[CRITIQUE] : Code 3
Réalisateur : Christopher Leone
Avec : Rainn Wilson, Lil Rel Howery, Aimee Carrero,...
Distributeur : Paramount +
Budget : -
Genre : Comédie, Action, Drame.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h44min.
Synopsis :
Une journée dans la vie de deux ambulanciers surmenés. Randy pense à démissionner, mais il doit d'abord effectuer une dernière garde de 24 heures pour former son remplaçant.
Au fond, il n'aurait pas été si déconnant de voir débarquer face caméra le Frank Pierce de Nicolas Cage, protagoniste halluciné et hallucinant du monument A Tombeau ouvert de Martin Scorsese, à la vision du plutôt chouette Code 3 de Christopher Leone, comme s'il s'était réveiller d'un sommeil de ving-sept ans dans les bras de Mary, en âme tourmentée et transformée dans et par un monde qui n'est lui-même plus le même, moins humain et, encore plus, tout en douleur - pire encore que dans l'Amérique post-9/11.
Alors certes, redescendons d'un gros cran car c'est loin d'être une évidence que de comparer le chef d'œuvre du tandem Martin Scorsese/Paul Schrader, avec ce petit bout de comédie noire sauce actionner, mais comme il est devenu une (sale) habitude que ce bon vieux Nic Cage squatte plus la case VOD, que les salles obscures (quoiqu'un cabotinage mignon de l'éternel Castor Troy, aurait été une gourmandise de trop aux côtés des partitions de Rainn Wilson et Lil Rel Howery...), tout est possible avec lui - même l'improbable.
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Mais revenons-en à nos moutons où plutôt, à nos ambulances avec un modeste morceau de comédie dramatico-noire qui cherche à retranscrire de manière authentique les réalités sombres et peu reluisantes d'une profession exigeante, quotidiennement catapultée au plus près de ce que l'humanité a de plus démunis voire de plus violent, en fixant son attention sur la dernière journée de garde d'un ambulancier de L.A. tout aussi expérimenté et cynique que lessivé, dont la mission est de former avec son collègue, une jeune recrue qui porte encore en elle l'idéalisme qui l'a fuit depuis des années.
Tout l'intérêt du film est là, dans cette exploration authentique des différents aspects du métier d'ambulancier, de son imprévisibilité comme de sa profonde précarité, que la narration aborde de manière épisodique - ni plus ni moins que des interventions diverses et variées - et sans aucune artificialité, au plus près d'un chaos tout aussi éreintant qu'incertain, moteur de la dégradation graduelle d'un Rainn Wilson à la palette de jeu joliment nuancée.
Une belle surprise donc, au coeur d'un catalogue de Paramount + qui peut se montrer tout aussi surprenant - dans le bon sens du terme.
Jonathan Chevrier








