[CRITIQUE] : Les Parfait(s) : arnaques en famille
Réalisateur : Ludovic Bernard
Avec : Audrey Fleurot, Ramzy Bedia, Bernard Farcy, Alan Cumming,…
Distributeur : UGC Distribution
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h34min
Synopsis :
Chez les Toussaint, du grand-père au petit dernier, l’arnaque est un art qui rapporte. Poursuivis, ils doivent fuir. Seule option ? Emprunter l’identité d’une famille sans histoire - les Parfait - et se réfugier...en Écosse. Entre des collègues trop curieux et une mystérieuse voisine, leur double vie va rapidement se compliquer : les faux Parfait se retrouvent face au coup d’une vie. Plans démentiels, déguisements fous, gadgets étonnants : pour réussir, notre famille pas comme les autres va devoir prouver qu’elle est plus que parfaite.
Il y a quelque chose de réellement intéressant dans le fait de décrypter les parcours en apparence dissemblables - mais pourtant étonnamment bardés de points communs -, qui ont émaillés les carrières dites " solos " d'Eric et Ramzy au fil des décennies, même s'ils ne se sont jamais réellement quittés aussi bien sur le petit que sur le grand écran.
Si Éric Judor a très vite su exprimer un versant plus attachant et absurde de son humour - pas uniquement chez Quentin Dupieux - autant qu'un vrai talent de créateurs d'histoires (Platane forever) aux influences insoupçonnées, Ramzy Bedia lui, même s'il s'est également essayé à la réalisation en solitaire avec le mésestimé et Gondry-esque Hibou, a moins concentré ses efforts sur la réalisation et l'écriture mais a sensiblement fait évoluer sa palette d'acteur en voguant vers des terrains plus sinueux et matures (le drame), tout en accentuant consciemment son statut de visage familier d'une comédie populaire française que l'on imagine presque plus sans lui.
Avec : Audrey Fleurot, Ramzy Bedia, Bernard Farcy, Alan Cumming,…
Distributeur : UGC Distribution
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h34min
Synopsis :
Chez les Toussaint, du grand-père au petit dernier, l’arnaque est un art qui rapporte. Poursuivis, ils doivent fuir. Seule option ? Emprunter l’identité d’une famille sans histoire - les Parfait - et se réfugier...en Écosse. Entre des collègues trop curieux et une mystérieuse voisine, leur double vie va rapidement se compliquer : les faux Parfait se retrouvent face au coup d’une vie. Plans démentiels, déguisements fous, gadgets étonnants : pour réussir, notre famille pas comme les autres va devoir prouver qu’elle est plus que parfaite.
Il y a quelque chose de réellement intéressant dans le fait de décrypter les parcours en apparence dissemblables - mais pourtant étonnamment bardés de points communs -, qui ont émaillés les carrières dites " solos " d'Eric et Ramzy au fil des décennies, même s'ils ne se sont jamais réellement quittés aussi bien sur le petit que sur le grand écran.
Si Éric Judor a très vite su exprimer un versant plus attachant et absurde de son humour - pas uniquement chez Quentin Dupieux - autant qu'un vrai talent de créateurs d'histoires (Platane forever) aux influences insoupçonnées, Ramzy Bedia lui, même s'il s'est également essayé à la réalisation en solitaire avec le mésestimé et Gondry-esque Hibou, a moins concentré ses efforts sur la réalisation et l'écriture mais a sensiblement fait évoluer sa palette d'acteur en voguant vers des terrains plus sinueux et matures (le drame), tout en accentuant consciemment son statut de visage familier d'une comédie populaire française que l'on imagine presque plus sans lui.
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| Copyright Nicolas Velter / UGC Distribution |
Une diversification qui lui permet aujourd'hui d'être aussi à l'aise que crédible dans des rôles dits plus " sérieux " et exigeants, comme ceux offerts par Baya Kasmi, Samuel Benchetrit ou encore Lucas Belvaux, sans pour autant laisser de côté des séances sensiblement moins charpentées.
Un peu comme Les Parfait(s) : arnaques en famille de Ludovic Bernard, comédie bien intentionnée mais excessivement maladroite dans sa narration sous clichetons bien éculés, qui se veut comme une sorte de Arrête-moi si tu peux sauce Diversion bien de chez nous, flanqué au plus près d'une famille d'arnaqueurs divers et variés qui, poursuivis par un malfrat à qui ils doivent un gros paquet, de décident à traverser la Manche pour emprunter l’identité d’une famille sans histoire - les Parfait - et se lancer dans le coup de leur vie, en plupart un producteur de whisky local...
Un peu trop centré sur un couple à la dynamique " Braqueurs Amateurs " formé par Ramzy Bedia et Audrey Fleurot (à l'alchimie plutôt complice), au point de laisser de côté le reste de la distribution (dont un Bernard Farcy qui aurait mérité plus de grain à moudre), le film réussit néanmoins à continuellement maintenir l'intérêt, moins par la force d'un humour (trop) facile - et pas fondamentalement drôle - que par une intrigue qui fait tout du long fit de ses (grosses) invraisemblances pour mieux emmêler/croiser ses arnaques improbables dans un souci de conserver tout du long son rythme soutenu.
Pas de quoi transformer l'eau en vin - où plutôt en whisky -, mais on a vu bien pire ses dernières semaines, dans le giron de la comédie populaire hexagonale sans envie ni ambition...
Jonathan Chevrier
Un peu comme Les Parfait(s) : arnaques en famille de Ludovic Bernard, comédie bien intentionnée mais excessivement maladroite dans sa narration sous clichetons bien éculés, qui se veut comme une sorte de Arrête-moi si tu peux sauce Diversion bien de chez nous, flanqué au plus près d'une famille d'arnaqueurs divers et variés qui, poursuivis par un malfrat à qui ils doivent un gros paquet, de décident à traverser la Manche pour emprunter l’identité d’une famille sans histoire - les Parfait - et se lancer dans le coup de leur vie, en plupart un producteur de whisky local...
Un peu trop centré sur un couple à la dynamique " Braqueurs Amateurs " formé par Ramzy Bedia et Audrey Fleurot (à l'alchimie plutôt complice), au point de laisser de côté le reste de la distribution (dont un Bernard Farcy qui aurait mérité plus de grain à moudre), le film réussit néanmoins à continuellement maintenir l'intérêt, moins par la force d'un humour (trop) facile - et pas fondamentalement drôle - que par une intrigue qui fait tout du long fit de ses (grosses) invraisemblances pour mieux emmêler/croiser ses arnaques improbables dans un souci de conserver tout du long son rythme soutenu.
Pas de quoi transformer l'eau en vin - où plutôt en whisky -, mais on a vu bien pire ses dernières semaines, dans le giron de la comédie populaire hexagonale sans envie ni ambition...
Jonathan Chevrier


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