[CRITIQUE] : Little Brother
Réalisateur : Matt Spicer
Acteurs : John Cena, Eric André, Christopher Meloni, Michelle Monaghan,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h42min.
Synopsis :
Le monde soigneusement construit d'un célèbre agent immobilier est bouleversé lorsque son excentrique « petit frère » réapparaît de manière inattendue.
On peut tous convenir, sans trop d'effort, que John Cena est l'un des comédiens au potentiel comique les plus imposant d'une comédie américaine actuelle pas loin de l'agonie, quand bien même le bonhomme, courageux dans son désir de nous vendre même l'impossible, semble gentiment mais sûrement l'user à coups de productions au mieux anecdotiques (Nos Pires Amis et sa suite), au pire franchement pathétiques (Freelance, Ricky Stanicky, Jackpot), un constat qui, d'ailleurs, ne se résume pas uniquement aux comédies - coucou la saga
Fast(idieux) and Furious.
De son côté, humoriste gonzo n'ayant jamais peur de jouer des extrêmes et de - souvent - son physique, pour provoquer au minimum des réactions - et au mieux des rires - de son auditoire, le désopilant Eric André est un visage réjouissant et singulier de la comédie US qui est résolument allé à la bonne école, sorte de petit frère énervé de Johnny Knoxville et de Sacha Baron Cohen qui n'a peur de rien devant une caméra.
Mais le bonhomme, comme Cena, n'a jamais véritablement eu de vrai projet gravant dans le marbre de la pellicule, son talent humoristique comme sa folie (même si oui, Bad Trip de Kitao Sakurai était sympa), au moins à la hauteur de The Eric André Show.
Et c'est là qu'entre en scène où plutôt, directement au coeur du catalogue d'une firme au Toudoum qui ne s'est pas foulé la rate pour le promouvoir, Little Brother de Matt Spicer (le pas si mal Ingrid Goes West), pas la promesse d'un OFNI messiesque réunissant les deux lascards au sommet de leurs capacités, mais potentiellement d'un beau morceau de rigolade tartiné sur une tranche de pain complet que l'on espérait un tant soit peu solide - une intrigue certes prétexte, mais prompt à des séquences aux délires totalement décomplexés.
À l'écran, la limonade n'est que partiellement réussi quand bien même le film ne ment jamais sur la marchandise (on sait ce que l'on vient voir, et l'on a exactement ce qui était annoncé), partant d'un pitch facile (un agent immobilier prospère voit sa vie bousculée lorsque son " petit frère ", Marcus, qu'il côtoyait a l'adolescence dans le cadre d'un projet caritatif, revient dans sa vie), pour mieux dérouler un humour frontal et cru digne des potacheries US white trash des années 2000, abordant superficiellement juste ce qu'il faut quelques thématiques accrocheuses (notions de famille et d'amitié, relation fraternelle complexe,...), pour mieux donner un semblant de justification à son délire cartoonesque gentiment régressif et - souvent - savoureusement gênant, qui tire pleinement profit de l'alchimie palpable entre ses deux comédiens vedettes (André est un parfait Zach Galifianakis sous extas, Cena n'est jamais meilleur que lorsqu'il flirte à la frontière entre la rigidité expressive et la folie pure), voire même de plusieurs seconds couteaux de choix - Christopher Meloni en tête.
Alors certes, ça ne vole pas plus haut qu'un pet bien gras dans le vent mais, à l'instar du récent Pizza Movie de Brian McElhaney et Nick Kocher (voire même Scary Movie de Michael Tiddes), Little Brother semble chercher à raviver une flamme (presque) perdue, celle d'une comédie ricaine déjantée, absurde et (parfois) inventive qui n'avait peur de rien pour susciter le rire - si possible le plus gras possible.
Et quoiqu'on en dise, à une époque du politiquement correct un poil excessif (restons poli), ce genre de proposition nous manque un peu... beaucoup.
