Thibaut

[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #53. Semaine du 23 au 29 juin 2019



Chaque semaine je fais — pour vous — le tour des programmes TV en extirpant de tout cela une programmation cinématographique autour de trois œuvres.


Semaine du 23 Juin au 29 Juin



Dimanche 23 Juin. 

Quatre Mariages et un Enterrement de Mike Newell sur France4.

Charles, jeune séducteur aux nombreuses conquêtes, a atteint l’âge ou ses connaissent se marient. Dès lors, il se retrouve garçon d’honneur et doit faire face à ses anciennes aventures. Heureusement, il peut compter sur ses plus proches amis, Fiona, Gareth, Tom, Matthew et Scarlett. Lors d’un mariage, Charles rencontre Carrie, charmé par elle il la revoit a un second mariage, la voici fiancée, elle ne tardera plus a se marier…

Richard Curtis, scénariste du film, revient tout prochainement avec Yesterday réalisé par Danny Boyle, une belle excuse pour se refaire cet incontournable de la comédie romantique. L’homme s’est imposé au fil des années comme une référence en matière de romcom réussie, en témoigne Coup de foudre à Notting Hill, Love Actually ou plus récemment Il Etait Temps. Le long-métrage porté par Hugh Grant est l’un de ses premiers essais cinématographiques et contient déjà toute la caractérisation de son univers. Tourbillonnant, aussi désinvolte que cocasse, Quatre mariages et un enterrement contourne élégamment les pièges du genre et faisant exister des personnages un brin loufoques. Mais c’est surtout quand cette ritournelle du mariage vient s’interrompre et que subtilement apparaît la gravité, que le génie de l’écriture de Curtis s’anime. S’il est un maître de la romcom, c’est peut-être parce qu’il parvient à faire du genre un reflet de nos vies, aussi drôle qu’elles puissent être il n’en oublie jamais les instants de tristesses qui la parsème.



Mardi 25 Juin. 

Pan de Joe Wright sur TFX.

Peter est un orphelin et se fait enlever, lui et ses amis, au Pays Imaginaire. Mais la vie n’y est pas aussi féerique qu’elle semble le promettre. Il travaillera avec d’autres orphelins de toutes époques, de tous pays, dans une mine pour Barbe Noire à la recherche du « pixom ». Il réussira à s’échapper, et se mettra à la recherche des Fées en espérant qu’elles l’aident à retrouver sa mère.

Je n’étais pas hyper emballé par le projet Pan, tout cela me semblait être une énième manière de ramener un personnage familier en changeant légèrement l’approche pour draper le connu d’inconnu. Je m’étais trompé. Pan est un émerveillement instantané, une grande oeuvre familial qui vise juste dans sa volonté de divertir. Mais plus encore, le film de Joe Wright est un vrai et beau morceau de cinéma, celui qui est vivifiant, celui qui respire l’inventivité, celui qui parvient à plonger son spectateur dans un univers onirique. Mené tambour battant, le long-métrage offre une aventure ou les influences se chevauche; empruntant autant au mythe de Barbe Noire qu’aux romans de Dickens, Wright semble se faire plaisir, comme s’il était parvenu a créer le film qu’il aurait voir étant enfant.



Mercredi 26 Juin. 

Visages, Villages de Agnès Varda et JR sur Arte.
Agnès Varda et JR décident de sillonner la France des campagnes à bord de leur camion photomaton et, au fil des rencontres, les lieux croisés se couvrent des images des gens rencontrés, projetés sur les murs mêmes de leur habitat, comme par magie...

De rencontre en rencontre, de village en village, une certitude se dessine, Agnès Varda devait rencontrer JR, JR devait rencontrer Agnès Varda. Telle une évidence, ils deviennent sous nos yeux ce couple de cinéma, burlesquement touchant, ils animent pour nous un spectacle d’image, car, ces deux personnalités partage l’amour de l’autre, l’amour de l’art et de sa poésie. La photographie, au centre de tout, se malaxe, se manipule, s’émancipe, agrandissement des êtres faisant de chacun des géants, instant suspendu, naïf ? Oui, assurément, mais ce regard c’est celui de la liberté, celui de l’humain, celui d’une cinéaste et d’un photographe. Varda et JR réinventent le road-trip.



Thibaut Ciavarella 

Thibaut Ciavarella

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