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[CRITIQUE] : EPiC: Elvis Presley in Concert


Réalisateurs : Baz Luhrmann
Acteurs : Elvis Presley.
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Documentaire, Musical.
Nationalité : Américain, Australien.
Durée : 1h36min

Synopsis :
"EPiC" présente des images longtemps perdues de la résidence légendaire de Presley à Las Vegas dans les années 1970, mêlées à de rares images 16 mm d'Elvis en tournée, et à de précieux 8 mm provenant des archives de Graceland, ainsi qu'à des enregistrements d'Elvis racontant « sa version de l'histoire », redécouverts lors des recherches de Baz Luhrmann pour son film ELVIS.





Quelques mois après le monument Stop Making Sense de Jonathan Demme (sans aucun doute, le meilleur film-concert de l'histoire... où pas loin), mais également après les excellents Prince - Sign O’ the times (Pathé Live) de Prince, Albert Magnoli et David Hogan, et Wu-Tang Experience aka A Wu-Tang Experience: Live at Red Rocks Amphitheatre du tandem RZA et Gerald K. " Gee-Bee " Barclay (moins solidement charpenté que celui sur le papa de Purple Rain, mais néanmoins prenant), difficile de refuser une invitation telle que EPiC: Elvis Presley in Concert, qui démontre - si besoin était - l'admiration comme la fascination profonde (mais pas forcément son appréciation pour autant, une nuance sensiblement perceptible) de Baz Luhrmann pour le King, autant qu'il vient remettre une pierre à l'édifice de l'hommage à la carriere comme à l'héritage de Presley, dont les plus jeunes générations peinent sans doute à réaliser l'influence immense lorsqu'il était à l'apogée de son art - inégalable, même par les monstres qu'ont été et que sont Michael Jackson et Taylor Swift.

Copyright Universal Pictures France

Au plus près du bonhomme dans sa residence mythique à l'International Hotel de Las Vegas, dans ce qui tranche avec les débuts énergiques de sa carrière, l'effort hybride du papa de Moulin Rouge, entre le documentaire intime (au coeur de ses répétitions comme de son intimité où il apparaît, il est vrai, tout autant en représentation que sur scène, malgré quelques blagues potaches et autres regards complices) et le film-concert, vise à non seulement corriger le manquement majeur de son biopic Elvis (rendre réellement électrisante ces séquences musicales sur scène), qu'à corriger un brin l'idée d'un Presley lessivée dans cette seconde moitié d'existence/carrière, à travers une exhumation méticuleusement restaurée de séquences d'archives qui semble insuffler une nouvelle vie, à l'image même de cette série de concerts pour le chanteur, à la représentation d'un showman plus exigeant envers son propre travail, qu'il ne le laissait paraître, et qui se nourrissait de son public aussi bien sur qu'en-dehors des spotlights.

Épique - tout est dans le titre -, surtout lorsque le Baz et ses touches pop-clinquantes s'effacent derrière le mythe, qu'il dévoile l'homme derrière la musique dans ses qualités comme dans ses défauts, EPiC fait revivre le vrai Elvis le temps d'une séance qui, parfois, donne méchamment des frissons.
La magie des films-concerts... réussis.


Jonathan Chevrier