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[CRITIQUE] : Balls Up


Réalisateur : Peter Farrelly
Acteurs : Mark Wahlberg, Paul Walter Hauser, Daniela Melchior, Sacha Baron Cohen, Benjamin Bratt, Molly Shannon, Eric André,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France
Budget : -
Genre : Action, Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min.

Synopsis :
Les responsables marketing Brad et Elijah mettent le paquet et proposent un partenariat audacieux de sponsoring de préservatifs avec la Coupe du Monde. Après qu’une célébration arrosée au Brésil déclenche un scandale mondial, ils doivent fuir fans furieux et criminels, afin de pouvoir pour sauver leur carrière… et rentrer chez eux en vie.





Au-delà même du fait que les comédies pondues avec son frangin au coeur des années 90, ont toutes sensiblement vieillis sur de nombreux points critiques, il est évident que Peter Farrelly a perdu son mojo pour faire rire son prochain, depuis un bon moment maintenant.
Si l'abominable My Movie Project avait déjà sonné le glas (les plus lucides diront que tout ce qui a suivi Deux en un l'avait déjà fait, ce qui n'est pas totalement faux même si Dumb and Dumber De à quelqies chouettes moments), le pro-Baby-boomer Green Book avait enfoncé les derniers clous de ce cercueil en colza fleurant bon la pisse, que les deux se sont consciemment constitué au fil des décennies.

Il y a donc presque quelque chose d'homérique - où d'inconscient - à l'idée de voir le bonhomme user en solo, de la machine à voyager dans le temps perverse et vulgaire de sa filmographie, pour renouer avec un humour (dé)passé qui aurait définitivement dû le rester, à travers des " comédies " gravitant dans leur zone de confort familière avec vingt ans de retard, sans le charme stupide mais bien avec l'humour gênant qui va avec.

Ben Rothstein/Prime Video/Amazon/Hollywood Reporter

Tout comme son Ricky Stanicky, dégainé sur une Prime Vidéo qui n'en est pas à une immondice comique près sur son catalogue sclérosé, Balls Ups vient loucher avec un opportunisme crasseux sur la prochaine Coupe du Monde de football en terres nord-américaines, à travers un pitch qui a tout du mauvais sketch du SNL étiré sur près de deux heures qui en paraissent le triple (deux responsables en marketing américains, bossant pour une boîte proposant un partenariat audacieux de sponsoring de préservatifs avec la Coupe du Monde de football au Brésil, saccage la finale et déclenche un scandale mondial, qui pousse tout le Brésil à vouloir les zigouiller), pour mieux incarner sans se fouler les crampons, un sommet de comédie navrante et turbo-débile rythmée comme une fracture du bassin et mise en boîte avec la molesse d'un déambulateur usagé, qui a le mauvais ton de ne jamais réellement assumer sa potacherie, la faute aux errances d'une écriture paresseuse et ne cherchant même pas à proposer le strict minimum requis.

Pire, même dans la caricature la plus totale, jamais son tandem Mark Wahlberg/Paul Walter Hauser ne se montre ni drôle, ni un minimum plaisant à suivre.
Toutes les comédies régressives ne sont pas bonnes à voir, et encore moins quand elles sont des condensés vulgairo-algorithmiques du pire de ce que la production US a à nous offrir...


Jonathan Chevrier