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[CRITIQUE] : Afterburn


Réalisateur : J.J. Perry
Acteurs : Dave Bautista, Olga Kurylenko, Samuel L. JacksonKristofer Hivju,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France
Budget : -
Genre : Action, Aventure, Science-fiction.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h45min.

Synopsis :
Dix ans après qu'une éruption solaire a anéanti la technologie à travers le monde. Un ancien soldat Jake, récupére des objets de valeur de l'ancien monde pour de riches clients. Sa dernière mission consiste à faire équipe avec Drea afin de s'emparer de la Joconde avant qu'un seigneur de guerre ne l'atteigne en premier.





Qu'on se le dise, de toute la liste de lutteurs ayant tenté de passer du ring au grand écran, de Hulk Hogan (pas un bon film au compteur, mais Caraïbes Offshores dans nos veines) à Dwayne Johnson/The Rock, en passant par Paul Levesque/Triple H, John Cena où même Mike Mizanin/The Miz, Dave Bautista est peut-être celui avec le plus de talent, lui qui a su aussi bien jouer de son charisme animal (son surnom à la WWE, facile) pour être convaincant dans l'action, que de son excellent timing comique du côté du MCU, pour se payer un sacré ticket au cœur d'une jungle Hollywoodienne où les action men ne sont plus véritablement les bienvenus depuis plusieurs décennies.

Le hic, c'est que depuis que son ticket est validé, le bonhomme a une féroce tendance à s'attacher à tout et n'importe quoi ces derniers mois/années - surtout n'importe quoi -, même si quelques séances DTV-esques hautement recommandables (Team Demolition, Trap House) viennent parfois pointer le bout de leur pellicule.

Copyright LEONINE

Seconde collaboration avec ce qui est, potentiellement, l'un de ses nouveaux cinéastes BFF, J.J. Perry, passé un laborieux Killer's Game (actionner aussi ennuyé qu'ennuyeux, sorte de John Wick du pauvre à l'action sous sédatif qui répète mollement la même mécanique lessivé), Afterburn pousse la filiation avec le cinéma décérébré de Paul WS Anderson avec une gourmandise crasse, au détour d'un délire post-apoca(ca)lyptique gonzo et sous-exta pour cosplayeurs de Mad Max en détresse, porté autant par un pitch improbable tout droit sorti d'un mauvais bis rital des 80s (après qu'une gigantesque éruption solaire ait fracassé une bonne frange de notre chère bonne Terre, un chasseur de trésors badass - Bautista en mode Sydney Fox lessivée - part pour l'Europe histoire de choper la Joconde, quand bien même l'art ni l'argent non plus de valeurs), que par une succession de séquences aléatoires sans liant flanquées dans un univers construit à la truelle entre deux usines à yaourts bulgares, fruit d'une direction artistique effroyablement paresseuse et denué de tout souffle épique.

Pire, comme Killer's Game, l'action ne se fait jamais un poil entraînante, la faute à un montage amorphe qui plombe le moindre de ses élans.
Au rayon des trash-package cinq étoiles sans âme ni envie et à peine ludique, il arriverait presque à jouer des coudes avec le In The Lost Lands de Paulo WS, c'est dire la prouesse du bousin, même au coeur d'un catalogue Prime Vidéo qui les compte à la pelle...


Jonathan Chevrier