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[CRITIQUE] : Over your dead body


Réalisatrice : Jorma Taccone
Acteurs : Jason Segel, Samara Weaving, Juliette Lewis, Timothy Olyphant, Keith Jardine,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France
Budget : -
Genre : Action, Thriller, Comédie.
Nationalité : Américain, Norvégien.
Durée : 1h45min.

Synopsis :
Un couple dysfonctionnel se rend dans une cabane isolée pour se "reconnecter" l'un envers l'autre, mais chacun a l'intention secrète de tuer l'autre.




C'est tout con, d'autant que sa filmographie souffle sensiblement plus le froid que le chaud (quand bien même ses prestations supplantent toujours la qualité de ses séances les moins défendables), mais Samara Weaving (tout comme son tonton Hugo, au fond) est décemment de ces talents pour lesquels il ne nous faut pas grand chose, pour que l'on se laisse aller à mirer chacun de leurs films.

Un peu (beaucoup) trop cantonnée à la case VOD/plateforme ces derniers temps par chez nous, on la retrouve aux côtés du trop rare Jaosn Segel et en ces dernières heures - toujours excessivement ensoleillées - du printemps, du côté de chez Prime Vidéo, avec Over your dead body de Jorma Taccone, remake en langue anglaise du très chouette The Trip de Tommy Wirkola, version apocalyptique du déjà corsé La Guerre des Roses, vissé sur un mariage dysfonctionnel et à l'agonie, ou chacun des conjoints cherche - VRAIMENT - à en finir pour de bon avec cette union, au coeur d'un week-end en amoureux dans un chalet isolé où tout ne va pas se passer comme prévu...

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S'il ne laisse jamais réellement poindre la pertinence de sa relecture (d'autant qu'il reprend stricto sensu la même intrigue), même si son humour se fait sensiblement plus mordant, difficile néanmoins de totalement bouder son plaisir face à ce délire chaotique et régressif, porté par l'aspect surréaliste et cartoonesque de la violence viscérale qui habite ses personnages et leurs actes.

Du sous-Funny Games ridiculeusement absurde et macabre, aussi déséquilibré qu'il est sadique et déglingué, pas chiche en réjouissance (Segel assure en mari dominant et toxique qui voit la situation lui échapper, Weaving frappe fort à chaque coup/réplique, et il y a un plaisir non feint à revoir Juliette Lewis renouer avec la folie qui était sienne au cœur des 90s), même s'il peine à captiver l'intérêt sur toute sa longueur, passé une excellente première moitié (comme son aîné, il aurait mérité qu'on lui enlève un bon bout de gras pour son bien).
Mais pour du remake cynico-ricain façon DTV improvisé, la séance fait gentiment son office - et on ne demande pas forcément plus au catalogue de Prime Vidéo.


Jonathan Chevrier