[CRITIQUE] : La Dernière séance
Réalisateur : Pan Nalin
Acteurs : Bhavin Rabari, Bhavesh Shrimali, Richa Meena,...
Distribution : Friday Entertainment
Budget : -
Genre : Drame
Nationalité : Indien, Français, Américain.
Durée : 1h42min
Synopsis :
En 2010, dans l’Inde rurale, Samay, 9 ans, découvre le cinéma et en tombe éperdument amoureux. Grâce à son amitié secrète avec le projectionniste du village, il vit sa passion depuis la cabine de projection, alors que la fin de l’ère du 35 mm menace de faire disparaître la magie qui les unit.
On s'était posé la question avant même que le mois de janvier n'ait eu la chance de terminer de nous offrir toutes ses propositions cinématographiques : et si la plus belle et authentique déclaration d'amour faite au septième art, nous venait tout simplement d'un petit village du nord de l'Azerbaïdjan, à la frontière de l'Iran, au détour du magnifique documentaire du wannabe cinéaste Orkhan Aghazadeh (son premier effort, ce qui force d'autant plus le respect), Le Retour du projectionniste, qui célébrait la notion la plus élémentaire du cinéma : le partage d'une expérience collective, d'une oeuvre, à travers l'action de projeter des images à une poignée de spectateurs qui ne demande qu'à quitter, même pour une poignée de minutes, la monotonie affligeante du quotidien.
Un petit bijou d'humanité qui célèbre le pouvoir incandescent d'un (septième) art comme lien social et intergénérationnel aussi évident qu'important, qui se doit d'être chèrement protégé et transmit.
Taquine, l'année cine 2026 a décidé de lui dégainer à peine six mois plus tard, un joli concurrent dans les pellicules : La Dernière séance de Pan Nalin, drame semi-autobiographique sensiblement plus tourné du côté du Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore (ssns jouer la carte de la comparaison facile, évidemment), à travers aussi bien sa volonté de décortiquer les rouages de l'expérience de la projection cinématographique pour la rendre tout autant concrète qu'onirique (capturée au moment même où le déclin de la pellicule et de l'exploitation traditionnel, avait entamé son ultime virage), que la relation passionnée et passionnante entre le jeune Samay (un attachant Bhavin Rabari) et le septième art, né au détour d'une séance familial dans un cinéma local qu'il ne veut plus quitter quitte à, justement, sécher les cours pour passer ses journées dans la cabine de projection alors même que sa salle est menacée de fermeture.
Enlacé dans le confort d'une nostalgie cotonneuse, au point de ne pas étoffer plus que de raison sa narration (et encore moins ses personnages, au-delà de son jeune héros) pour mieux jouer avec les couleurs et la richesse chromatique de ses images, Pan Nalin profite de la simplicité assumée de sa prose (un récit d'apprentissage à hauteur d'enfants et de pellicules) pour croquer un drame touchant et empathique sur le pouvoir attractif et transformateur du cinéma, comme peu on réussit à le faire jusqu'à présent.
Jonathan Chevrier
Acteurs : Bhavin Rabari, Bhavesh Shrimali, Richa Meena,...
Distribution : Friday Entertainment
Budget : -
Genre : Drame
Nationalité : Indien, Français, Américain.
Durée : 1h42min
Synopsis :
En 2010, dans l’Inde rurale, Samay, 9 ans, découvre le cinéma et en tombe éperdument amoureux. Grâce à son amitié secrète avec le projectionniste du village, il vit sa passion depuis la cabine de projection, alors que la fin de l’ère du 35 mm menace de faire disparaître la magie qui les unit.
On s'était posé la question avant même que le mois de janvier n'ait eu la chance de terminer de nous offrir toutes ses propositions cinématographiques : et si la plus belle et authentique déclaration d'amour faite au septième art, nous venait tout simplement d'un petit village du nord de l'Azerbaïdjan, à la frontière de l'Iran, au détour du magnifique documentaire du wannabe cinéaste Orkhan Aghazadeh (son premier effort, ce qui force d'autant plus le respect), Le Retour du projectionniste, qui célébrait la notion la plus élémentaire du cinéma : le partage d'une expérience collective, d'une oeuvre, à travers l'action de projeter des images à une poignée de spectateurs qui ne demande qu'à quitter, même pour une poignée de minutes, la monotonie affligeante du quotidien.
Un petit bijou d'humanité qui célèbre le pouvoir incandescent d'un (septième) art comme lien social et intergénérationnel aussi évident qu'important, qui se doit d'être chèrement protégé et transmit.
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| Copyright Friday Entertainment |
Taquine, l'année cine 2026 a décidé de lui dégainer à peine six mois plus tard, un joli concurrent dans les pellicules : La Dernière séance de Pan Nalin, drame semi-autobiographique sensiblement plus tourné du côté du Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore (ssns jouer la carte de la comparaison facile, évidemment), à travers aussi bien sa volonté de décortiquer les rouages de l'expérience de la projection cinématographique pour la rendre tout autant concrète qu'onirique (capturée au moment même où le déclin de la pellicule et de l'exploitation traditionnel, avait entamé son ultime virage), que la relation passionnée et passionnante entre le jeune Samay (un attachant Bhavin Rabari) et le septième art, né au détour d'une séance familial dans un cinéma local qu'il ne veut plus quitter quitte à, justement, sécher les cours pour passer ses journées dans la cabine de projection alors même que sa salle est menacée de fermeture.
Enlacé dans le confort d'une nostalgie cotonneuse, au point de ne pas étoffer plus que de raison sa narration (et encore moins ses personnages, au-delà de son jeune héros) pour mieux jouer avec les couleurs et la richesse chromatique de ses images, Pan Nalin profite de la simplicité assumée de sa prose (un récit d'apprentissage à hauteur d'enfants et de pellicules) pour croquer un drame touchant et empathique sur le pouvoir attractif et transformateur du cinéma, comme peu on réussit à le faire jusqu'à présent.
Jonathan Chevrier


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