[CRITIQUE] : Strange Harvest
Réalisateur : Stuart Ortiz
Avec : Peter Zizzo, Andy Lauer, Matthew Peschio,...
Distributeur : Shadowz
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min.
Synopsis :
Un contrôle de routine dans la banlieue de San Bernardino conduit à une découverte macabre : une famille de trois personnes a été ligotée, saignée et posée sous un étrange symbole écrit en lettres de sang au plafond. L'inspecteur Joe Kirby et Lexi Taylor reconnaissent le symbole comme la carte de visite d'un tueur datant de 15 ans et se faisant appeler Mr. Shiny, qui semble être revenu pour continuer sa série de meurtres.
C'est la règle pour tout cinéphile avec un minimum de bon goût qui sait se faire plaisir : qui dit fin du mois (bon, il s'avère que c'est le début et la fin du mois cette fois-ci, ne relève pas cette contradiction et profite tout slmplement de cette double gourmandise, petit lecteur glouton), implique obligatoirement de faire un petit détour du côté de chez Shadowz pour aller y découvrir ses nouvelles propositions fantastiques et horrifiques - mais pas que.
Il y a des routines qui fonctionnent bien, et celle-là est clairement l'une de nos favorites.
Et pour l'arrivée d'un été dont la chaleur est aussi délicate qu'un coup de fer à repasser chauffé à blanc en travers de la tronche - où pas loin -, la plateforme ne fait décemment pas dans la dentelle de dégainant un vrai bout de cinéma qui vaut gentiment son pesant de pop-corn : Strange Harvest, estampillé premier long-métrage en solo de Stuart Ortiz (le cultissime Grave Encounters), l'un des deux membres du tandem The Vicious Brothers, qui tire le parti pris d'un pitch résolument ramassé et familier, pour dégainer une séance certes prévisible mais savoureusement captivante et brutal dans sa manière de jouer sur la rétrospective sauce faux documentaire matinée de cosmic horror.
Dit pitch simpliste mais savamment macabre (dans la banlieue de San Bernardino, une famille de trois personnes a été ligotée, saignée et posée sous un étrange symbole écrit en lettres de sang au plafond. Les enquêteurs assemblent les pièces du puzzle, les menant à une piste unique : ces meurtres seraient l'œuvre d'un tueur en série se faisant appeler Mr. Shiny qui, à la connaissance des forces de l'ordre, n'avait plus sévit depuis plus de 15 ans), qui sert de mantra à une expérience à la fois gentiment brutale et déroutante, dont l'illusion du réalisme documentaire qu'il compose à travers une diégèse plutôt intelligente et troublante (séquences de scènes de crime, interviews, extraits d'émissions/journaux, flux de vidéos surveillance, images issues de webcams,... il est rare qu'une impression de réel transparaisse autant à l'écran, même si quelques détails font tiquer), tend autant à renforcer la mythologie qu'à percer le mystère insondable d'une entité surnaturelle et Michael Myers-esque, un croquemitaine qui se nourrit des angoisses qu'il suscite autant qu'il agit avec un esprit aussi méthodique que prédateur (dont les meurtres rappellent presque l'ambiance malaisante et poisseuse de Sinister).
Avec : Peter Zizzo, Andy Lauer, Matthew Peschio,...
Distributeur : Shadowz
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min.
Synopsis :
Un contrôle de routine dans la banlieue de San Bernardino conduit à une découverte macabre : une famille de trois personnes a été ligotée, saignée et posée sous un étrange symbole écrit en lettres de sang au plafond. L'inspecteur Joe Kirby et Lexi Taylor reconnaissent le symbole comme la carte de visite d'un tueur datant de 15 ans et se faisant appeler Mr. Shiny, qui semble être revenu pour continuer sa série de meurtres.
C'est la règle pour tout cinéphile avec un minimum de bon goût qui sait se faire plaisir : qui dit fin du mois (bon, il s'avère que c'est le début et la fin du mois cette fois-ci, ne relève pas cette contradiction et profite tout slmplement de cette double gourmandise, petit lecteur glouton), implique obligatoirement de faire un petit détour du côté de chez Shadowz pour aller y découvrir ses nouvelles propositions fantastiques et horrifiques - mais pas que.
Il y a des routines qui fonctionnent bien, et celle-là est clairement l'une de nos favorites.
Et pour l'arrivée d'un été dont la chaleur est aussi délicate qu'un coup de fer à repasser chauffé à blanc en travers de la tronche - où pas loin -, la plateforme ne fait décemment pas dans la dentelle de dégainant un vrai bout de cinéma qui vaut gentiment son pesant de pop-corn : Strange Harvest, estampillé premier long-métrage en solo de Stuart Ortiz (le cultissime Grave Encounters), l'un des deux membres du tandem The Vicious Brothers, qui tire le parti pris d'un pitch résolument ramassé et familier, pour dégainer une séance certes prévisible mais savoureusement captivante et brutal dans sa manière de jouer sur la rétrospective sauce faux documentaire matinée de cosmic horror.
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Dit pitch simpliste mais savamment macabre (dans la banlieue de San Bernardino, une famille de trois personnes a été ligotée, saignée et posée sous un étrange symbole écrit en lettres de sang au plafond. Les enquêteurs assemblent les pièces du puzzle, les menant à une piste unique : ces meurtres seraient l'œuvre d'un tueur en série se faisant appeler Mr. Shiny qui, à la connaissance des forces de l'ordre, n'avait plus sévit depuis plus de 15 ans), qui sert de mantra à une expérience à la fois gentiment brutale et déroutante, dont l'illusion du réalisme documentaire qu'il compose à travers une diégèse plutôt intelligente et troublante (séquences de scènes de crime, interviews, extraits d'émissions/journaux, flux de vidéos surveillance, images issues de webcams,... il est rare qu'une impression de réel transparaisse autant à l'écran, même si quelques détails font tiquer), tend autant à renforcer la mythologie qu'à percer le mystère insondable d'une entité surnaturelle et Michael Myers-esque, un croquemitaine qui se nourrit des angoisses qu'il suscite autant qu'il agit avec un esprit aussi méthodique que prédateur (dont les meurtres rappellent presque l'ambiance malaisante et poisseuse de Sinister).
Une belle surprise donc, glauque et efficace.
Jonathan Chevrier








