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[CRITIQUE] : Cleaner


Réalisateur : Martin Campbell
Avec : Daisy Ridley, Clive Owen, Taz Skylar, Ray Fearon,...
Distributeur : Canal +
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min.

Synopsis :
En plein coeur de Londres, au sommet de la tour Shard, une grande entreprise spécialisée dans l'énergie tient un gala annuel. Mais des militants radicaux pénètrent les lieux et prennent tout le monde en otage. Organisés comme des paramilitaires, les écoterroristes veulent dénoncer la corruption qui règne au sein de la firme. Déterminés, ils sont équipés d'armes et de charges explosives. A l'extérieur de l'immeuble, Joanna "Joey" Locke, une ancienne militaire reconvertie en laveuse de vitres, est sur sa nacelle. Quand la situation dégénère, elle se décide à intervenir pour stopper les terroristes...





À une heure ou le mot DTV ne veut plus forcément rien dire, que ce soit autant à cause des affres de la pandémie que de l'explosion des plateformes de streaming, il y a quelque chose de savoureusement régressif à découvrir une bande telle que Cleaner du solide faiseur et vieux briscard de l'action Martin Campbell même si, ironiquement, c'est du côté d'une plateforme (enfin, plus où moins : le catalogue de péloches inédites made in Canal +) qu'on peut le découvrir dans l'hexagone.

Sorte de retour en arrière au coeur des 80s/90s, où des réalisateurs renommés pouvaient joyeusement aller s'encanailler à concocter du divertissement musclé et oubliable, tout droit destiné à garnir les rayons des vidéoclubs; le dernier long-métrage en date de Campbell ne s'embarasse d'aucune fioriture (comprendre : complexité, subtilité ou même cohérence) et va strictement à l'essentiel : divertir son auditoire en bonne péloche du samedi soir qui se respecte, et qui ne demande uniquement que les pizzas et les bières soient dressées, pour faire son office.

Courtesy of Quiver Distribution

N'allant jamais plus loin que sa formule prétexte et simpliste ne le laisse entendre (un mix gentillet entre La Chute de la Maison Blanche, La Tour Montparnasse Infernale et Die Hard, ou l'on suit une vétérane des forces spéciales, Joey Locke, devenu laveuse de vitres sur les gratte-ciel londoniens et qui se retrouve, malgré elle, au beau milieu d'une attaque d'éco-terroristes), tout en embrassant pratiquement tous ses attributs pulpeux et caricaturaux avec gourmandise (personnages taillés à la serpe en prime), le film joue la carte d'une action punchy et kitschouille à souhait, solidement rythmée et emballée, qui met intelligemment en valeur une Daisy Ridley aussi charmante que crédible dans la castagne (tant mieux, puisqu'elle semble avoir fait de la bisserie qui tâche, son nouveau terrain de jeu), même si elle fait bien plus parler sa tête que ses poings.

Pas chiche en petits plaisirs jouissifs, qu'il dégaine avec un aplomb incroyable (quelques mises à mort assez crues), Cleaner ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais son essence furieusement 80s/90s saura divertir et parler au plus nostalgiques des spectateurs - dont nous.
On n'en demandait pas forcément plus...


Jonathan Chevrier