[CRITIQUE] : Des Minions et des Monstres
Réalisateurs : Pierre Coffin et Patrick Delage
Avec les voix de : Pierre Coffin, Alexandre Astier, David Marsais, Camille Cottin,…
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Comédie, Famille
Nationalité : Américain
Durée : 1h29min
Synopsis :
Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions, partis à la conquête d’Hollywood, sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète de ce nouveau désastre à leur actif.
Avec les voix de : Pierre Coffin, Alexandre Astier, David Marsais, Camille Cottin,…
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Comédie, Famille
Nationalité : Américain
Durée : 1h29min
Synopsis :
Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions, partis à la conquête d’Hollywood, sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète de ce nouveau désastre à leur actif.
Voilà une question à plusieurs centaines de millions de dollars : comment se renouveler après pas moins de sept - le huitième débarque en salles - productions en à peine seize ans, quatre films de la franchise mère et trois spin-offs sympathiques mais dispensables (un peu comme toutes les suites, si l'on est un tant soit peu honnête hein), mais surtout après avoir sensiblement marqué au fer rouge une pop-culture qui n'en a retenu que l'essentiel : les Minions, sorte de croisement entre les Lapins Crétins et les Gremlins sauce Simpsons (pour la couleur), qui volent le show à chacune de leurs apparitions.
Moins vulgairement, c'est le dilemme " imposé " à Pierre Coffin et autre Chris Renaud à chaque nouvel épisode, puisque le tandem Illumination/Universal n'est pas encore prêt à lâcher sa poule aux œufs d'or, l'usant jusqu'à la moelle sous l'autel de la franchisation à outrance - même avec Mario and Co. sur le feu.
En même temps, avec cinq milliards de recettes dans la besace, ça a de quoi en faire baver plus, surtout qu'un pion comme celui de Moi, Moche... dont le pouvoir d'attraction n'a pas failli d'un poil (meme si, créativement parlant, l'usure face à la déclinaison abusive et continue des petits héros jaunes et survoltés, se fait ressentir depuis un bon moment), pas un petit exploit face à la désertion plus où moins affirmés des spectateurs américains dans les salles, concernant les suites/spin-offs de franchises étirées plus que de raison.
Bis repetita mais avec quelques légères nuances (notamment l'intronisation de nouveaux Minions qui ne sont pas totalement comme les autres - James et Henry sont de vrais artistes -, tout en étant fondamentalement comme leurs ainés cinématographiques : des petites boules d'absurdités et de maladresses ambulantes) qui font toute la différence et rendent l'aventure déglinguée qu'incarne Des Minions et des monstres, infiniment plus plaisante que sa - facile - campagne promotionnelle le laissait présager car plus qu'une simple déclinaison d'une formule (beaucoup trop) éprouvée, le film se fait une tendre et authentique lettre d'amour à l'âge d'or Hollywoodien (du cinéma muet et sa transition vers le parlant aux films de monstres d'Universal, en passant par le cinéma SF des 50s) - avec même un doigt de magie Lovecraftienne -, dans une gymnastique certes précaire mais enchanteresse entre révérence et irrévérence, nostalgie et satire bienveillante.
Une sorte de (bonne) version de Babylon animé en somme, sans la débauche, l'hommage maladroit et ampoulé et les références anecdotiques (ça cite joliment Casablanca, Citizen Kane, Chantons sous la pluie,...), qui redonne un dynamisme et une fraîcheur folle à la franchise tant elle apparaît totalement détacher d'elle (et donc gentiment moins prévisible et prompt à tomber dans ses travers), tout en usant de ses ressorts les plus familiers et attachants (un humour charmant et méta, qui trompe toujours les limites évidentes d'une écriture souvent prétexte), la force même d'un Pierre Coffin qui connaît ses bestioles sur le bout de la salopette, sait tromper juste ce qu'il faut (mais jamais complètement) le sentiment de « déjà-vu » de son auditoire, pour l'emmener en balade au coeur d'un chaos burlesque et dense en clins d'œil dont la passion - merveilleusement contagieuse - pour le cinéma vibre de tous les pores de sa pellicule (et même au-delà, grâce à un score aux petits oignons de John Powell).
Du plaisir simple, sincère et pétri de charme, ce que l'on ne pensait plus forcément être capable la franchise.
La belle et inattendue surprise de l'été est, pour nous, bien là et ça nous met une « banana » d'enfer.
Jonathan Chevrier
![]() |
| Copyright Universal Studios. All Rights Reserved. |
Moins vulgairement, c'est le dilemme " imposé " à Pierre Coffin et autre Chris Renaud à chaque nouvel épisode, puisque le tandem Illumination/Universal n'est pas encore prêt à lâcher sa poule aux œufs d'or, l'usant jusqu'à la moelle sous l'autel de la franchisation à outrance - même avec Mario and Co. sur le feu.
En même temps, avec cinq milliards de recettes dans la besace, ça a de quoi en faire baver plus, surtout qu'un pion comme celui de Moi, Moche... dont le pouvoir d'attraction n'a pas failli d'un poil (meme si, créativement parlant, l'usure face à la déclinaison abusive et continue des petits héros jaunes et survoltés, se fait ressentir depuis un bon moment), pas un petit exploit face à la désertion plus où moins affirmés des spectateurs américains dans les salles, concernant les suites/spin-offs de franchises étirées plus que de raison.
Bis repetita mais avec quelques légères nuances (notamment l'intronisation de nouveaux Minions qui ne sont pas totalement comme les autres - James et Henry sont de vrais artistes -, tout en étant fondamentalement comme leurs ainés cinématographiques : des petites boules d'absurdités et de maladresses ambulantes) qui font toute la différence et rendent l'aventure déglinguée qu'incarne Des Minions et des monstres, infiniment plus plaisante que sa - facile - campagne promotionnelle le laissait présager car plus qu'une simple déclinaison d'une formule (beaucoup trop) éprouvée, le film se fait une tendre et authentique lettre d'amour à l'âge d'or Hollywoodien (du cinéma muet et sa transition vers le parlant aux films de monstres d'Universal, en passant par le cinéma SF des 50s) - avec même un doigt de magie Lovecraftienne -, dans une gymnastique certes précaire mais enchanteresse entre révérence et irrévérence, nostalgie et satire bienveillante.
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Une sorte de (bonne) version de Babylon animé en somme, sans la débauche, l'hommage maladroit et ampoulé et les références anecdotiques (ça cite joliment Casablanca, Citizen Kane, Chantons sous la pluie,...), qui redonne un dynamisme et une fraîcheur folle à la franchise tant elle apparaît totalement détacher d'elle (et donc gentiment moins prévisible et prompt à tomber dans ses travers), tout en usant de ses ressorts les plus familiers et attachants (un humour charmant et méta, qui trompe toujours les limites évidentes d'une écriture souvent prétexte), la force même d'un Pierre Coffin qui connaît ses bestioles sur le bout de la salopette, sait tromper juste ce qu'il faut (mais jamais complètement) le sentiment de « déjà-vu » de son auditoire, pour l'emmener en balade au coeur d'un chaos burlesque et dense en clins d'œil dont la passion - merveilleusement contagieuse - pour le cinéma vibre de tous les pores de sa pellicule (et même au-delà, grâce à un score aux petits oignons de John Powell).
Du plaisir simple, sincère et pétri de charme, ce que l'on ne pensait plus forcément être capable la franchise.
La belle et inattendue surprise de l'été est, pour nous, bien là et ça nous met une « banana » d'enfer.
Jonathan Chevrier