Jonathan Chevrier
Acteurs : John Cena, Eric André, Christopher Meloni, Michelle Monaghan,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h42min.
Synopsis :
Le monde soigneusement construit d'un célèbre agent immobilier est bouleversé lorsque son excentrique « petit frère » réapparaît de manière inattendue.
On peut tous convenir, sans trop d'effort, que John Cena est l'un des comédiens au potentiel comique les plus imposant d'une comédie américaine actuelle pas loin de l'agonie, quand bien même le bonhomme, courageux dans son désir de nous vendre même l'impossible, semble gentiment mais sûrement l'user à coups de productions au mieux anecdotiques (Nos Pires Amis et sa suite), au pire franchement pathétiques (Freelance, Ricky Stanicky, Jackpot), un constat qui, d'ailleurs, ne se résume pas uniquement aux comédies - coucou la saga
Fast(idieux) and Furious.
De son côté, humoriste gonzo n'ayant jamais peur de jouer des extrêmes et de - souvent - son physique, pour provoquer au minimum des réactions - et au mieux des rires - de son auditoire, le désopilant Eric André est un visage réjouissant et singulier de la comédie US qui est résolument allé à la bonne école, sorte de petit frère énervé de Johnny Knoxville et de Sacha Baron Cohen qui n'a peur de rien devant une caméra.
Mais le bonhomme, comme Cena, n'a jamais véritablement eu de vrai projet gravant dans le marbre de la pellicule, son talent humoristique comme sa folie (même si oui, Bad Trip de Kitao Sakurai était sympa), au moins à la hauteur de The Eric André Show.
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| Copyright Netflix |
Et c'est là qu'entre en scène où plutôt, directement au coeur du catalogue d'une firme au Toudoum qui ne s'est pas foulé la rate pour le promouvoir, Little Brother de Matt Spicer (le pas si mal Ingrid Goes West), pas la promesse d'un OFNI messiesque réunissant les deux lascards au sommet de leurs capacités, mais potentiellement d'un beau morceau de rigolade tartiné sur une tranche de pain complet que l'on espérait un tant soit peu solide - une intrigue certes prétexte, mais prompt à des séquences aux délires totalement décomplexés.
À l'écran, la limonade n'est que partiellement réussi quand bien même le film ne ment jamais sur la marchandise (on sait ce que l'on vient voir, et l'on a exactement ce qui était annoncé), partant d'un pitch facile (un agent immobilier prospère voit sa vie bousculée lorsque son " petit frère ", Marcus, qu'il côtoyait a l'adolescence dans le cadre d'un projet caritatif, revient dans sa vie), pour mieux dérouler un humour frontal et cru digne des potacheries US white trash des années 2000, abordant superficiellement juste ce qu'il faut quelques thématiques accrocheuses (notions de famille et d'amitié, relation fraternelle complexe,...), pour mieux donner un semblant de justification à son délire cartoonesque gentiment régressif et - souvent - savoureusement gênant, qui tire pleinement profit de l'alchimie palpable entre ses deux comédiens vedettes (André est un parfait Zach Galifianakis sous extas, Cena n'est jamais meilleur que lorsqu'il flirte à la frontière entre la rigidité expressive et la folie pure), voire même de plusieurs seconds couteaux de choix - Christopher Meloni en tête.
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| Copyright Netflix |
Alors certes, ça ne vole pas plus haut qu'un pet bien gras dans le vent mais, à l'instar du récent Pizza Movie de Brian McElhaney et Nick Kocher (voire même Scary Movie de Michael Tiddes), Little Brother semble chercher à raviver une flamme (presque) perdue, celle d'une comédie ricaine déjantée, absurde et (parfois) inventive qui n'avait peur de rien pour susciter le rire - si possible le plus gras possible.
Et quoiqu'on en dise, à une époque du politiquement correct un poil excessif (restons poli), ce genre de proposition nous manque un peu... beaucoup.
Jonathan Chevrier



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