[CRITIQUE] : War machine
Réalisateur : Patrick Hughes
Acteurs : Alan Ritchson, Joshua Diaz, Richard Cotta, Daniel Webber, Dennis Quaid, Jai Courtney,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Action, Science-fiction, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h02min.
Synopsis :
Après la mort de son frère au combat, un ingénieur militaire rejoint les Rangers de l'armée américaine et participe à un exercice d'entraînement de routine au cours duquel son platoon et lui-même rencontrent une gigantesque machine meurtrière venue d'un autre monde.
Pourquoi Predator de John McTiernan fonctionne toujours autant? Il y aurait plusieurs angles pour répondre correctement à cette question, comme sa nature divertissante, sa maîtrise technique, sa façon de renvoyer ses contours de série B en critique amusée d'une masculinité américaine guerrière confrontée à une menace plus imposante qu'elle ou encore une satire dont le dernier acte renvoie à une approche mythologique bien servie par la physicalité d'Arnold Schwarzenegger. Il y en a donc, des raisons et des choses que tout bon réalisateur de divertissement dans le même genre pourrait essayer de reprendre sans jamais réellement y arriver. C'est ainsi le cas de ce War Machine, énième série B SF guerrière qui manque d'identité.
On aurait pu pourtant lui donner le bénéfice du doute par son ouverture, imposant le drame de son personnage principal afin de tenter de lui donner plus de profondeur psychologique. Pourtant, si on ne renie pas la présence physique d'Alan Ritchson, il n'y a pas grand-chose à faire avec ce protagoniste collant à une militarisation quasi Reaganienne, patriotisme exacerbé de tout instant à un point où on se sent très éloigné de tout chemin émotionnel. Il y a quelque chose de très générique dans le déroulé et l'écriture, et ce malgré une introduction qui tente de brosser ses autres personnages sans leur donner un réel semblant de personnalité.
Dès lors, quand le jeu de massacre commence, on n'en a pas grand-chose à faire de ces personnages satellites qui vont invariablement mourir pour renforcer la solitude du protagoniste principal. Cela n'est même pas réellement intéressant au vu du rythme longuet et du manque d'intérêt des quelques morceaux d'action. La mise en scène de Patrick Hugues va dans le même sens, restant dans les clous à l'exception de quelques rares jolis plans. On suit donc cela de manière programmatique, jusqu'à une conclusion des plus attendues et appuyant d'autant plus le patriotisme de fond, se voulant discret mais étant un poil gênant, d'autant plus par le contexte actuel. C'est dommage car on aurait pu profiter de ce contexte militaire pour développer quelque chose de plus intéressant ou avec au moins une identité propre, ce qui n'est jamais le cas.
Peu divertissant, pas assez recherché dans sa forme ou son écriture, même pas assez bourrin pour son propre bien, War Machine constitue l'exemple même de divertissement générique à souhait. Les fans de divertissement militarisé à l'héroïsme américain « discret » pourront sans doute y trouver leur bonheur mais de notre côté, le résultat nous laisse bien trop indifférent. Au final, on regrettera que Predator aura moins amené une même ambition dans le spectacle plus ironique et intelligent que prévu que pareils ersatz facilement interchangeables. Peut-être faudrait-il conseiller à plus de jeunes réalisateurs dans le cinéma d'action de revoir réellement le film de McTiernan avant de se lancer dans une énième copie sans profondeur.
Liam Debruel
Acteurs : Alan Ritchson, Joshua Diaz, Richard Cotta, Daniel Webber, Dennis Quaid, Jai Courtney,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Action, Science-fiction, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h02min.
Synopsis :
Après la mort de son frère au combat, un ingénieur militaire rejoint les Rangers de l'armée américaine et participe à un exercice d'entraînement de routine au cours duquel son platoon et lui-même rencontrent une gigantesque machine meurtrière venue d'un autre monde.
Pourquoi Predator de John McTiernan fonctionne toujours autant? Il y aurait plusieurs angles pour répondre correctement à cette question, comme sa nature divertissante, sa maîtrise technique, sa façon de renvoyer ses contours de série B en critique amusée d'une masculinité américaine guerrière confrontée à une menace plus imposante qu'elle ou encore une satire dont le dernier acte renvoie à une approche mythologique bien servie par la physicalité d'Arnold Schwarzenegger. Il y en a donc, des raisons et des choses que tout bon réalisateur de divertissement dans le même genre pourrait essayer de reprendre sans jamais réellement y arriver. C'est ainsi le cas de ce War Machine, énième série B SF guerrière qui manque d'identité.
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| Copyright Netflix |
On aurait pu pourtant lui donner le bénéfice du doute par son ouverture, imposant le drame de son personnage principal afin de tenter de lui donner plus de profondeur psychologique. Pourtant, si on ne renie pas la présence physique d'Alan Ritchson, il n'y a pas grand-chose à faire avec ce protagoniste collant à une militarisation quasi Reaganienne, patriotisme exacerbé de tout instant à un point où on se sent très éloigné de tout chemin émotionnel. Il y a quelque chose de très générique dans le déroulé et l'écriture, et ce malgré une introduction qui tente de brosser ses autres personnages sans leur donner un réel semblant de personnalité.
Dès lors, quand le jeu de massacre commence, on n'en a pas grand-chose à faire de ces personnages satellites qui vont invariablement mourir pour renforcer la solitude du protagoniste principal. Cela n'est même pas réellement intéressant au vu du rythme longuet et du manque d'intérêt des quelques morceaux d'action. La mise en scène de Patrick Hugues va dans le même sens, restant dans les clous à l'exception de quelques rares jolis plans. On suit donc cela de manière programmatique, jusqu'à une conclusion des plus attendues et appuyant d'autant plus le patriotisme de fond, se voulant discret mais étant un poil gênant, d'autant plus par le contexte actuel. C'est dommage car on aurait pu profiter de ce contexte militaire pour développer quelque chose de plus intéressant ou avec au moins une identité propre, ce qui n'est jamais le cas.
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| Copyright Netflix |
Peu divertissant, pas assez recherché dans sa forme ou son écriture, même pas assez bourrin pour son propre bien, War Machine constitue l'exemple même de divertissement générique à souhait. Les fans de divertissement militarisé à l'héroïsme américain « discret » pourront sans doute y trouver leur bonheur mais de notre côté, le résultat nous laisse bien trop indifférent. Au final, on regrettera que Predator aura moins amené une même ambition dans le spectacle plus ironique et intelligent que prévu que pareils ersatz facilement interchangeables. Peut-être faudrait-il conseiller à plus de jeunes réalisateurs dans le cinéma d'action de revoir réellement le film de McTiernan avant de se lancer dans une énième copie sans profondeur.
Liam Debruel



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