[CRITIQUE] : Night Patrol
Réalisateur : Ryan Prows
Acteurs : Justin Long, Jermaine Fowler, RJ Tyler, Nicki Micheaux, Dermot Mulroney, Phil Brooks,...
Distribution : -
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h44min
Synopsis :
Un officier de la police de Los Angeles doit mettre de côté ses différends avec les gangs de rue lorsqu'il découvre qu'un groupe de travail de la police locale cache un horrible secret qui met en danger les habitants de la cité HLM où il a grandi.
Ce n'est pas le genre d'affirmation risquée capable de remettre en jeu notre badge de cinéphiles certifiés, que d'affirmer que ce bon vieux Justin Long et ses bientôt cinquante printemps au compteur (une vérité dur à encaisser pour ceux ayant grandit/vieillit avec lui et à travers ses films), est un put*** de comédien qui mériterait un minimum son heure de gloire au sein d'une jungle Hollywoodienne qui ne lui a jamais réellement fait de cadeau, lui qui a pourtant su se tailler une place résolument de choix - même si un poil discrète - au coeur d'un circuit indépendant où il est devenu l'un des visages les plus familiers (au même titre que de l'univers de son poto de coeur Kevin Smith).
Si sa présence au coeur d'une distribution n'est pas, fondamentalement, un gage de qualité (quand bien même sa filmographie recèle bien plus de pépites que de gros tâcherons impardonnables), elle implique néanmoins la possibilité d'être face à une vraie expérience voguant gentiment hors des sentiers battus, quitte à sensiblement plonger tête la première dans le mur.
Faîtes entrer un sacré accusé à la barre : Night Patrol de Ryan " V/H/S/94 " Prows, dont les ambitions folles sont totalement plombés par une écriture affreusement maladroite, lui qui cherche à mixer film de vampires et comédie socialo-horrifique sous fond de police corrompue et raciste, au plus près d'une unité de flics vampires et suprématicistes blancs, assassinant la communauté noire dans les ghettos de L.A., qui n'a que pour seul espoir une association improbable entre les Crips et les Bloods (!)
Chargé comme une mule - et le mot est faible -, dans sa fusion malade et tout en excès entre Colors (voire End of Watch) et 30 jours de nuit sauce American Nightmare, qui bazarde toute idée de subtilité au détour d'un divertissement quasi-cartoonesque et gentiment gore mais surtout méchamment alambiqué, poussif et effarant de bêtise (ses dialogues qui surlignent chaque action au tractopelle...), qui vise presque à banaliser la brutalité policière sous l'autel d'un humour limité - et d'une ultra-violence affirmée.
Qu'il aborde superficiellement la moindre de ses thématiques fascinantes (l'idée d'une institution qui broie toute humanité qui la rejoint; la complexité niché dans la psyché d'un flic afro-américain qui quitte la violence des gangs, pour servir une brutalité surnaturelle et raciste encore plus affirmée) pourrait encore - légèrement - passer, s'il arrivait un minimum à embrasser ses contours pulp et satirique, mais Night Patrol se gamelle sur tous les points avec une frénésie digne d'un Z mal luné.
Reste un Justin Long qui court beaucoup, et un Phil " CM Punk " Brooks creapy as hell... c'est maigre, rachitique même.
Jonathan Chevrier
Acteurs : Justin Long, Jermaine Fowler, RJ Tyler, Nicki Micheaux, Dermot Mulroney, Phil Brooks,...
Distribution : -
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h44min
Synopsis :
Un officier de la police de Los Angeles doit mettre de côté ses différends avec les gangs de rue lorsqu'il découvre qu'un groupe de travail de la police locale cache un horrible secret qui met en danger les habitants de la cité HLM où il a grandi.
Ce n'est pas le genre d'affirmation risquée capable de remettre en jeu notre badge de cinéphiles certifiés, que d'affirmer que ce bon vieux Justin Long et ses bientôt cinquante printemps au compteur (une vérité dur à encaisser pour ceux ayant grandit/vieillit avec lui et à travers ses films), est un put*** de comédien qui mériterait un minimum son heure de gloire au sein d'une jungle Hollywoodienne qui ne lui a jamais réellement fait de cadeau, lui qui a pourtant su se tailler une place résolument de choix - même si un poil discrète - au coeur d'un circuit indépendant où il est devenu l'un des visages les plus familiers (au même titre que de l'univers de son poto de coeur Kevin Smith).
Si sa présence au coeur d'une distribution n'est pas, fondamentalement, un gage de qualité (quand bien même sa filmographie recèle bien plus de pépites que de gros tâcherons impardonnables), elle implique néanmoins la possibilité d'être face à une vraie expérience voguant gentiment hors des sentiers battus, quitte à sensiblement plonger tête la première dans le mur.
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Faîtes entrer un sacré accusé à la barre : Night Patrol de Ryan " V/H/S/94 " Prows, dont les ambitions folles sont totalement plombés par une écriture affreusement maladroite, lui qui cherche à mixer film de vampires et comédie socialo-horrifique sous fond de police corrompue et raciste, au plus près d'une unité de flics vampires et suprématicistes blancs, assassinant la communauté noire dans les ghettos de L.A., qui n'a que pour seul espoir une association improbable entre les Crips et les Bloods (!)
Chargé comme une mule - et le mot est faible -, dans sa fusion malade et tout en excès entre Colors (voire End of Watch) et 30 jours de nuit sauce American Nightmare, qui bazarde toute idée de subtilité au détour d'un divertissement quasi-cartoonesque et gentiment gore mais surtout méchamment alambiqué, poussif et effarant de bêtise (ses dialogues qui surlignent chaque action au tractopelle...), qui vise presque à banaliser la brutalité policière sous l'autel d'un humour limité - et d'une ultra-violence affirmée.
Qu'il aborde superficiellement la moindre de ses thématiques fascinantes (l'idée d'une institution qui broie toute humanité qui la rejoint; la complexité niché dans la psyché d'un flic afro-américain qui quitte la violence des gangs, pour servir une brutalité surnaturelle et raciste encore plus affirmée) pourrait encore - légèrement - passer, s'il arrivait un minimum à embrasser ses contours pulp et satirique, mais Night Patrol se gamelle sur tous les points avec une frénésie digne d'un Z mal luné.
Reste un Justin Long qui court beaucoup, et un Phil " CM Punk " Brooks creapy as hell... c'est maigre, rachitique même.
Jonathan Chevrier


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