[CRITIQUE] : Star Wars : The Mandalorian and Grogu
Réalisateur : Jon Favreau
Acteurs : Pedro Pascal, Sigourney Weaver, Jeremy Allen White (voix),...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Action, Aventure, Fantastique, Science Fiction.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h12min.
Synopsis :
La chute du maléfique Empire Galactique a précipité la dispersion des seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie… Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu…
Cela serait risible si cela ne montrait pas le mépris total que peut avoir la firme aux grandes oreilles envers les fans de la franchise Star Wars : sept ans après la catastrophe abyssale que fut L'Ascension de Skywalker de J.J. Abrams (qui n'en s'est toujours pas remis, même s'il vient fraichement de repasser par la case réalisation cette année), ultime goutte de pisse qui avait fait déborder la cuvette d'un come-back cinématographique/télévisuel dont on ne retiendra pas grand chose (seule la série Andor est à sauver de ce marasme opportuniste/créatif des shows TV produits pour Disney Plus), la saga revient enfin sur grand écran par la petite porte d'un long-métrage qui a tout d'un épisode spécial d'une série qui, elle-même, avait déjà su méchamment tromper les lois de la raison, en s'étirant sur pas moins de trois saisons malgré des débuts plutôt rafraîchissants (deux premières saisons plutôt sympathiques, avant d'être pleinement écrasée par les velléités d'univers étendue de Mickey).
Star Wars : The Mandalorian and Grogu chapeauté par un Jon Favreau qui assume toujours un peu plus son statut de yes man attitré de Lucas Films comme de Disney, ne se cachait même pas de n'être ni un événement (un symbole cataclysmique, qui renvoie durement la saga à son statut d'œuvre " banale " au sein d'une pop-culture moderne), ni de n'avoir strictement rien à proposer à son auditoire et ce dès une campagne promotionnelle assez pauvre en images mais surtout consciemment chiche en détails.
Pas un détail, justement, puisque cette extension cinématographique n'a strictement rien de bien consistant à offrir à son auditoire (en gros, sauver le fils de Jabba The Hutt - l'ado émo-rebelle Rotta - et capturer un seigneur de guerre renégat, sans se prendre le chou pour développer ses personnages comme l'intrigue en cours de chaos), simili-téléfilm/épisode en deux/trois parties de The Mandalorian sauce The Skeleton Crew au budget conséquent qui cherche à tromper sa vacuité par la magie quelques artifices plus où moins faciles (des morceaux de bravoure étriqués mais pas trop mal emballés, une inversion des rôles avec un Grogu à la présence plus consistante, quelques animatroniques à l'ancienne, un humour complice et une B.O. au poil de Ludwig Göransson, tout en vibes électro made in 80s), quand bien même il se prend mignon la pellicule dans le tapis d'une narration insignifiante (sans impact émotionnel ni sans véritable antagoniste - des figures déjà anecdotiques dans l'univers partagé sur Disney Plus -, où chaque séquence implique la suivante d'une manière prévisible, à l'image de la plus limitée des mécaniques jeu-vidéoludiques) comme d'un rythme en dents de scie (la faute à un montage opéré au tractopelle), couplés à un déséquilibre tonal irritant (sans compter une présence limitée de l'une des forces du projet, le tandem Pedro Pascal/Din Djarin et Sigourney Weaver/Ward) et une D.A aux fraises (qui reste cohérente avec son pendant télévisé, mais fait tâche sur grand écran, même sous le filtre IMAX).
Pas une réussite (évidemment) ni une catastrophe totale pour autant (ça reste regardable malgré son manque de cohérence comme de perspective, puisqu'on imagine mal le film initié une nouvelle saison, voire même une franchise cinématographique à part entière), même si continuellement tiré vers le bas par des partis pris qui ne font que rappeler sa condition de production de streaming que l'on aurait catapulté de manière foutrement opportuniste sur grand écran (coucou Vaiana 2), Star Wars : The Mandalorian and Grogu est un film d'aventure inoffensif et oubliable as hell, du pur Disney-Dave Filoni core léger et prévisible mais qui arrive néanmoins à faire en sorte que Grogu reste toujours aussi mignon.
