[CRITIQUE] : Destins Croisés
Réalisateur : Andrew Stanton
Actrice : Rashida Jones, Daveed Diggs, Kate McKinnon, Jorge Vargas,...
Distributeur : Disney Plus France
Budget : -
Genre : Drame, Science-fiction.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min
Synopsis :
Trois intrigues, s’étendant sur des milliers d’années, s’entrecroisent et réfléchissent sur le cycle de la vie.
Il y a quelque chose de profondément cruel dans le fait qu'Andrew Stanton, papa de deux des plus beaux films de la firme à la lampe Pixar (Le monde de Nemo et, surtout, Wall-E), n'a jamais réellement pu sauter le pas de l'animation aux prises de vue réelles, plombé par le flop immérité de John Carter from Mars, dont l'ambition fut autant plombé par le studio aux grandes oreilles, que par une production chaotique qui ne pouvait amener qu'à un désintérêt profond du public.
Adapté trop tard pour ne pas subir le dictat de la comparaison, le film n'en reste pourtant pas moins un space-opéra épique et sincère au pur esprit serial, qui mérite sa réhabilitation - allez, let's go back to Barsoom !
![]() |
| Copyright 2025 Searchlight Pictures All Rights Reserved. |
Quatorze ans plus tard, et alors qu'un improbable et redouté Toy Story 5 est en passe de pointer le bout de son nez, c'est sur la pointe des bobines qu'il retente l'expérience avec In the blink of an eye aka Destins Croisés par chez nous (pourquoi pas), bazardé par Disney directement sur sa plateforme, comme si elle se préservait d'un hypothétique four en salles - où qu'elle lui faisait encore payer, un peu, son infortune passée.
Et, contrairement à son adaptation des écrits d'Edgar Rice Burroughs, difficile de ne pas donner raison à Mickey tant ce second effort en prises de vue réelles à la production une fois encore peu heureuse (production interrompu par la pandémie du Covid-19, tournage repoussé de trois ans, et plus de deux ans et demi de post-production par la suite), a tout d'une oeuvre malade à l'écriture aussi confuse que superficielle, qui vise les étoiles tout en étant incapable de décoller une seule seconde.
Cousin éloigné de Cloud Atlas (dans sa structure, mais pas que) qui tente de tisser des liens entre ses divers protagonistes à travers le temps et les époques (un jeune Néandertaliens, une anthropologue au présent - le segment principal et, définitivement, le plus bancal - une astronaute dans le futur), au coeur d'une narration précipitée (90 minutes de bobines) et dénuée de toute profondeur, qui n'arrive jamais à aborder au-delà de la surface ses - maigres - thématiques, ni a rendre un tant soit peu empathique ses personnages (la faute à une incapacité à composer de vrais enjeux dramatiques)
![]() |
| Copyright 2025 Searchlight Pictures All Rights Reserved. |
En découle un exposé certes humaniste mais affreusement mièvre et fragile sur le désir de connexion de l'humanité à travers les âges, comme son angoisse existentielle face à la mort, qui a tout d'une publicité pour la MAAF trop étirée pour son bien, là où il aurait pu être avec un poil plus d'ambition, une captivante mini-série qui se laisse le temps de se développer et d'exister.
Damn Andrew...
Jonathan Chevrier



.jpg)





