[CRITIQUE] : Muzzle 2 : City of Wolves
Réalisateur : John Stalberg Jr.
Acteurs : Aaron Eckhart, Tanya van Graan, Karl Thaning,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France.
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h33min
Synopsis :
Quand un cartel impitoyable tente de décimer la famille de Jake lors d'une violente attaque, cet ancien policier de la brigade canine jure de les protéger coûte que coûte. Accompagné de son nouveau chien Argos, il est traqué sans relâche mais il remonte la piste d'un trafic de drogue et d'un vaste réseau de corruption.
S'il y a quelque chose d'assez triste lorsque l'on regarde la carrière de ce bon vieux Aaron Eckhart, passé de second couteau d'exception à " héros " de divertissements aussi foutraques que peu mémorables (quoique...), cantonné aux bacs à DVD et autres plateformes (un virage à 180 degrés dû en partie à quelques bides et autres choix maladroits, au sein d'une jungle Hollywoodienne qui pardonne rarement les faux pas), force est d'admettre que quelques-unes de ses séances supposément oubliables - vraiment peu, on est d'accord -, arrivent à méchamment bien faire le café lors de soirées sombres, où nos cinéphilies se font moins exigeantes qu'à l'accoutumée.
Muzzle en tête, de John Stalberg Jr., sorte de proto-John Wick matiné Turner & Hooch sauce revenge movie rythmé au Xanax, où le bonhomme campait avec conviction un flic de Los Angeles souffrant du syndrome de stress post-traumatique, et encaissant difficilement la mort de son coéquipier à quatre pattes, assassiné par un mystérieux assaillant qu'il va traquer, retrouver et liquider, tout en mettant en lumière une vaste conspiration régnant sur la LAPD...
Si le film n'appelait pas fondamentalement une suite, voilà qu'elle débarque sans demander notre avis sur Prime Vidéo quasiment deux ans jour pour jour, avec un titre badass City of Wolves (ça vend quand-même gentiment du pâté) et une idée louable de jouer la carte du bigger and lourdeur en s'appuyant sur un pitch prétexte juste ce qu'il faut : pensant vivre une retraite heureuse avec sa petite famille malgré un mariage déjà éprouvé, Jake voit un cartel mexicain - et les flics corrompus qui vont avec - le traquer, l'obligeant lui et son nouveau fidèle compagnon aux crocs affûtés, à dessouder les vilains (parce qu'il n'a pas le choooiiiixxxx) avant qu'ils ne deviennent trop dangereux pour les siens.
Et mine de rien, malgré une écriture toujours aussi rudimentaire (des personnages taillés à la serpe - antagoniste principal compris -, des thématiques qui ne dépassent jamais le statut du traitement artificiel,...), cette suite supplante sans forcer son ainé plus introspectif, malgré ses gros relans cartoonesques pas toujours volontaires ni assumés, pour incarner un petit bout de cinéma à l'ancienne plutôt recommandable, que ce soit pour son action (plus généreuse et un poil mieux rythmée et emballée) comme pour la prestation plus investie d'un Aaron Eckhart qui bouffe l'espace presque autant que son camarade canin - pas du tout muselé, et c'est tant mieux.
Ce n'est pas très fin et cela aurait sans doute pu être plus mordant, certes, mais ça se déguste sans faim comme tout bon actionner facile d'un catalogue Prime Vidéo qui les compte à la pelle.
Jonathan Chevrier
Acteurs : Aaron Eckhart, Tanya van Graan, Karl Thaning,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France.
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h33min
Synopsis :
Quand un cartel impitoyable tente de décimer la famille de Jake lors d'une violente attaque, cet ancien policier de la brigade canine jure de les protéger coûte que coûte. Accompagné de son nouveau chien Argos, il est traqué sans relâche mais il remonte la piste d'un trafic de drogue et d'un vaste réseau de corruption.
S'il y a quelque chose d'assez triste lorsque l'on regarde la carrière de ce bon vieux Aaron Eckhart, passé de second couteau d'exception à " héros " de divertissements aussi foutraques que peu mémorables (quoique...), cantonné aux bacs à DVD et autres plateformes (un virage à 180 degrés dû en partie à quelques bides et autres choix maladroits, au sein d'une jungle Hollywoodienne qui pardonne rarement les faux pas), force est d'admettre que quelques-unes de ses séances supposément oubliables - vraiment peu, on est d'accord -, arrivent à méchamment bien faire le café lors de soirées sombres, où nos cinéphilies se font moins exigeantes qu'à l'accoutumée.
Muzzle en tête, de John Stalberg Jr., sorte de proto-John Wick matiné Turner & Hooch sauce revenge movie rythmé au Xanax, où le bonhomme campait avec conviction un flic de Los Angeles souffrant du syndrome de stress post-traumatique, et encaissant difficilement la mort de son coéquipier à quatre pattes, assassiné par un mystérieux assaillant qu'il va traquer, retrouver et liquider, tout en mettant en lumière une vaste conspiration régnant sur la LAPD...
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| Joe Alblas / RLJE Films |
Si le film n'appelait pas fondamentalement une suite, voilà qu'elle débarque sans demander notre avis sur Prime Vidéo quasiment deux ans jour pour jour, avec un titre badass City of Wolves (ça vend quand-même gentiment du pâté) et une idée louable de jouer la carte du bigger and lourdeur en s'appuyant sur un pitch prétexte juste ce qu'il faut : pensant vivre une retraite heureuse avec sa petite famille malgré un mariage déjà éprouvé, Jake voit un cartel mexicain - et les flics corrompus qui vont avec - le traquer, l'obligeant lui et son nouveau fidèle compagnon aux crocs affûtés, à dessouder les vilains (parce qu'il n'a pas le choooiiiixxxx) avant qu'ils ne deviennent trop dangereux pour les siens.
Et mine de rien, malgré une écriture toujours aussi rudimentaire (des personnages taillés à la serpe - antagoniste principal compris -, des thématiques qui ne dépassent jamais le statut du traitement artificiel,...), cette suite supplante sans forcer son ainé plus introspectif, malgré ses gros relans cartoonesques pas toujours volontaires ni assumés, pour incarner un petit bout de cinéma à l'ancienne plutôt recommandable, que ce soit pour son action (plus généreuse et un poil mieux rythmée et emballée) comme pour la prestation plus investie d'un Aaron Eckhart qui bouffe l'espace presque autant que son camarade canin - pas du tout muselé, et c'est tant mieux.
Ce n'est pas très fin et cela aurait sans doute pu être plus mordant, certes, mais ça se déguste sans faim comme tout bon actionner facile d'un catalogue Prime Vidéo qui les compte à la pelle.
Jonathan Chevrier


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