[CRITIQUE] : Mike & Nick & Nick & Alice
Réalisateur : BenDavid Grabinski
Acteurs : James Marsden, Vince Vaughn, Eiza Gonzalez, Jimmy Tatro,...
Distributeur : Disney Plus France
Budget : -
Genre : Action, Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h47min
Synopsis :
Deux gangsters et la femme qu'ils aiment tentent de survivre à la nuit la plus dangereuse de leur vie. Comme si cela ne suffisait pas, un élément imprévisible vient s'ajouter à l'équation : une machine à remonter le temps…
Inclure du voyage temporel dans une œuvre de fiction relève du casse-tête pour bien des raisons. L’une d’entre elles se trouve dans la difficulté actuelle d’une certaine audience à vouloir croire au potentiel imaginaire d’une œuvre en cherchant à se transformer en scientifique spécialisé dans la relativité par ses croyances pas toujours les plus appuyées dans le domaine. Voilà pourquoi on était curieux de voir ce que BenDavid Grabinski allait faire dans le domaine en incluant ce facteur dans de la comédie d’action avec ce Mike & Nick & Nick & Alice. Et si le traitement s’avère assez « minimaliste », cela reste amusant de constater que c’est au service d’une dualité de protagoniste assez amusante.
Le long-métrage fait ainsi ce qu’il peut pour que ce facteur soit mis de côté dans l’aspect technique, se limitant à un enjeu de personnage et quelques points de caractérisation afin de nourrir l’ambivalence de Nick. Celui-ci, incarné doublement donc par Vince Vaughn, se représente en deux facettes suite aux enjeux du récit mais surtout dans son approche émotionnelle, entre l’un plus froid et éloigné et l’autre plus marqué par les regrets suite au décès de son meilleur ami. Cela fait de cette division un besoin de rapprochement sentimental qui, doucement, fait avancer un protagoniste en deux dimensions, ce qui ressort un peu d’un long-métrage où l’écriture est plutôt unidimensionnelle.
Cela ne l’empêche pas de divertir par ses gags (avec beaucoup de références culturelles, à l’instar d’une conversation sur Gilmore Girls qui permet d’appuyer les personnalités des personnages) et son action amusée mais le tout est, ironiquement, assez convenu, à l’instar de sa pirouette finale. Le spectacle est bien évidemment présent dans sa manière de faire rebondir les enjeux d’un milieu criminel envers des personnages qui doivent en ressortir pour s’accomplir, mais cela se fait sans plus de génie, juste une certaine dose de ludisme, bien appuyée par son casting.
Pas révolutionnaire pour un sou, Mike & Nick & Nick & Alice fait le café en offrant le biscuit : il divertira les personnes qui chercheront à l’être, il amusera même un peu plus par ses quelques points d’intérêt mais il ne poussera jamais assez les curseurs pour être plus que ce qu’il est. Mais au final, était-ce ce qu’on lui demandait ? On aurait pu apprécier un peu plus d’audace par ses partis pris narratifs, notamment visuellement, mais il n’empêche que cette conscience de lui-même peut constituer une certaine qualité en connaissant ses limites évidentes pour offrir de la série B pas désagréable pour un sou.
Liam Debruel
Acteurs : James Marsden, Vince Vaughn, Eiza Gonzalez, Jimmy Tatro,...
Distributeur : Disney Plus France
Budget : -
Genre : Action, Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h47min
Synopsis :
Deux gangsters et la femme qu'ils aiment tentent de survivre à la nuit la plus dangereuse de leur vie. Comme si cela ne suffisait pas, un élément imprévisible vient s'ajouter à l'équation : une machine à remonter le temps…
Inclure du voyage temporel dans une œuvre de fiction relève du casse-tête pour bien des raisons. L’une d’entre elles se trouve dans la difficulté actuelle d’une certaine audience à vouloir croire au potentiel imaginaire d’une œuvre en cherchant à se transformer en scientifique spécialisé dans la relativité par ses croyances pas toujours les plus appuyées dans le domaine. Voilà pourquoi on était curieux de voir ce que BenDavid Grabinski allait faire dans le domaine en incluant ce facteur dans de la comédie d’action avec ce Mike & Nick & Nick & Alice. Et si le traitement s’avère assez « minimaliste », cela reste amusant de constater que c’est au service d’une dualité de protagoniste assez amusante.
Le long-métrage fait ainsi ce qu’il peut pour que ce facteur soit mis de côté dans l’aspect technique, se limitant à un enjeu de personnage et quelques points de caractérisation afin de nourrir l’ambivalence de Nick. Celui-ci, incarné doublement donc par Vince Vaughn, se représente en deux facettes suite aux enjeux du récit mais surtout dans son approche émotionnelle, entre l’un plus froid et éloigné et l’autre plus marqué par les regrets suite au décès de son meilleur ami. Cela fait de cette division un besoin de rapprochement sentimental qui, doucement, fait avancer un protagoniste en deux dimensions, ce qui ressort un peu d’un long-métrage où l’écriture est plutôt unidimensionnelle.
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Cela ne l’empêche pas de divertir par ses gags (avec beaucoup de références culturelles, à l’instar d’une conversation sur Gilmore Girls qui permet d’appuyer les personnalités des personnages) et son action amusée mais le tout est, ironiquement, assez convenu, à l’instar de sa pirouette finale. Le spectacle est bien évidemment présent dans sa manière de faire rebondir les enjeux d’un milieu criminel envers des personnages qui doivent en ressortir pour s’accomplir, mais cela se fait sans plus de génie, juste une certaine dose de ludisme, bien appuyée par son casting.
Pas révolutionnaire pour un sou, Mike & Nick & Nick & Alice fait le café en offrant le biscuit : il divertira les personnes qui chercheront à l’être, il amusera même un peu plus par ses quelques points d’intérêt mais il ne poussera jamais assez les curseurs pour être plus que ce qu’il est. Mais au final, était-ce ce qu’on lui demandait ? On aurait pu apprécier un peu plus d’audace par ses partis pris narratifs, notamment visuellement, mais il n’empêche que cette conscience de lui-même peut constituer une certaine qualité en connaissant ses limites évidentes pour offrir de la série B pas désagréable pour un sou.
Liam Debruel









