[CRITIQUE] : L'Arnaqueuse
Réalisateur : Wilfried Meance
Avec : Fadily Camara, Josiane Balasko, Jean-Pascal Zadi,...
Distributeur : Wild Bunch Distribution
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h22min
Synopsis :
Fanny, 30 ans, enceinte, n’en peut plus de vivre chez son père avec Virgil, son compagnon, champion de la procrastination. Alors quand elle tombe sur une offre en or : un appartement « parquet, moulures, cheminées » en viager dans Paris, elle fonce tête baissée. Mais Masséna, la vendeuse, est tout sauf mourante… Bien décidée à récupérer les clés de sa nouvelle vie, Fanny s’engage dans une guerre sans pitié contre l’arnaqueuse professionnelle.
L'analyse est un poil trivial certes, mais force est d'admettre qu'il fut un temps pas si lointain (peut-être deux bonnes décennies, tout de même) où une comédie portée par l'un des membres du Splendid, était un vrai évènement en salles, d'autant plus une oeuvre portée par une Josianne Valasko qui, comme Gérard Jugnot, est une comédienne (et une cinéaste) populaire capable de se fondre sans faire tâche dans les productions humoristiques des jeunes générations de la comédie hexagonale, dans une sorte de passage de témoin aussi sincère qu'amusé.
Une grande madame du cinéma bien de chez nous qui, sans doute encore aujourd'hui, n'est pas réellement considéré comme tel.
Mais les années ont passés et, las sans doute de se déplacer pour mirer des divertissements pas toujours défendables - pour être poli -, le spectateur moyen n'en a plus réellement fait un rendez-vous.
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Autant dire donc que le premier long-métrage en solo de Wilfried Meance (les sympathiques Jumeaux mais pas trop et Et plus si affinités, co-réalisés avec Olivier Ducray), L'Arnaqueuse, co-écrit par le tandem Jean-Pascal Zadi/Michaël Souhaité, ne partait pas franchement gagnant pour attirer son auditoire, lui qui semblait gentiment s'inscrire non pas dans l'ombre de ses deux premiers - réussis - longs-métrages, mais bien plus dans la même lignée de la comédie populaire jamais vraiment drôle mais surtout boursouflée de stéréotypes et autres clichés éculés, au détour d'un pitch plutôt original sur le papier (l'achat d’un appartement en viager, au détour d'une sexagénaire arnaqueuse profitant de la naïveté d'une future mère de famille en détresse, pensant s'extirper de sa banlieue et tromper le coût exorbitant de l’immobilier à Paris, mais entrant in fine dans une véritable guerre des nerfs).
Si la séance ne trompe jamais totalement cette vérité, la faute à une écriture aussi grossière que facile, difficile de ne pas admettre que l'on se prend un minimum au jeu de cette modeste comédie ne dépassant même pas les 90 minutes de bobine (1h22, montre en main), de par l'abattage délirant d'une Queen Josiane plus vacharde que jamais, à qui répond plutôt bien un tandem Camara/Zadi, à travers des passes d'armes donnant du rythme à une mise en scène qui manque cruellement d'entrain.
Pas mémorable donc, mais pas aussi catastrophique que redouté.
Jonathan Chevrier


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