[CRITIQUE] : La Fille dans les nuages
Réalisateur : Philippe Riche
Acteurs : avec les voix de Louane Emera, Jamel Debbouze, Grégoire Ludig,...
Distributeur : Pan Distribution
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Famille.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h28min.
Synopsis :
Une plume magique qui rend réel tout ce qu’elle écrit vient bouleverser la vie de Providence, 11 ans, et de son cochon d’Inde Airbag. Dotés de cet immense pouvoir, ils s’envolent pour un incroyable voyage…
Beaucoup diraient sans doute - et à raison -, que la proposition cinématographique dans le giron de l'animation s'est montrée joliment plurielle mais surtout intimement enthousiasmante ces derniers temps - et, pour le coup, assez loin des grosses majors.
Rien que sur les dernières semaines, si l'on met de côté l'immense raz-de-marée Toy Story 5 d'Andrew Stanton (et celui, costaud mais inférieur aux canons de sa franchise, Des Minions et des Monstres de Pierre Coffin), on peut compter des expériences diverses et variées telles que In Waves de Phuong Mai Nguyen, Le Dernier vrai samouraï de Jun'ichi Yasuda, Jim Queen de Marco Nguyen et Nicolas Athane (pas vraiment pour nos petites blondes certes, mais le cinéma d'animation EST pour tous les publics), All You Need Is Kill de Kenichiro Akimoto et Yukinori Nakamura ou encore Kayara, Princesse inca de Cesar Zelada et Dirk Hampel.
Difficile dès lors dans ce contexte chargé de se démarquer un tant soit peut de la concurrence mais également de proposer une aventure un minimum originale et capable de captiver à la fois petits et grands, sans perdre ni l'un ni l'autre au fil de la vision et, en ce sens, La Fille dans les nuages, estampillé premier long-métrage du wannabe cinéaste Philippe Riche - librement adapté du roman de Romain Puértolas, La Petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel -, réussit plutôt bien son coup, quand bien même son écriture aux velléités sensibilisantes, se révèle aussi subtile que pour le dernier né de la firme à la lampe, Pixar (la où le Stanton se plantait sur sa sensibilisation de la toxicité des écrans, le Riche déploie un propos écologique sur la préservation de Dame nature, qui aurait mérité plus de substance).
Célébrant l'importance comme la force de l'imaginaire et de la détermination des plus jeunes, au détour d'un récit initiatico-émancipateur d'une gamine passionnée de lecture certes cousu de fil blanc et sans réel profondeur (dans son fond comme dans la caractérisation de ses personnages) mais néanmoins touchant et rythmé, le film, comme son animation 3D assez conventionnelle, reste tout du long dans les clous de la fable bienveillante et onirique.
Joliment divertissant donc, mais tout autant loin d'être inoubliable.
Jonathan Chevrier
Acteurs : avec les voix de Louane Emera, Jamel Debbouze, Grégoire Ludig,...
Distributeur : Pan Distribution
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Famille.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h28min.
Synopsis :
Une plume magique qui rend réel tout ce qu’elle écrit vient bouleverser la vie de Providence, 11 ans, et de son cochon d’Inde Airbag. Dotés de cet immense pouvoir, ils s’envolent pour un incroyable voyage…
Beaucoup diraient sans doute - et à raison -, que la proposition cinématographique dans le giron de l'animation s'est montrée joliment plurielle mais surtout intimement enthousiasmante ces derniers temps - et, pour le coup, assez loin des grosses majors.
Rien que sur les dernières semaines, si l'on met de côté l'immense raz-de-marée Toy Story 5 d'Andrew Stanton (et celui, costaud mais inférieur aux canons de sa franchise, Des Minions et des Monstres de Pierre Coffin), on peut compter des expériences diverses et variées telles que In Waves de Phuong Mai Nguyen, Le Dernier vrai samouraï de Jun'ichi Yasuda, Jim Queen de Marco Nguyen et Nicolas Athane (pas vraiment pour nos petites blondes certes, mais le cinéma d'animation EST pour tous les publics), All You Need Is Kill de Kenichiro Akimoto et Yukinori Nakamura ou encore Kayara, Princesse inca de Cesar Zelada et Dirk Hampel.
![]() |
| Copyright BRIO FILMS |
Difficile dès lors dans ce contexte chargé de se démarquer un tant soit peut de la concurrence mais également de proposer une aventure un minimum originale et capable de captiver à la fois petits et grands, sans perdre ni l'un ni l'autre au fil de la vision et, en ce sens, La Fille dans les nuages, estampillé premier long-métrage du wannabe cinéaste Philippe Riche - librement adapté du roman de Romain Puértolas, La Petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel -, réussit plutôt bien son coup, quand bien même son écriture aux velléités sensibilisantes, se révèle aussi subtile que pour le dernier né de la firme à la lampe, Pixar (la où le Stanton se plantait sur sa sensibilisation de la toxicité des écrans, le Riche déploie un propos écologique sur la préservation de Dame nature, qui aurait mérité plus de substance).
Célébrant l'importance comme la force de l'imaginaire et de la détermination des plus jeunes, au détour d'un récit initiatico-émancipateur d'une gamine passionnée de lecture certes cousu de fil blanc et sans réel profondeur (dans son fond comme dans la caractérisation de ses personnages) mais néanmoins touchant et rythmé, le film, comme son animation 3D assez conventionnelle, reste tout du long dans les clous de la fable bienveillante et onirique.
Joliment divertissant donc, mais tout autant loin d'être inoubliable.
Jonathan Chevrier


%20(1)%20(1)%20(1).jpg)






