[CRITIQUE] : The Friend
Réalisateurs : Scott McGehee et David Siegel
Acteurs : Naomi Watts, Bill Murray, Carla Gugino, Constance Wu, Ann Dowd,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Comédie, Drame, Comédie Dramatique.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h00min.
Synopsis :
Une romancière adopte un dogue allemand qui appartenait à son ami et mentor décédé.
On a beau clamer à longueur de journée que le cinéma Hollywoodien, qui n'est pas un cas isolé évidemment (tu peux taper sur la quasi-intégralité des industries, mais on te voit chier sur la production hexagonale, saches-le), s'enferme grandement et sûrement dans une franchisation à outrance de la moindre production populaire, mais surtout dans un cruel - et volontaire - manque d'originalité, gageons tout de même et ce même si cela est un poil contradictoire (on s'en fout, la vie n'est-elle pas elle-même, qu'une succession de contradictions ? Allez, vous avez quatre heures...), qu'il y a, parfois, un vrai et pur plaisir cinéphile qui peut se dégager d'un solide divertissement familier et dérivé, porté par des talents - à tous les niveaux - au savoir-faire éprouvé, capables de mettre de côté nos réserves et nous faire passer un bon moment.
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Des péloches telles que The Friend du tandem Scott McGehee et David Siegel, adaptation du roman éponyme de Sigrid Nunez qui, il y a une petite dizaine d'années aurait sans doute mérité sa modeste exploitation en salles, mais qui se voit en cette bonne veille année 2026, dégueulée en catimini par la case VOD, un comble vu sa distribution - Bill Murray (en mode caméo certes, mais tout de même), Naomi Watts, Carla Gugino, Constance Wu et Noma Dumezweni.
Dommage donc, pour ce petit bout de drame sentimentalo-mélancolique à la lisière du Toutou movie comme on les aime, vissé sur les aternoiements dans une Grosse Pomme hivernale, d'une enseignante/écrivaine frustrée et en difficulté (Watts), qui doit jongler des soucis financiers, une plume en berme et la mort de son mentor, qui lui a légué son chien (un grand dogue allemand Bill Murray-esque à souhait, aussi désobéissant et dominant qu'il est d'une tristesse folle) mais aussi ses affaires courantes à gérer, notamment auprès de sa fille, sa veuve et ses deux ex-femmes, qui semblent toutes autant le regretter qu'elle et le chien.
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Du velours pour une odyssée comico-dramatique pas exempt de quelques heurts (une voix-off sur-présente, un montage qui aurait mérité qu'on lui taille un bon bout de gras), qui triture moins la dynamique entre ses différentes figures féminines (incarnant toutes différents archétypes, certes), que celle entre Watts et son compagnon à quatre pattes d'infortune, tout en offrant de belles réflexions philosophiques - même si un poil survolées - sur la mort, le deuil ou même le syndrome de la page blanche.
Ça ne pète pas trois pattes à un canard unijambiste donc, mais ça fait gentiment son office.
Jonathan Chevrier


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