestique ou il expose avec grâce et compassion la vérité du divorce. Scarlett Johansson et Adam Driver sont juste époustouflants. " - Jonathan
" Marriage Story fonctionne par son récit qui se refuse au jugement, par ses sublimes prestations (aussi bien des premiers que seconds rôles). On peut regretter ce côté théâtral, dont Noah Bumbach a du mal à se défaire. " - Laura
" Un grand grand OUI pour ce film. Je suis extrêmement déçue de ne l'avoir pas vu en salle mais même sur "petit" écran, le film fonctionne. Les trois piliers de ce film sont, bien sûr, les deux acteurs. Rien de surprenant pour Adam Driver qui nous avait déjà montré l'étendu de son talent dans des rôles d'artistes new-yorkais, mais le film offre la partition parfaite pour Scarlett Johansson qui est simplement bouleversante en femme oubliée qui décide de s'imposer enfin. Le dernier piller de Marriage Story est la subtilité du scénario qui empêche le spectateur de prendre un parti tant on se sent proche des deux personnages. Une merveille. " - Eleonore
" Ce n'est pas la première fois qu'on voit un film traitant d'un divorce douloureux et du combat juridique pour la garde d'un enfant; néanmoins celui- ci attire l'attention grâce à son duo d'acteurs (Scarlett Johansson/Adam Driver) qui nous livre une belle performance. Adam Driver poursuit ainsi sa carrière au mille visages en campant le rôle d'un homme en plein divorce qui nous bouleverse. " - Laure
" Il y a, dans Marriage Story, une justesse et une émotion constante qui, mêlée à d’excellentes prestations d’acteurs, finissent par tordre le cœur dans tous les sens. " - Manon
" Dans ce dilatement des sentiments, Baumbach se déleste de toute sur-dramatisation, de tous excès pour encapsuler ce moment, celui du désamour, comme la saynète d'une existence faite de juxtaposition banale, douloureuse, excentrique et tendre. " - Thibaut


Lillian d'Andreas Horvath (sortie le 11 décembre 2019)
" Sans être un vrai documentaire, Lillian ne nous offre jamais la sensation d’être dans une fiction. Il n’y a ni fil scénaristique ni dialogues, ce sont les paysages presque à eux seuls qui narrent l’histoire. Au fur et à mesure, le film tisse le gigantesque panel que représentent les USA, un pays qui ne semble jamais avoir été conquis par l’homme blanc. L’expérience de ce “véritable Into the Wild” est assez exceptionnelle. " - Manon
" Ode rugueuse à la marginalité qui peut aussi, d'une certaine manière, se voir comme un vrai appel au voyage et au dépassement de soi comme Into The Wild - en volontairement plus singulier -, Lillian est une oeuvre tragique, radicale mais surtout intimement poétique et touchante. " - Jonathan


Une Vie Cachée de Terrence Malick (sortie le 11 décembre 2019)
" Au-delà du fait que j’ai toujours du mal à rentrer dans l’univers et les gimmicks frontalement catholiques de son réalisateur, Une Vie Cachée est une œuvre fascinante et un geste de cinéma d'une puissance rare. Les obsessions et les questionnements religieux de Malick encadrés dans une histoire simple et touchante prennent du sens. " - Kevin
" Aussi romanesque qu'il est spirituel et métaphysique, Une Vie Cachée est un bijou d'expérience visuelle et sensorielle autant qu'un grand drame posant avec pertinence, des questions difficiles sur ce que signifie être fidèle mais surtout être humain dans un monde qui ne l'est plus. " - Jonathan


6 Underground de Michael Bay (Disponible depuis le 13 décembre 2019 sur Netflix)
" 6 Underground est fou, fun, décomplexé, explosif, bourrin, décoiffant, bourré de faux raccords, bref un très bon Michael Bay et ça fait plaisir à voir. Un super divertissement offert par Netflix, qui nous gâte en cette fin d'année. Ps : Cette intro... " - Jason

