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[CRITIQUE] : Mayday

Réalisateurs : Jonathan Goldstein et John Francis Daley
Acteurs : Ryan Reynolds, Kenneth Branagh, Maria Bakalova, David Morse,....
Distributeur : Apple TV
Budget : -
Genre : Action, Aventure, Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h50min.

Synopsis :
La mission de reconnaissance du lieutenant Troy Brennan au-dessus du territoire soviétique tourne mal, l'obligeant à atterrir en catastrophe et à survivre dans la nature russe tout en évitant d'être capturé ou secouru.




On ne le répétera jamais assez (et l'auteur de ces mots assume totalement d'être une grosse patate nostalgique) : rien ne vaut un bon buddy movie made in 80s/90s, fleurant bon la poudre, la punchline - plus où moins - complice et l'intrigue facile, qu'un blockbuster contemporain boursouflé aux CGI et autres fonds verts, portés par des comédiens n'ayant, pour la majorité, même pas un ersatz du charisme des gueules burnées qui nous auront tendrement biberonnés durant nos enfances/adolescences.

Et si certains tentent de raviver la flamme de ce sous-genre du cinoche d'action, comme ils le peuvent (à l'image de ce bon vieux Shane Black en tête, même si The Nice Guys commence vraiment à dater) face à un public qui brille salement par son indifférence dans les salles - honte à vous tous -, rien ne vaut mieux que de ressortir des cartons nos glorieuses et poussiéreuses VHS, millésimes chéries et usées, véhicules temporels parfaits pour embrasser la douce nostalgie qu'invoque des films qui n'ont plus vraiment leur place dans la chaîne alimentaire Hollywoodienne... ou presque.

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En ce sens, Mayday pourrait presque être une anomalie s'il ne faisait pas que reproduire une recette gagnante déjà apparue au sein même de la filmographie d'un Ryan Reynolds qui joue à nouveau, les rôles titres tout en sarcasme : une déclinaison encore plus 80s-core de Hitman & Bodyguard à la sauce Red Heat, assumant son burlesque jusqu'au bout de sa pellicule (un Kenneth Branagh en véritable machine à tuer, avec plus de 65 ans au compteur), et chapeauté par deux honnêtes et compétents faiseurs - Jonathan Goldstein et John Francis Daley.
Frappé d'un pitch évidemment familier et prétexte (en pleine Guerre Froide, un pilote de l'US Navy se retrouve piégé en URSS lors d'une mission top-secrète, et sa seule chance de survie comme de pouvoir rentrer chez lui, réside dans sa collaboration avec un ancien agent du KGB gentiment barré), qui est totalement contrebalancé par un esprit régressif comme un enthousiasme jamais feint - même s'il peine franchement à l'allumage.

Du 80s/90s flavor littéralement en charentaises qui n'a nullement l'intention de révolutionner une popote familière et éprouvée (pas même par une action tout juste divertissante), cornaqué avec ce qu'il faut de poigne et d'intelligence pour capturer le one man show dément d'un Kenneth Branagh en roue libre - et véritable attraction du délire, dont l'alchimie avec Reynolds se fait un poil difficile.
Bref, de la sympathique séance DTV-esque/de plateforme équilibrée, aussi prévisible que fun dont on n'attendait pas grand chose mais qui, honnêtement, a au moins la décence de ne pas nous faire perdre notre temps (et c'est déjà pas mal).


Jonathan Chevrier