[FUCKING SERIES] : Les sept cadrans d’Agatha Christie : Funny mystery
(Critique - avec spoilers - de la mini-série)
L’attrait pour les écrits d’Agatha Christie ne diminue pas avec les années et à raison tant la romancière aura su marquer de sa patte le genre du récit policier. Nous avons encore régulièrement droit à diverses adaptations de ses romans (à l’instar récemment de la déséquilibrée trilogie Hercule Poirot de Kenneth Branagh) et c’est le cas de cette nouvelle mini-série Netflix qui ne manque pas de piquant pour intégrer en trois épisodes meurtres multiples et un potentiel complot impliquant une mystérieuse société secrète, le tout de façon bien sympathique, bien qu’on aurait pu en attendre plus.
La mise à mort qui lance l’intrigue a tout du cauchemar éveillé, profitant de son décor à ciel ouvert et de sa chaleur accentuée pour démarrer directement sous un côté irréel. Cela ne sera le cas que pour ce début, le récit se recentrant sur l’investigation menée par Lady Eileen suite au décès d’un jeune homme pour qui elle éprouvait des sentiments. Les bases sont posées, assez solides, et la narration se tient avec un bon rythme, faisant que l’on ne s’ennuie pas pendant ces trois épisodes. Le casting est à la hauteur, avec bien évidemment en avant Mia McKenna-Bruce, révélée dans How to have sex et apportant une énergie certaine à l’héroïne.
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| Copyright Lloyd Pursall/Netflix |
Niveau réalisation, la série se trouve sur un même niveau équitable, trouvant une bonne direction visuelle ainsi qu’une mise en scène qui appuie le récit sans trop se dévoiler, mais on aurait peut-être aimé un peu plus d’audace et de piquant. Voilà sans doute notre plus grande frustration tant le récit avait tout pour être plus mémorable dans son traitement, bien que le résultat final soit assez bon pour divertir et se suivre sans aucune seconde d’ennui au vu de sa bonne structure.
Les sept cadrans d’Agatha Christie a donc tout de la mini-série amusante et bien rythmée, intrigante dans ce qu’elle raconte d’un Royaume-Uni d’époque et de ses inscriptions historiques, mais on aurait aimé un peu plus d’idées dans les visuels pour que le résultat soit bien plus marquant. Cela n’empêche pas que l’on se laisse prendre par son mystère, bien porté par son très bon casting et une construction narrative assez malicieuse dans ses velléités de faux semblants et de mise en scène entourant le voile dissimulant sa résolution.
Liam Debruel







