[CRITIQUE] : The Best You Can
Réalisateur : Michael J. Weithorn
Avec : Kevin Bacon, Kyra Sedgwick, Judd Hirsch, Brittany O'Grady,...
Distributeur : Sony Pictures Home Entertainment
Budget : -
Genre : Comédie, Drame.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h43min.
Synopsis :
L'agent de sécurité, Stan Olszewski, interrompt une tentative de vol au domicile de Cynthia Rand. Tous les deux se lient d'amitié.
Tous les cinéphiles un minimum avertis vous confirmeront cette affirmation avec un aplomb sans bornes : oui, l'immense (n'ayons pas peur de houer la carte des superlatifs excessifs) Kevin Bacon est l'un des comédiens les plus talentueux et mésestimés du septième art ricain, un performeur de l'extrême capable de tout jouer avec une justesse rare, de la crevure la plus détestable qui soit à un père de famille lancé dans une vendetta terrible, en passant par un pédophile en pleine quête de rédemption voire même un jeune adolescent rebelle ne pouvant pas se résoudre à ne plus danser (Footloose dans nos veines, à jamais).
Un grand comédien, rien de moins, qui transcende presque tout ce qu'il touche, même de loin (un maigre second rôle fait parfois toute la différence), une vérité plus qu'évidente lorsque l'on se penche un minimum, sur la belle petite galerie de séries B qui ont émaillées sa foisonnante carrière au fil des quatre dernières décennies.
Mais il n'est pas réellement question d'un petit plaisir à la Hypnose, MaxXxine où encore Tremors avec The Best you can, petit bout de comédie romantico-dramatique méchamment inspide chapeauté par l'habitué des sitcoms Michael J. Weithorn, pour laquelle il retrouve son épouse à la ville, Kyra Sedgwick, deux décennies après le fantastique The Woodsman.
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| Courtesy of Tribeca Festival/Variety |
Unique raison de se fader la vision du film, le tandem campe respectivement un agent de sécurité d'une entreprise privée qui souffre d'une hypertrophie de la prostate (et d'une relation difficile avec sa fille musicienne), et une urologue (évidemment) au mariage insatisfaisant, dont l'époux est un ancien et brillant procureur impliqué dans l'affaire du Watergate, de trente ans son ainé et qui souffre lentement mais sûrement de démence.
Le décor est planté et l'intrigue n'a finalement rien de plus à apporter sur un tout petit peu plus d'une heure quarante de bobine, qu'une union/amitié ++ pudique et prudente sous fond d'interrogation sur la vieillesse comme le sens de l'amour au fil du temps.
Écriture insipide (comme ses seconds couteaux, taillés à la serpe), narration beaucoup trop familière pour son bien et déséquilibre tonale dévastateur (jusque dans son humour un poil déconcertant), rien ne va avec The Best you can et pourtant, l'alchimie incendiaire de son couple vedette nous pousse toujours, intimement, à rester jusqu'au générique de fin.
Un brin touchant donc mais avant tout et surtout, totalement dispensable.
Jonathan Chevrier


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