" Avec 6 Underground, Michael Bay réfrène sa dépendance excessive aux CGI, pour mieux retrouver l'excitation des effets à la dure dans un sommet burné d'apologie du kaboom volontairement régressif, décomplexé et violent, qui annonce la couleur dès une ouverture dantesque. Awesome. " - Jonathan

" Pur divertissement bourrin, complètement beauf et parfaitement puéril sans jamais s'en excuser, Netflix continue sur sa lancée de bons ou très bons films en cette fin d'année. Michael Bay à ce point en mode sale gosse, c'est toujours une joie. " - Kevin


The Lighthouse de Robert Eggers (sortie le 18 décembre 2019)
" Trip sensoriel et viscéral dans lequel Eggers explore le mythe des marins au sein d'un récit complexe et décousu aussi grotesque qu'il est morbide, The Lighthouse est une incroyable proposition de cinéma charnelle et sale, porté par deux acteurs au sommet " - Laura
" S’il se repose trop sur sa forme, dont il semble un peu trop fier, The Lighthouse demeure, cette année, une des meilleures expériences du genre. " - Manon
" Deux hommes sur une île loin de tout, une météo peu clémente et des mouettes menaçantes, le pari était risqué mais la réalisation de Robert Eggers et les performances incroyables de Robert Pattinson et Willem Dafoe le rendent possible. The Lighthouse est mystérieux, attirant, envoûtant et ce n'est qu'à l'apparition des crédits que le spectateur sort de ce moment en dehors du temps et de l'espace pour réaliser que tout ceci n'était qu'un film, un grand film. " - Laure
" Après The Witch, Robert Eggers nous prouve qu’il s’y connaît en films hypnotisants. Porté par un travail du son et une photographie impressionnants, The Lighthouse hante encore après le visionnage. Robert Pattinson et Willem Dafoe se complètent sur cette île mystérieuse qui les rend prisonniers. Incontournable ! " - Léa
" Pur trip imprévisible et sensoriel qui crie son amour pour H.P. Lovecraft et l'expressionnisme allemand avec fougue, The Lighthouse est une œuvre qui hante les esprits et excite la cinéphilie. Eggers prolonge sa mythologie entamée par le tout aussi brillant The Witch, et démontre sans trembler qu'il est désormais un cinéaste qui compte. Grandiose. " Jonathan
" The Lighthouse était la grosse attente de l'Étrange festival : le 2e film du réalisateur de The Witch avec un duo d'acteurs au charisme magnétique. Le film tient ses promesses formelles : des plans sublimes, une noir et blanc magnifique et des prestations 🖤 avec de vrais grands acteurs. Malheureusement l'histoire s'enchevêtre avec des mythes et croyances qui l'alourdissent au lieu de se concentrer sur la relation et la folie des deux hommes. Dommage, je suis du coup un peu resté en dehors. " - Eleonore



Star Wars : L'Ascension de Skywalker de J.J. Abrams (sortie le 18 décembre 2019)
" Fresque d'aventure SF d'un classicisme et d'une familiarité assumés, faisant constamment fît de ses raccourcis abracadabrantesques, L'Ascension de Skywalker incarne une vraie fin (oui) pour la saga Skywalker, s'avérant suffisamment émouvant et spectaculaire pour séduire la majorité. " - Jonathan
" L'Ascension de Skywalker a un goût d'inachevé. Une fainéantise scénaristique ahurissante. Comme si J.J. Abrams essayait de rattraper les fantaisies de Rian Johnson en provoquant d'autres idées farfelues débarquant comme par magie et laissant le spectateur perplexe. " - Jason
" Des défauts? Indéniablement. Mais, au final, J.J. Abrams emporte, fulmine, exalte un spectacle télescopant les genres, autant western que film d'aventure, quelque part entre le drame shakespearien et le film guerre ou se noue plus que jamais, l'émotion. " - Thibaut

