[CRITIQUE] : In Waves
Réalisateur : Phuong Mai Nguyen
Acteurs : avec les voix de Lyna Khoudri, Paul Kircher, Rio Vega,...
Distributeur : Diaphana Distribution
Budget : -
Genre : Animation, Drame, Romance.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h35min.
Synopsis :
À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan.
Adaptation du roman graphique d’AJ Dungo (2019).
L’animation, par ses possibilités multiples et ses divers talents en fond, est et restera toujours vectrice d’une émotion palpable. Qu’importe si l’on est dans la comédie familiale, dans le drame intime ou dans une proposition plus sombre encore, qu’importe même si on est dans du dessin 2D, de la 3D, de la stop-motion ou autre : un bon film d’animation porte les germes d’un affect palpable, qui transperce les conventions visuelles que l’on peut se placer. C’est en cela qu’on reconnaît les meilleurs titres du genre et c’est cet aspect qui constitue à nos yeux la plus grande réussite du In Waves de Phuong Mai Nguyen.
Adapter le roman graphique d’AJ Dungo avait quelque chose de périlleux, notamment par la proximité intime du sujet et sa manière de mettre des couleurs sur les peurs liées à la perte et l’amour. De même, comme nous avons pu en parler avec sa réalisatrice, le travail technique sur l’eau pouvait constituer un obstacle graphique malgré les évolutions dans le domaine. C’est pourtant bien dans cette approche aqueuse que le film trouve son élément : celui d’une dynamique de vie qui dépasse le temps, les émotions résistant aux drames du corps et du temps.
Dans une narration de coming-of-age entamée à l’américaine, le long-métrage trouve un rythme qui fait sourire gentiment puis nous happe durablement, accentué par ses flash-backs et son approche du travail graphique qui permet des raccords thématiques. De même, la gestion du mouvement et des couleurs accentue une luminosité empathique, une approche quasi solaire avec un sujet rempli de douleurs et n’esquivant jamais les instants plus dramatiques. C’est justement là que la mise en scène de Phuong Mai Nguyen fait exploser le cœur de son histoire, liant les protagonistes dans du relationnel affecté et sincère dans une esthétique appelant à la réconciliation avec des blessures profondes.
In Waves fait ainsi naître la couleur dans les coins les plus sombres, la vie dans les douleurs. Il en ressort une œuvre à l’émotivité palpable, une proximité empathique et touchante qui réussit à donner du corps à ses meurtrissures avec une technique à souligner. Aussi beau visuellement qu’émouvant thématiquement, c’est un plaisir d’animation qui mérite largement de trouver son audience, ne serait-ce que par sa manière de nous réconcilier avec la perte avec une douce chaleur. À l’instar d’une brise estivale qui amène son lot de souvenirs, le film de Phuong Mai Nguyen apporte de tendres larmes.
Liam Debruel
Acteurs : avec les voix de Lyna Khoudri, Paul Kircher, Rio Vega,...
Distributeur : Diaphana Distribution
Budget : -
Genre : Animation, Drame, Romance.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h35min.
Synopsis :
À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan.
Adaptation du roman graphique d’AJ Dungo (2019).
L’animation, par ses possibilités multiples et ses divers talents en fond, est et restera toujours vectrice d’une émotion palpable. Qu’importe si l’on est dans la comédie familiale, dans le drame intime ou dans une proposition plus sombre encore, qu’importe même si on est dans du dessin 2D, de la 3D, de la stop-motion ou autre : un bon film d’animation porte les germes d’un affect palpable, qui transperce les conventions visuelles que l’on peut se placer. C’est en cela qu’on reconnaît les meilleurs titres du genre et c’est cet aspect qui constitue à nos yeux la plus grande réussite du In Waves de Phuong Mai Nguyen.
Adapter le roman graphique d’AJ Dungo avait quelque chose de périlleux, notamment par la proximité intime du sujet et sa manière de mettre des couleurs sur les peurs liées à la perte et l’amour. De même, comme nous avons pu en parler avec sa réalisatrice, le travail technique sur l’eau pouvait constituer un obstacle graphique malgré les évolutions dans le domaine. C’est pourtant bien dans cette approche aqueuse que le film trouve son élément : celui d’une dynamique de vie qui dépasse le temps, les émotions résistant aux drames du corps et du temps.
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Dans une narration de coming-of-age entamée à l’américaine, le long-métrage trouve un rythme qui fait sourire gentiment puis nous happe durablement, accentué par ses flash-backs et son approche du travail graphique qui permet des raccords thématiques. De même, la gestion du mouvement et des couleurs accentue une luminosité empathique, une approche quasi solaire avec un sujet rempli de douleurs et n’esquivant jamais les instants plus dramatiques. C’est justement là que la mise en scène de Phuong Mai Nguyen fait exploser le cœur de son histoire, liant les protagonistes dans du relationnel affecté et sincère dans une esthétique appelant à la réconciliation avec des blessures profondes.
In Waves fait ainsi naître la couleur dans les coins les plus sombres, la vie dans les douleurs. Il en ressort une œuvre à l’émotivité palpable, une proximité empathique et touchante qui réussit à donner du corps à ses meurtrissures avec une technique à souligner. Aussi beau visuellement qu’émouvant thématiquement, c’est un plaisir d’animation qui mérite largement de trouver son audience, ne serait-ce que par sa manière de nous réconcilier avec la perte avec une douce chaleur. À l’instar d’une brise estivale qui amène son lot de souvenirs, le film de Phuong Mai Nguyen apporte de tendres larmes.
Liam Debruel


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