[CRITIQUE] : Lupin the IIIrd The Movie: La lignée immortelle
Réalisateur : Takashi Koike
Avec les voix de : Kanichi Kurita, Akio Ôtsuka, Daisuke Namikawa,...
Distributeur : Eurozoom
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Action, Policier, Thriller.
Nationalité : Japonais.
Durée : 1h30min.
Synopsis :
Lupin III et ses compagnons se dirigent vers la mer des Bermudes, à la recherche d'une « île mystérieuse » absente de toutes les cartes du monde. Leur objectif : découvrir l'identité du cerveau qui envoie des assassins à leurs trousses, et mettre la main sur son immense trésor. Mais alors qu'ils approchent de leur destination, leur avion est pris pour cible par des snipers et s'écrase sur l'île de la mort.
À l'image d'un Detective Conan dont l'héritage cinématographique n'a de cesse de s'effriter densifier d'année en année, dans une gymnastique pas toujours défendable et contradictoire de modernisation/retour aux sources continu, l'univers sur le petit comme sur le grand écran, du plus célèbre des gentleman cambrioleur de l'animation nippone, Lupin The Third, n'a eu de cesse d'accroître au point qu'il n'est pas difficile de dégager plusieurs identités au sein même de son iconographie foisonnante : une double force, dans le sens où le personnage a su pleinement s'inscrire dans le temps sans avoir à drastiquement se renouveler/trahir ses origines (des continuités qui s'inscrivent parfaitement dans son sillage, même sans réels liens dramatiques), tout en laissant l'opportunité à ses potentiels nouveaux spectateurs d'être initié au lore comme aux trépidantes aventures du personnage créé par Kazuhiko Katō/Monkey Punch, sans être totalement largué ni être frappé par le fardeau du dogme de la continuité narrative (on pense très, très fort à toi, One Piece).
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En ce sens, et quand bien même il souffre du parti pris de continuité transmédia voulu par Takeshi Koike (avec en son coeur, des oeuvres n'ayant jamais atteintes nos frontières), qui a reconceptualiser le ton et les personnages tout en créant de vrais ponts avec le passé, il y a un enthousiasme sincère qui se dégage de la vision de La lignée immortelle, moins film de casse - malgré l'existence d'un trésor légendaire - porté par le petit-fils d'Arsène Lupin que récit de survie un poil introspectif (moins que Le Tombeau de Daisuke Jigen, cela dit) sur une île mystérieuse et frappé du sceau d'une menace écrasante et omniprésente, joue la carte d'une animation comme d'un ton moins fantasque que Lupin III : The First de Takashi Yamazaki (avec sa 3D pimpante et son humour résolument plus bon enfant), pour voguer vers une dynamique plus traditionnelle, sombre et mature, baignant dans une violence crue et une atmosphère gentiment anxiogène.
Une vraie surprise prenante et urgente, même si quelques pièces de son complexe puzzle échappent sensiblement aux non-initiés - dont nous.
Jonathan Chevrier


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