" Le film m'a fait vibrer de la première scène à la dernière, sans interruption. Ça rétropédale vis à vis des derniers Jedi, certes. Mais j'aime presque toutes les idées que le film propose, j'aime ces personnages et j'aime finalement l’histoire qui s’est dessinée au fil de cette trilogie. " - Kevin
" L'Ascension de Skywalker peut être décevant : un scénario en dent de scie, qui survole beaucoup de thème abordé. Il se veut épique, mais râte souvent le coche à vouloir trop en faire. Mais le plaisir reste, cependant : la musique, les personnages. Un relent nostalgique qui fonctionne, même si on peut maintenant se demander l'utilité de cette nouvelle trilogie. " - Laura
" Dernier volet pour la saga des Skywalker et reprise des commandes par J.J. Abrams qui nous apporte les réponses à nos questions sur le personnage de Rey; des aurevoirs émouvants et la promesse de futurs beaux projets pour la licence Star Wars. " - Laure



Les Deux Papes de Fernando Meirelles (Disponible depuis le 20 décembre sur Netflix)
" Un conclave sur du ABBA, une discussion sur les Beatles, du Fanta et du foot, ce double portrait détonne plus d’une fois, mais quand il se prélasse dans des longs dialogues ping-pong qui mâchent les contradictions de l’un et l’autre il devient passionnant. " - Thibaut
" Échange grisant, jamais didactique - ni même prédicateur - mais surtout drôle entre deux hommes d'horizons et de croyances différentes, Les Deux Papes est une merveille de dramédie racée et subtile, au message certes utopique mais plein d'espoir, sur une compréhension universelle. " - Jonathan


La Vérité d'Hirokazu Kore-eda (sortie le 25 décembre 2019)
" Kore-Eda entoure de douceur ses deux actrices principales dans La Vérité. Quand la réalité se mélange avec la fiction, cela donne une mère et une fille, qui se sont déchirés à cause du cinéma et qui retrouvent grâce à lui. " - Laura
" Pour La Vérité, Kore-eda confond réalité et fiction/cinéma avec force, s'interroge tout du long sur les notions de vérités et orchestre sa guerre intime familiale entre ressentiments et impatiences, avec des notes d'humour et de compassion merveilleusement authentiques. Un bijou. " - Jonathan
" Bien que parfois étouffé par ses scènes de plateau, La Vérité surprend agréablement, Kore-Eda utilisant l’identité française de son œuvre jusqu’à en faire un de ses thèmes et rappelle, à la fois à travers son histoire qu’avec l’oeuvre elle-même, qu'en faire beaucoup n’est ici pas dissociable d’humilité. " - Manon
" Kore-Eda continue de s'intéresser à la famille et ses enjeux humains complexe avec énormément de sensibilité, dans une œuvre très touchante et poétique sur principalement les rapports mère-fille, et en français s'il vous plaît ! " - Kevin


Cats de Tom Hooper (sortie le 25 décembre 2019)
" Improbable nanar au budget pharaonique pour un résultat visuellement indécent, terriblement mauvais pour les oreilles, et beaucoup trop pauvre d'inventivité et de mise en scène pour qu'on s'y amuse quand même. Un naufrage comme on en voit rarement. " - Kevin
" Même les adeptes les plus passionnés du musical seront consternés et effrayés face à ce véritable cas d'école : non, tout n'est pas adaptable et plus important, Cats incarne un pur tâcheron et une leçon plus que précieuse sur les limites de l'imagination et la folie Hollywoodienne. " - Jonathan
" Cats est malheureusement le désastre perceptible dans la bande annonce. La réalisation nous propose des plans hasardeux parfois brouillons , les lumières et les couleurs sont criardes , certains plans sont difficiles à lire. Le casting- pourtant prometteur- se perd dans ce bazar mal écrit et le film se trouve au final n'être qu'une succession de chansons et de bruits où tout le monde saute dans tous les sens sans vraiment comprendre pourquoi. Si le but du film était de faire honneur à une des œuvres les plus célèbres de Broadway, c'est raté. " - Laure



