Avengers : L’Ère d'Ultron

[CRITIQUE] : Avengers : L’Ère d'Ultron


Réalisateur : Joss Whedon 
Acteurs : Robert Downey Jr, Chris Hemsworth, Chris Evans, Scarlett Johansson, Mark Ruffalo, Jeremy Renner, Adam Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, James Spader, Anthony Mackie, Samuel L. Jackson,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : 250 000 000 $
Genre : Action, Aventure, Science-Fiction.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h21min.

Synopsis : 

Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.
Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…


Critique :

 
[ATTENTION : Nous vous prévenons à l'avance, cette critique contient bon nombre de spoilers sur l'intrigue de l’Ère d'Ultron, tant il est difficile pour tout critique de ne pas se laisser enivrer par la douce folie des révélations face à une péloche made in Marvel.
Donc tous ceux qui ne veulent pas tout découvrir de ce film, devront attendre sa vision pour mieux apprécier notre avis ]


Comme le premier opus en son temps, la machine de guerre rutilante Avengers : L’Ère d'Ultron était clairement attendu par les spectateurs et les cinéphiles avertis en bon gros hit de l'année 2015 qu'elle est, et ce pour plus d'une raison majeur.

Car qu'elle se doit d'être l'événement qui clôture une excellente seconde phase 2 du MCU est un fait, mais cette nouvelle aventure " globalisée " avait la lourde mission de dépasser de la tête et des épaules un excellent premier opus (depuis surpassé par bons nombres des aventures solos), mais surtout de s'avérer aussi réussi voir même plus encore, que les géniaux Captain America : Le Soldat de l'Hiver et Les Gardiens de la Galaxie; deux péloches ayant prouvées que Marvel pouvait offrir un contenu à la fois original, riche et ambitieux ne se résumant pas qu'a de simples péripéties/bagarres entre superhéros.


Joss Whedon avait donc de quoi frémir un brin devant l'envergure de l'engagement, le bonhomme ayant même assuré que ce Age of Ultron serait son dernier long dans le MCU, remplacé illico presto à la tête des Avengers par le nouveau duo chouchou de la firme, Anthony et Joe Russo.

Reste que le papa - entre autres - de Buffy contre les Vampires est LE fer de lance du MCU, celui qui a permit à la firme aux grandes oreilles et à Marvel de pleinement dominer Hollywood, et pour nous l'idée de le voir faillir face à la tâche était décemment proportionnelle à celle de voir Terminator Genysis convaincre les amoureux des opus de Cameron de la légitimité de son bousillage en bon et dû forme de la mythologie d'origine : soit quasi nulle.

Et si il est indéniable que le Joss réussi amplement sa mission en offrant un divertissement des plus total aux spectateurs, dans une suite bigger, faster and better d'Avengers, il laisse néanmoins un petit gout d'inachevé dans la bouche des cinéphiles que nous sommes, pourtant totalement voué à sa cause une fois entré dans la salle.


Exit la mise en place de son équipe de rêve qui avait pris une bonne partie du premier film, Whedon met cette fois le pied au plancher au sein d'un divertissement plus sombre et dramatique tout en étant plus drôle et décalé que le film original (!), plus prenant avec un vilain bien plus fascinant, diabolique et aux velléités bien plus génocidaires que Loki (pourtant génial) et ses aliens grâce à la prestation vocale immense de l'inestimable James Spader (le " Bondiesque " Ultron, parfait jusque dans son animation irréprochable, est réellement le gros point positif du film, en miroir parfait de son père Tony Stark).

Classique et prévisible même si cohérent et assez complexe, plus humain (la romance Hulk/Veuve Noire apporte une finesse inattendue) et ne laissant aucun de ses nombreux personnages-titre sur le banc de touche (tout le monde est mis en valeur, et encore plus dans l'introduction ou chacun use à merveille de son pouvoir), le film à même le mérite de s'attarder plus longuement sur des personnages pas forcément bien traités jusqu'alors, Clint Barton/Hawkeye (Linda Cardelini jouant la femme de Barton, futur Mockingbird ?) et Natasha Romanoff/Veuve Noire (son passé avec la Red Room, sa romance avec Bruce Banner) en tête, mettant intelligemment plus " retrait " Cap America ou encore Thor (presque externe à l'histoire, tout comme Nick Fury), qui auront leurs opus en solo pour mieux s'exprimer.

On notera également les caméos intéressants pour mieux préparer les prochains opus de la Phase 3 (War Machine et le Faucon, Andy Serkis/Ulysses Klaw, rattachant Black Panther au MCU), et l'arrivée tonitruante dans le Marvelverse de la Vision, qui tient toutes ses promesses (son opposition avec Ultron est excellente).


Méchamment spectaculaire, porté par une générosité et une énergie folle frisant lourdement avec l'indécence (qu'on se le dise, seul Mad Max Fury Road pourra concurrencer cet amas jouissif et fou furieux d'action), bourré jusqu'à la gueule de moments iconiques et de CGI stupéfiants aboutissant à un climax il est vrai moins bandant et plus confus que celui du film précédant; Age of Ultron mise tout sur la surenchère jusqu'à l'excès (certaines scènes d'actions sont un poil illisibles), provoquant parfois un sentiment d'harassement devant la longueur de certaines scènes d'action - à l'instar des Transformers de la Paramount.

Un menu défaut - selon les spectateurs - auquel on peut additionner une introduction " utilitaire " de Scarlet Witch (nouvelle Avengers dans le final et bien plus chouchouté par Whedon) et Quicksilver (Singer en une scène, avait traité le personnage avec plus de coolitude), un score des plus discret et reprenant des scories du Soldat de l'Hiver, Avengers ou encore Iron Man 3, une 3D tout aussi timide et pas forcément utile (elle était bien plus maitrisé sur Les Gardiens de la Galaxie) mais avant tout et surtout l’absence de l'esprit de fun constant instauré dans le 1er opus, ici dénigré au profit d'un humour trop enfantin.

Un esprit fun et décomplexée usé de la plus belle des manières d'ailleurs par James Gunn dans son Guardians of The Galaxy, de loin le meilleur opus Marvel sur grand écran tant il excellait sur tous les tableaux, même celui de l'émotion pourtant si casse-gueule (dès l'ouverture, il mettait au défi le spectateur de ne pas lâcher sa petite larme).


Quelques imperfections qui ne gâchent cependant pas la belle fête qu'il incarne, blockbuster calibré sous forme de mi-conclusion d'une époque assez dramatique et vraie transition vers la très bandante Phase 3 du MCU (Civil War !!!), techniquement impressionnante et au rythme soutenu tout du long malgré quelques petites longueurs.

Reste que Whedon n'a plus ou moins rien perdu de sa superbe, sa magie nous en met toujours plein les yeux dès son ouverture pétaradante et le bonhomme nous replonge avec un certain plaisir non-feint dans l'univers de superhéros qui lui sont si cher, non sans quelques scènes déjà anthologiques (le fight court mais awesome entre Hulk et Iron Hulkbuster, ou quand Tony Stark tente de calmer la fureur du géant vert; ou encore l'arrivée tendue comme la ficelle d'un string du vilain Ultron).

Le cinéaste met donc la barre très haut et les frangins Russo vont devoir passer la seconde pour prétendre à lui ravir son trône de leader du MCU, tant la réunion des Avengers n'est pas si aisée que cela à négocier.

Il n'em^^eche qu'avec le duo à la barre, cela laisse présager de superbes Captain America : Civil War mais surtout Avengers : Infinity Wars Part 1 & 2 !


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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