[CRITIQUE] : In The Hand of Dante
Réalisateur : Julian Schnabel
Acteurs : Oscar Isaac, Gal Gadot, Jason Momoa, Gerard Butler, John Malkovich, Martin Scorsese, Al Pacino, Franco Nero,..
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Thriller, Drame, Policier.
Nationalité : Américain, Italien, Britannique, Chilien.
Durée : 2h33min.
Synopsis :
Nick Tosches, un écrivain, apprend qu'un manuscrit de La Divine Comédie de Dante, volé au Vatican, est réapparu à New York. Incapable de passer à côté de cette opportunité, Nick décide de tenter d'authentifier ce manuscrit et de mener l'enquête sur ses origines, son parcours et celui de son auteur.
Symbole même du film maudit qui s'est construit lui-même son propre cercueil en colza (ou pas loin), pensé par son cinéaste depuis trop d'années pour réellement dépasser le stade du fantasme fétichiste, plombé par une Mostra qui lui aura taillé un costume trois pièces qui aura fait fuir distributeurs comme spectateurs, In The Hand of Dante d'un Julian Schnabel dont on avait pourtant sensiblement apprécié le précédent effort, At Eternity's Gate (portrait tout en pudeur et en humanité d'une figure psychologiquement fragile - un Vincent Van Gogh magistralement incarné par Willem Dafoe -, une proposition à part, troublante - dans le bon sens - au moins autant qu'elle est enivrante et pertinente, jouant moins la carte du biopic ciblé racé que celle d'un portrait intime au récit éclaté, captant l'essence du geste artistique avec une justesse rare), débarque sans tambour ni trompette au coeur d'un catalogue Netflix où l'on imagine mal jouer des coudes pour faire tourner l'algorithme en sa faveur, même avec une distribution plutôt aguicheuse (Oscar Isaac, Gal Gadot, Jason Momoa, Gerard Butler, John Malkovich, Martin Scorsese, Al Pacino où encore Franco Nero, quand bien même la plupart se limite à une apparition éclair).
Adaptation du roman La Main de Dante de Nick Tosches à l'intrigue pas plus nébuleuse qu'une autre (un écrivain égocentrique has hell, apprend qu'un manuscrit de la Divine Comédie de Dante, volé au Vatican, est réapparu à New York et, incapable de passer à côté de cette opportunité, il décide de tenter d'authentifier ce manuscrit et de mener l'enquête sur ses origines, son parcours et celui de son auteur), à la pellicule coincée entre trop de genres pour son bien (le thriller mafieux qui se rêve Scorsesien mais à - à peine - la saveur d'un mauvais Ritchie, le mélodrame romantique sirupeux, le biopic historico-onirique grotesque, la comédie noir qui se rêve burlesque,...), le film arbore trop fièrement ses douloureux contours de fresque pasticho-baroque chorale au propos théologico-philosophique laborieux, étalé sur deux heures et de demie qui en paraissent le triple, dont la fausse complexité ne dépasse jamais le stade de la vanité mal placée, celle d'un cinéaste bouffé par ses idées de grandeurs décomplexées, et se pensant sans (aucun) doute plus malin que son auditoire.
Acteurs : Oscar Isaac, Gal Gadot, Jason Momoa, Gerard Butler, John Malkovich, Martin Scorsese, Al Pacino, Franco Nero,..
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Thriller, Drame, Policier.
Nationalité : Américain, Italien, Britannique, Chilien.
Durée : 2h33min.
Synopsis :
Nick Tosches, un écrivain, apprend qu'un manuscrit de La Divine Comédie de Dante, volé au Vatican, est réapparu à New York. Incapable de passer à côté de cette opportunité, Nick décide de tenter d'authentifier ce manuscrit et de mener l'enquête sur ses origines, son parcours et celui de son auteur.
Symbole même du film maudit qui s'est construit lui-même son propre cercueil en colza (ou pas loin), pensé par son cinéaste depuis trop d'années pour réellement dépasser le stade du fantasme fétichiste, plombé par une Mostra qui lui aura taillé un costume trois pièces qui aura fait fuir distributeurs comme spectateurs, In The Hand of Dante d'un Julian Schnabel dont on avait pourtant sensiblement apprécié le précédent effort, At Eternity's Gate (portrait tout en pudeur et en humanité d'une figure psychologiquement fragile - un Vincent Van Gogh magistralement incarné par Willem Dafoe -, une proposition à part, troublante - dans le bon sens - au moins autant qu'elle est enivrante et pertinente, jouant moins la carte du biopic ciblé racé que celle d'un portrait intime au récit éclaté, captant l'essence du geste artistique avec une justesse rare), débarque sans tambour ni trompette au coeur d'un catalogue Netflix où l'on imagine mal jouer des coudes pour faire tourner l'algorithme en sa faveur, même avec une distribution plutôt aguicheuse (Oscar Isaac, Gal Gadot, Jason Momoa, Gerard Butler, John Malkovich, Martin Scorsese, Al Pacino où encore Franco Nero, quand bien même la plupart se limite à une apparition éclair).
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Adaptation du roman La Main de Dante de Nick Tosches à l'intrigue pas plus nébuleuse qu'une autre (un écrivain égocentrique has hell, apprend qu'un manuscrit de la Divine Comédie de Dante, volé au Vatican, est réapparu à New York et, incapable de passer à côté de cette opportunité, il décide de tenter d'authentifier ce manuscrit et de mener l'enquête sur ses origines, son parcours et celui de son auteur), à la pellicule coincée entre trop de genres pour son bien (le thriller mafieux qui se rêve Scorsesien mais à - à peine - la saveur d'un mauvais Ritchie, le mélodrame romantique sirupeux, le biopic historico-onirique grotesque, la comédie noir qui se rêve burlesque,...), le film arbore trop fièrement ses douloureux contours de fresque pasticho-baroque chorale au propos théologico-philosophique laborieux, étalé sur deux heures et de demie qui en paraissent le triple, dont la fausse complexité ne dépasse jamais le stade de la vanité mal placée, celle d'un cinéaste bouffé par ses idées de grandeurs décomplexées, et se pensant sans (aucun) doute plus malin que son auditoire.
Reste un Gege Butler on fire et un Marty Scorsese en mauvais cosplay de Gandalf le gris... c'est maigre, rachitique même.
Jonathan Chevrier


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