Nos critiques



Gemini Man d'Ang Lee

Alice et le maire de Nicolas Pariser
Atlantique de Mati Diop
J'irai où tu iras de Géraldine Nakache
Psychomagie, un art pour guérir de Alejandro Jodorowsky
Joker de Todd Phillips
Donne-moi des ailes de Nicolas Vanier
Papicha de Mounia Meddour
Pour Sama de Waad al-Kateab et Edward Watts
La Fameuse invasion des ours en Sicile de Lorenzo Mattotti
Chambre 212 de Christophe Honoré
Maléfique : Le Pouvoir du Mal de Joachim Rønning
Queens de Lorene Scafaria
Matthias & Maxime de Xavier Dolan
Shaun le Mouton Le Film : La Ferme Contre-Attaque de Will Becher et Richard Phelan
Camille de Boris Lojkine
Hors Normes d'Eric Toledano et Olivier Nakache
Abominable de Jill Culton et Todd Wilderman
Sorry We Missed You de Ken Loach
Terminator: Dark Fate de Tim Miller
Au bout du monde de Kiyoshi Kurosawa
Retour à Zombieland de Ruben Fleischer
Stephen King's Doctor Sleep de Mike Flanagan
Mon chien Stupide d'Yvan Attal
Debout sur la montagne de Sébastien Betbeder



La Belle époque de Nicolas Bedos
Midway de Roland Emmerich
J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin
Adults in the Room de Costa-Gavras
Une Colonie de Geneviève Dulude-De Celles
Et puis nous danserons de Levan Akin
L'Audition d'Ina Weisse
Le Mans 66 de James Mangold
Countdown de Justin Dec
Noura rêve de Hinde Boujemaa
Little Joe de Jessica Hausner
Koko-di Koko-da de Johannes Nyholm
Les Misérables de Ladj Ly
La Reine des neiges 2 de Jennifer Lee et Chris Buck
Les Éblouis de Sarah Suco
Les Enfants d'Isadora de Damien Manivel
Knives and Skin de Jennifer Reeder
In Fabric de Peter Strickland
Temporada d'André Novais Oliveira
À couteaux tirés de Rian Johnson
Last Christmas de Paul Feig
Chanson Douce de Lucie Borleteau
Gloria Mundi de Robert Guédiguian
Proxima d'Alice Winocour
Tenzo de Katsuya Tomita



Jumanji : Next Level de Jake Kasdan
Brooklyn Affairs d'Edward Norton
Seules Les Bêtes de Dominik Moll
La Famille Addams de Conrad Vernon et Greg Tiernan
It Must Be Heaven d'Elia Suleiman
Le Voyage du Prince de Jean-François Laguionie et Xavier Picard
Lola vers la mer de Laurent Micheli
Une vie cachée de Terrence Malick
Black Christmas de Sophia Takal
Jeune Juliette d'Anne Emond
La vie invisible d'Euridice Guzmão de Karim Anouiz
Pahokee, une jeunesse américaine de Ivete Lucas et Patrick Bresnan
Lillian d'Andreas Horvath
Star Wars: L'Ascension de Skywalker de J.J. Abrams
Millenium Actress de Satoshi Kon
Après la Nuit de Marius Olteanu
The Lighthouse de Robert Eggers
Emma Peeters de Nicole Palo
Le Lac aux oies sauvages de Diao Yinan
Charlie's Angels d'Elizabeth Banks
Jésus de Hiroshi Okuyama 
Les Incognitos de Nick Bruno et Troy Quane

La Vérité de Hirokazu Kore-eda
Cats de Tom Hooper



El Camino : Un Film Breaking Bad de Vince Gilligan
The Forest of Love de Sono Sion
Little Monsters d'Abe Forsythe
The Laundromat de Steven Soderbergh
Dolemite is my name de Craig Brewer
A Private War de Matthew Heineman
The King de David Michôd
Klaus de Sergio Pablos
L'Oiseau-Tempête de Wash Westmoreland
The Irishman de Martin Scorsese
The Report de Scott Z. Burns
Skin de Guy Nattiv
Marriage Story de Noah Baumbach
6 Underground de Michael Bay
Les Deux Papes de Fernando Meirelles
The Aeronauts de Tom Hooper


Le " Fucking " bilan de l'année ciné 2019 - Partie 1, avec tout plein de beaux avis dedans :

La Partie 2, avec encore tout plein d'avis tous beaux dedans :

Et la Partie 3, avec - Spoilers - encore plein, plein d'avis géniaux dedans :

John Chevrier

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