C'était le principal, pas vrai ?
Jonathan Chevrier
Acteurs : Pedro Pascal, Sigourney Weaver, Jeremy Allen White (voix),...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Action, Aventure, Fantastique, Science Fiction.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h12min.
Synopsis :
La chute du maléfique Empire Galactique a précipité la dispersion des seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie… Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu…
Cela serait risible si cela ne montrait pas le mépris total que peut avoir la firme aux grandes oreilles envers les fans de la franchise Star Wars : sept ans après la catastrophe abyssale que fut L'Ascension de Skywalker de J.J. Abrams (qui n'en s'est toujours pas remis, même s'il vient fraichement de repasser par la case réalisation cette année), ultime goutte de pisse qui avait fait déborder la cuvette d'un come-back cinématographique/télévisuel dont on ne retiendra pas grand chose (seule la série Andor est à sauver de ce marasme opportuniste/créatif des shows TV produits pour Disney Plus), la saga revient enfin sur grand écran par la petite porte d'un long-métrage qui a tout d'un épisode spécial d'une série qui, elle-même, avait déjà su méchamment tromper les lois de la raison, en s'étirant sur pas moins de trois saisons malgré des débuts plutôt rafraîchissants (deux premières saisons plutôt sympathiques, avant d'être pleinement écrasée par les velléités d'univers étendue de Mickey).
Star Wars : The Mandalorian and Grogu chapeauté par un Jon Favreau qui assume toujours un peu plus son statut de yes man attitré de Lucas Films comme de Disney, ne se cachait même pas de n'être ni un événement (un symbole cataclysmique, qui renvoie durement la saga à son statut d'œuvre " banale " au sein d'une pop-culture moderne), ni de n'avoir strictement rien à proposer à son auditoire et ce dès une campagne promotionnelle assez pauvre en images mais surtout consciemment chiche en détails.
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Pas un détail, justement, puisque cette extension cinématographique n'a strictement rien de bien consistant à offrir à son auditoire (en gros, sauver le fils de Jabba The Hutt - l'ado émo-rebelle Rotta - et capturer un seigneur de guerre renégat, sans se prendre le chou pour développer ses personnages comme l'intrigue en cours de chaos), simili-téléfilm/épisode en deux/trois parties de The Mandalorian sauce The Skeleton Crew au budget conséquent qui cherche à tromper sa vacuité par la magie quelques artifices plus où moins faciles (des morceaux de bravoure étriqués mais pas trop mal emballés, une inversion des rôles avec un Grogu à la présence plus consistante, quelques animatroniques à l'ancienne, un humour complice et une B.O. au poil de Ludwig Göransson, tout en vibes électro made in 80s), quand bien même il se prend mignon la pellicule dans le tapis d'une narration insignifiante (sans impact émotionnel ni sans véritable antagoniste - des figures déjà anecdotiques dans l'univers partagé sur Disney Plus -, où chaque séquence implique la suivante d'une manière prévisible, à l'image de la plus limitée des mécaniques jeu-vidéoludiques) comme d'un rythme en dents de scie (la faute à un montage opéré au tractopelle), couplés à un déséquilibre tonal irritant (sans compter une présence limitée de l'une des forces du projet, le tandem Pedro Pascal/Din Djarin et Sigourney Weaver/Ward) et une D.A aux fraises (qui reste cohérente avec son pendant télévisé, mais fait tâche sur grand écran, même sous le filtre IMAX).
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Pas une réussite (évidemment) ni une catastrophe totale pour autant (ça reste regardable malgré son manque de cohérence comme de perspective, puisqu'on imagine mal le film initié une nouvelle saison, voire même une franchise cinématographique à part entière), même si continuellement tiré vers le bas par des partis pris qui ne font que rappeler sa condition de production de streaming que l'on aurait catapulté de manière foutrement opportuniste sur grand écran (coucou Vaiana 2), Star Wars : The Mandalorian and Grogu est un film d'aventure inoffensif et oubliable as hell, du pur Disney-Dave Filoni core léger et prévisible mais qui arrive néanmoins à faire en sorte que Grogu reste toujours aussi mignon.
C'était le principal, pas vrai ?
Jonathan Chevrier



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