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Box-office US du week-end du 03/07/2026 : Vers une Minions lassitude ?

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Les Minions ne vont pas crier banana aussi fort que d'habitude, puisque Des Minions et les Monstres se paye une arrivée bien inférieur aux précédents opus de la franchise (36,4M$/61,4M$ sur cinq jours), dépassant d'une courte pile de dollars, un Toy Story 5 qui conserve une forme olympique, même en troisième semaine (31M$/366,3M$).



Vers une Minions lassitude ?
La question a le mérite de se poser tant Des Minions et les Monstres, certes avec une concurrence plutôt musclée, n'a pas réussi à casser la baraque comme les précédents films de la saga, lors de son arrivée en salles sur ses terres.
Avec ses cinq premiers jours estimés à 61,4M$ sur un bel arc de 4231 salles, et un ratio grimpant à 155,8M$ au global sur la même période, ce troisième opus Minions, le septième film de la saga Moi, moche et méchant, risque sensiblement de galèrer pour atteindre les cimes des précédents films, qui plafonnaient au-delà des 900M$ en bout de course.
Sur son premier week-end, il fait même à peine mieux que Toy Story 5 sur sa troisième semaine (36,4M$ vs 31M$), et subit sans doute l'arrivée étonnamment soutenue de Young Washington, qui s'offre un premier week-end canon - 20,8M$ sur 2700 salles...

S'il était certain que débarquer, justement, entre le dernier Toy Story et le dernier Minions, n'allait pas faire du bien au Supergirl de Craig Gillepsie, mais la claque est quand-même salée : avec 38M$ de recettes sur son premier week-end sur ses terres - et un arc solide de 3602 salles -, et un ratio de 68M$ à l'international, le film se paye un démarrage bien en-dessous des espérances et va avoir beaucoup de mal à rentrer dans ses frais : 170M$ hors campagne promotionnelle, et un ratio de rentabilité estimé aux alentours des 425M$ (les spécialistes parlent néanmoins de 300M$... les calculs ne sont pas bons).

Une semaine plus tard, le film sort déjà du podium et confirme son flop : 58,5M$ sur 3602 salles, et un ratio de 100,$ au global.
Un couac qui fait mal au DCU de James Gunn, quand bien même il reste - maigre consolation - devant les sorties débarquées dans sa foulée : Jackass: Best and Last qui fait le job (13,7M$ sur 2855 salles) et The Invite d'Olivia Wilde qui démarre très bien (1,3M$ sur 28 salles seulement).

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Quand bien même ce nouvel opus nous a tout autant charmé que déçu (on te laisse aller faire un petit coucou à notre avis ici), Toy Story 5 d'un Andrew Stanton moins inspiré que par le passé, n'a clairement pas loupé son retour en salles, que ce soit sur ses terres où à l'international : 160M$ sur ses terres pour son premier week-end sur un arc de 4425 salles, et pas moins de 312M$ au global après cinq jours.
Sans
forcer, le film se payait le meilleur démarrage de l'année juste devant Super Mario Galaxy (130,9M$/190,1M$ au global), mais aussi et surtout le meilleur démarrage de toute la saga, loin devant les 120,9M$ de Toy Story 4.
Deux
 semaines plus tard, il confirme sa belle arrivée avec 366,3M$ sur ses terres après dix-sept jours d'exploitation - avec 3975 salles dans sa besace -, et pas moins de 764,3M$ sur douze jours au global.

Si la critique semble bouder un brin ce qui est pourtant, peut-être, son meilleur film depuis La Guerre des mondes et Munich, Steven Spielberg, qui prouve qu'à 80 balais, comme Clint Eastwood et Martin Scorsese, répond présent pour les cinéphiles de bon goût et leur offre un magnifique cadeau avec Disclosure Day, conclusion cohérente à sa quadrilogie des êtres venus d'ailleurs, initiée avec Rencontres du troisième type, E.T. et La Guerre des mondes.
Et même au sein d'un mois de juin particulièrement chargé, il répond présent même face à un Pixar d'élite, avec un joli ratio de 105,3M$ sur 2702 salles après quatre semaines, et pas moins de 216,5M$ au global sur douze jours, pas de quoi voguer sans remous vers la voie de la rentabilité (115M$ de budget hors campagne promotionnelle, ce qui implique d'avoir des recettes aux alentours des 300M$ pour être dans les clous), mais il se paye le meilleur démarrage de toute la carrière de Spielby, pour un film original.

Derrière, c'était tout autant une certitude que Scary Movie allait divisé à sa sortie, le propre même de toute parodie mais aussi et surtout de l'identité même du cinéma des frères Wayans : généreux dans ses excès.
Pas prêt à changer d'un iota malgré le poids des années et avec un vrai esprit de revanche, les deux frangins sont revenus avec un bon (oui) revival qui semble, visiblement, avoir trouvé son public malgré des critiques assassines (et absurdes) : avec 105,9M$ sur ses terres après ses trois premières semaines sur un arc de 1158 salles - et pas moins de 223,7M$ au global (le meilleur démarrage de toute la saga), le film est déjà tranquillement lancé sur la voie de rentabilité (facile avec un budget de 30M$), à la différence d'un Musclor qui s'est gentiment banané.

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S'il était certain de glaner du billet vert en masse, Backrooms, estampillé premier long-métrage de Kane Parsons, réussissait néanmoins l'exploit assez fou de rentabiliser par douze fois son budget (10M$, hors campagne promotionnelle) dès son premier week-end de sortie : 81,4M$ de recettes sur ses terres - sur un arc de 3442 salles -, et un ratio global élevé à 118M$.
Cinq semaines plus tard, il reste vissé au Top 10 avec pas moins de 190,4M$ de recettes à la maison (sur 2079 salles, et pas moins de 349,7M$ au global), confirmant son statut de plus gros succès en salles de de l'histoire de la firme A24.

Il dépasse même un Star Wars : The Mandalorian and Grogu qui certes, s'en sort pas si mal sur ses terres après sept semaines (176,8M$ sur 575 salles).
Pas de quoi voguer tranquillement vers la voie de la rentabilité (son budget est plafonné à 165M$ - un seuil de rentabilité aux alentours des 410M$ donc -, hors campagne promotionnelle), même si son ratio global atteint déjà les 329M$...

Mais la belle surprise du moment est à mettre au crédit de l'excellent Obsession de Curry Barker qui après un beau premier week-end - 16,1M$ sur 2615 salles -, n'a cesse de gonfler son influence de semaines en semaine, et atteint 245,3M$ après huit semaines (et un arc de 2645 salles), et pas moins de 403M$ au global - et trois fois second au B.O hebdomadaire sur la même période.
Fou pour un modeste bout d'épouvante dont le budget est estimé à... 1 million de dollars.
Récolter 403 fois son investissement, on est sur un record assez dingue...


Source




1. Des Minions et des Monstres (1) $36,400,000/$61,441,395 (total USA)
2. Toy Story 5 (3) $31,000,000/$366,348,690 (total USA)
3. Young Washington (1) $20,847,688/$20,847,688 (total USA)

4. Supergirl (2) $9,600,000/$58,500,000 (total USA)
5. Disclosure Day (4) $6,000,000/$105,311,885 (total USA)
6. Obsession (8) $5,300,000/$245,317,600 (total USA)
7. Backrooms (6) $3,308,387/$190,480,127 (total USA)

8. Jackass: Best and Last (2) $2,700,000/$13,770,480 (total USA)
9. Scary Movie (5) $1,130,000/$105,902,451 (total USA)
10. The Invite (2) $800,708/$1,369,500 (total USA)