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[CRITIQUE] : Great White Waters



Réalisateur : Anthony C. Ferrante
Avec : Angela Cole, Ashton Leigh, Johnny Ramey,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h30min.

Synopsis :
Au large des côtes floridiennes, des criminels tentent de récupérer une cargaison de cocaïne mais doivent affronter les requins qui infestent les lieux.





Quoiqu'on en dise, faire un vrai mauvais film est un art froutement difficile qui demande non pas une paresse, mais bien une véritable propension à, parfois au-delà de toute volonté, empiler les mauvais choix dans une sorte de partie bigger than life de Tetris où personne ne gagne réellement, mais avec le plus parfait des alignements.

Mais même le plus assumé des nanars, et encore plus pour les amateurs de bisserie à forte tendance Z (où de gros délires Z bien gras, tout court) que nous sommes, arrive cependant à distiller cette petite odeur de souffre qui en fait son charme, et qui nous fait assez souvent supporter la vision d'une péloche qui, pour le commun des spectateurs, est un supplice sans nom.

C'est dire donc la prouesse non négligeable opéré par Great White Waters d'un Anthony C. Ferrante aka le réalisateur de toute la saga Sharknado (un ami de la famille donc... où un homme a abattre c'est selon), énième shark movie qui épouse toutes les courbes du nanar indigeste réservant une dose rachitique de fun, avec ses squales encore moins effrayant que celui du Monde de Nemo quand ils consentent à laisser pointer le bout de leurs ailerons.

Alors évidemment, c'est pas la folie, on ne va pas tortiller du fessier trente ans pour admettre une vérité aussi criante, mais c'est du bon Kloug au marron, celui qui t'emmerde autant qu'il te titille ta déviance avec gourmandise, cocktail entre un jeu d'acteurs limité, une mise en scène sans envie - mais solide -, un montage sans envie et une bonne heure de brassage de vent à coups de dialogues faisandés - entre deux attaques pas finaude.

Mais si tu es nostalgique d'une époque pas si lointaine où feu NRJ12 venait occuper tes nuits d'insomnies avec des monsters movies foireux made in The Asylum et consorts, il se pourrait bien que cette balade, qui croule sans effort sous ses carences pachydermique, ne te paraisse pas si abominable.
Surtout si t'as des goûts de chiottes, comme nous parfois (souvent)...


Jonathan Chevrier