[CRITIQUE] : Sniper : No Nation
Réalisateur : Trevor Calverley
Avec : Tom Berenger, Chad Michael Collins, Ryan Robbins, Manuel Rodriguez-Saenz,…
Distributeur : - (Sony Pictures Home Entertainment)
Budget : -
Genre : Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min
Synopsis :
Brandon Beckett, tireur d'élite hors pair, est accusé de terrorisme et désavoué par son pays. Il est alors contraint de disparaître et de se lancer, aux côtés de son père, une légende du métier, dans une mission de sauvetage à haut risque. Pas de renforts, pas de frontières, pas de règles… les Beckett vont devoir affronter la Légion de Fer, une armée de mercenaires impitoyables, pour empêcher un régime corrompu de déclencher une guerre et prouver que, même sans drapeau, le combat a encore un sens.
On ne le dit sans doute pas assez, avouons même que le bonhomme ne squatte pas plus que cela nos sections nostalgiques consacrées - en grande partie - au cinéma burné d'hier qu'on aime d'amour (alors que sa filmographie regorge de petites pépites qui y ont totalement leur place), mais on adore ce bon vieux Tom Berenger... voilà, c'est dit.
Une vraie gueule de cinéma passée par les caméras de plusieurs cinéastes de renom (Abel Ferrara, Oliver Stone, Ridley Scott, Costa-Gavras où encore Robert Altman et plus récemment Christopher Nolan), mais également une sacrée galerie de faiseurs d'action comme on n'en fait plus (Michael Winner, Richard Brooks, Richard Lester, John Irvin, Wolfgang Petersen, Phillip Noyce, Roger Spottiswoode, Rowdy Herrington,... la liste est longue et folle), un bonhomme sûr dont la carrière à certes vite déclinée au virage des années 2000 (comme tous les bons action men qui se respecte), sans pour autant qu'il perde une once de son petit statut de légende au coeur d'un cinéma bis où il est comme chez lui.
Un ami de la famille, tout simplement.
Alors inutile de préciser qu'on ne peut s'empêcher de kiffer comme des gamins à l'idée de le voir revenir au coeur d'une saga Sniper qu'il a plus où moins lâché depuis le troisième opus, et sa transformation en DTV de luxe tournés entre deux usines à yaourt désaffectées bulgares (Billy Zane l'a solidement remplacé pendant un moment, même s'il est venu faire un petit coucou sans les cinquième et septième film), avec Sniper : No Nation du bleu Trevor Calverley, douzième monture (!) d'une franchise lessivée et fauchée mais au coeur gros comme ça, dont l'intrigue prétexte est intimement liée à celle du film précédent - The Last Stand, sorti l'an dernier -, et qui voit l'increvable Thomas Beckett au mantra légendaire (« One shot. One kill »), s'associer à son rejeton Brandon (un Chad Michael Collins qui fait le job) renié par sa mère patrie pour zigouiller une armée de mercenaires impitoyable qui les traque lui et sa team.
Sans surprise, le film tâte méchamment plus la carte de la parlotte molle de la fesse gauche (on comble comme on peut dans ce genre de productions, donc souvent très mal) que de l'action pure qui dépote, divertissant tant bien que mal son auditoire jusqu'à un dernier tiers où il peut enfin liquider son maigre budget et passer à l'action, dans un joli carnage chaotique (plus de ralentis que dans le climax d'un épisode d'Alerte Cobra) et énervé qui justifierait presque son pesant de pop-corn.
C'est fragile as hell, frappé d'un rythme en dents de scie mais cornaqué d'une manière suffisamment lisible pour ne pas irriter plus que de raison son auditoire.
Et puis voir Berenger dessouder froidement son prochain fusil à la main, avec soixante-seize printemps au compteur... tu joues avec notre nostalgie Trevor Calverley, tu joues avec notre nostalgie.
Jonathan Chevrier

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