12 Heures

[CRITIQUE] : 12 Heures


Réalisateur : Simon West
Acteurs :  Nicolas Cage, Josh Lucas, Malin Akerman, Danny Huston, Sami Gayle,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : 35 000 000 $
Genre : Thriller, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min.

Synopsis :
Trahi lors d’un hold-up qui a mal tourné, Will Montgomery, un voleur surdoué, vient de purger huit ans de prison. Désormais, il est décidé à tourner la page et souhaite seulement renouer avec sa fille, Alison. Mais ses anciens associés, tout comme le FBI, sont convaincus que c’est lui qui a caché les 10 millions de dollars du butin avant de se faire prendre. Pour récupérer le magot, Vincent, son ex-complice, kidnappe Alison.
Will a 12 heures pour trouver la somme s’il veut libérer sa fille. Sa seule chance de la sauver est de monter le coup le plus audacieux de sa carrière avec l’aide de Riley, une voleuse aussi sexy que futée…



Critique :

Cela fait désormais plus de huit mois bien tassées, que ce 12 Heures alias Stolen outre-Atlantique, est disponible en téléchargement illégal sur toutes les plateformes que je ne citerais pas parce que vous les connaissez toutes autant que moi.

Téléchargement qui justement devrait être exceptionnellement légalisé et définitivement rémunéré, vu sa piètre qualité aux fortes tendances nanardesques, qui incarne déjà une sale punition en elle-même pour tout ceux ayant eu le courage (ou la folie, au choix) de le regarder de bout en bout, tout en restant un minimum sobre et mentalement sain.

Parce qu'autant le dire tout de suite, quitte à me foutre sur le dos tous les fans clubs extrêmes de Nicolas Cage (et Dieu sait qu'il perd des fans par milliers à chaque nouveau film), cette péloche, comme la majeure partie des péloches du Nic depuis près de sept piges maintenant, ne mérite pas du tout d'avoir sa place en salles.

Plus encore que l'immonde Effraction de Joel Schumacher (qui a poussé au suicide plus d'un cinéphile) de l'an dernier - et qui lui aussi à la réputation d'avoir trainé une pige dans les bureaux d'une Metropolitan ne sachant plus quoi en faire avant de le balancé - 12 Heures ne dépasse jamais le statut de Direct-To-DVD mal foutu et friqué.

Un comble quand on sait que l'accroche " Simon West retrouve Nicolas Cage quinze piges après Les Ailes de L'Enfer ", constituait un petit événement en soit, et avait tout pour faire bander le fan lambda de série B décomplexée et burnée.


Mais le pire dans tout ça, c'est que dans ce film de braquages indigent, suintant de tous ses pores la caca d'éléphant, ou tous les dialogues sont aussi vains que la philosophie de Nabilla, ou l'humour tombe aussi à plat qu'une blague de Kev Adams et qui se permet en plus l'audace de citer le chef d’œuvre absolu de Michael Mann, Heat - blasphème ultime -, le Nic Cage semble s'y amusé comme un gamin, s'évertuant même à ressortir toute sa panoplie de l'actor studio.

En braqueur professionnel aux aptitudes d'amateurs, accessoirement papounet d'une fille coincée dans le coffre d'un taxi pendant douze plombes sans que jamais personne ne s'en aperçoit, il s'amuse comme un petit fou - en même temps il est payé, normal vous me direz -, et te règle le moindre nœud scénaristique et sous-intrigues en cinq secondes montre en main, plus vite que MacGyver et son couteau suisse au un milliard de fonction.

Découpé à outrance comme un quartier de bidoche périmée, archi-répétitif, bourrée d'incohérences plus folles les unes que les autres - au point que je n'ai même pas assez de place dans cette critique pour toutes les citées -, plombé par un scénario pas plus épais qu'une feuille de papier cul Lotus et une direction d'acteur fantomatique - pas cool de refiler un look de rocker/punk suédois sous doliprane au sympa Josh Lucas -, Stolen est une putain d'arnaque sans nom, dont le film conducteur principal à la Jack Bauer du pauvre - trouver dix millions en douze heures sinon a pu fi-fille - est résolu dans un tel foutage de gueule et sans le moindre suspens qu'on se demande bien comment il a été possible d'exploité tout un métrage dessus.



Pas malin donc, et même pas bien du tout tout court, on va très vite faire en sorte d'oublier ce film au profit des prochaines sorties du Cage, Joe et The Expendables 3 en tête, en priant fort qu'il y soit aussi génial que dans sa période folle des nineties.

Parce que oui, à un moment ce n'est plus possible Nico, te voir t'entêter à jouer dans des bouzes, nous ça nous fout sacrément le blues...


Jonathan Chevrier

John Chevrier

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