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[FUCKING SERIES] : A Knight of The Seven Kingdoms, saison 1 : Excellent retour à Westeros



(Critique - avec spoilers - de la saison 1)


On s’attendait à être un peu fatigué de Game of Thrones. Entre une série principale qui s’est clôturée en eau de boudin et un House of the Dragon qui a grandement déçu dans sa deuxième saison au rythme bien trop lancinant, l’univers de George R. R. Martin nous laissait un petit goût amer. Il fallait donc une proposition neuve, perpétuant l’identité de la licence dans quelque chose qui lui donnerait néanmoins un nouveau souffle. C’est exactement le cas de ce Knight of The Seven Kingdoms, qui a vu sa première saison se terminer la semaine passée.
  
Copyright HBO Max

Démarrant très fort (un enterrement solennel suivi d’un gag scatologique inattendu), la série pose son ton par ce côté comique assumé mais toujours au service des protagonistes. On se prend très vite d’affection pour Duncan, chevalier en devenir au côté un peu perdu avec ce physique imposant, chien au milieu du jeu de quilles d’une célébration qui virera peu à peu au tournant politique, sans trop en dévoiler. Peter Claffey véhicule à la perfection le côté gauche du personnage tandis que le jeune Dexter Sol Ansell éclate en Egg, jeune écuyer doté d’un sacré répondant ainsi que d’une vraie affection pour Duncan.

Le rythme de six épisodes assez courts, s’il surprend au début, parvient à trouver un certain rythme, évitant la répétition pour une linéarité globale assez bien construite et surtout bien limitée. On ne peut qu’imaginer le budget réduit par rapport aux deux autres séries de l’univers mais cela parvient à donner une certaine intimité mais surtout un côté plus refermé par ses enjeux directs. Nous connaissons évidemment l’ampleur de ce monde, ce qui rend ce microcosme d’autant plus bouillonnant en enjeux de fond et en répercussions plus larges par la simple envie d’un jeune homme de devenir chevalier.

Les personnages trouvent alors le temps de réellement s’incarner, que ce soit la gouaille de Lyonel Baratheon, la cruauté de Daeron ou la robustesse de Baelor, le tout avec un casting comme toujours qualitatif. Surtout, la série nous rappelle à quel point George R. R. Martin aime se jouer des implications les plus faibles en apparence pour des conséquences bien plus dévastatrices. Le récit réussit en ce sens à amplifier cela avec des contours plus ou moins bien gérés (le long flash-back du cinquième épisode ralentissant par exemple trop la narration pour son propre bien).

Copyright HBO Max

A Knight of The Seven Kingdoms
nous réconcilie donc avec l’univers de Game of Thrones par son côté plus réduit et sa manière d’approcher la licence avec un autre regard. Nous restons bien évidemment dans des enjeux politiques de fond mais avec un humour au service de ses personnages, faisant fleurir par moments une émotion assez surprenante, à l’instar de sa dernière image pré-générique (avant que celui-ci ne rattrape la comédie à venir). C’est frais, surprenant et profondément humain, ce qui manquait donc à la saga récemment. Espérons donc que la troisième saison de « House of the Dragon » parvienne à être à la hauteur, en attendant de retrouver avec une certaine impatience Duncan et Egg.


Liam Debruel