[CRITIQUE] : Louise
Réalisateur : Nicolas Keitel
Acteurs : Diane Rouxel, Cécile de France, Salomé Dewaels, