[TOUCHE PAS À MES 80ϟs] : #189. Lone Wolf Mcquade
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| © 1983 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. All Rights Reserved. |
Nous sommes tous un peu nostalgique de ce que l'on considère, parfois à raison, comme l'une des plus plaisantes époques de l'industrie cinématographique : le cinéma béni des 80's, avec ses petits bijoux, ses séries B burnées et ses savoureux (si...) nanars.
Une époque de tous les possibles où les héros étaient des humains qui ne se balladaient pas tous en collants, qui ne réalisaient pas leurs prouesses à coups d'effets spéciaux et de fonds verts, une époque où les petits studios (Cannon ❤) venaient jouer dans la même cour que les grosses majors légendaires, où les enfants et l'imaginaire avaient leurs mots à dire,...
Bref, les 80's c'était bien, voilà pourquoi on se fait le petit plaisir de créer une section où l'on ne parle QUE de ça et ce, sans la moindre modération.
Alors attachez bien vos ceintures, mettez votre overboard dans le coffre, votre fouet d'Indiana Jones et la carte au trésor de Willy Le Borgne sur le siège arrière : on se replonge illico dans les années 80 !
#189. Oeil pour Oeil de Steve Carver (1983)
Si le spectateur lambda se bidonnera - à raison, soyons honnêtes - sur les Facts plus encore que sur les envolées philosophiques du plus célèbre des tataneurs belges, les fans du bonhomme que nous sommes regarderont désormais toutes ses empoignades musclées avec une nostalgie profondément amère, toutes ses aventures faciles où l'ancien membre de l'US Air Force appelé à devenir le plus populaire des " Texas Rangers ", faisait briller les rangées action des vidéos clubs du monde entier, mais également les caisses d'une Cannon qui n'aurait sans doute pas été aussi (fugacement) imposante sans lui et le vieux briscard Charles Bronson.
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Véritable star à part entière du cinoche burné comme on l'aime, n'ayant pas peur de frotter sa barbe rousse dans des nanars aux dialogues aussi ahurissants de décontraction (pensez " Tupperware " ou encore " Rouleaux " et " pieds dans la gueule "), qu'aux propos se complaisant dans un doux relan réactionnaire qui ferait même pâlir de jalousie le Magnum 44 de Dirty Harry (coucou Invasion U.S.A.), le Chuck n'avait pourtant pas tourné que du bousin fleurant bon la poudre au coeur des 80s, même pour la firme des deux cousins (quand bien même ses meilleurs films seront du côté de la MGM : Sale Temps pour un Flic et Hero), bien au contraire.
Mais c'est du côté de la MGM que nos souvenirs se posent cette fois avec le génial Œil pour œil de Steve Carver (dont on préférera le chouette titre original, Lone Wolf McQuade), bis explosif et décontracté de la tatane qui puise toute son essence comme son énergie rugueuse dans le western spaghetti cher à papy Eastwood, cloué qu'il est aux basques d'un Chuck tout en fureur qui tient le respect en chaos au moins autant que feu David " Kwai Chang Caine forcer " Carradine, dans un affrontement d'anthologie où les deux armes fatales se tiennent fièrement des deux côtés de la loi.
Ranger rebelle avant l'heure et réac juste ce qu'il faut, qui fait pleurer les mitrailleuses tout en étant d'un mutisme ravageur, Norris y est le bras armé d'une justice qui se rend sur le terrain, dans la sueur et le sang, et qui va voir sa quête de vengeance comme son karaté se fritter avec celui d'un Carradine big boss criminel brutal, sadique et sans le moindre scrupule, dont l'animosité/haine va grimper crescendo jusqu'à un final proprement jubilatoire - et kitsch juste ce qu'il faut.
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Frappé d'une intrigue sans réel sens (la bagarre, et seulement la bagarre, compte) mais riche en rebondissements pour mieux justifier une action pétaradante et éclectique (courses-poursuites solidement charpentées, explosions en tout genre, tataneries homériques,...), Œil pour œil, qui ne méprise jamais le genre et encore moins son auditoire, est un bonheur de divertissement over-the-top et généreux qui va constamment à l'essentiel : célébrer les capacités physiques extraordinaire d'un Norris romantique comme un manche à balai, mais magicien avec ses poings et ses pieds.
Vayas con Dios légende, tu resteras à jamais dans nos cœurs, et tes films dans nos mémoires.

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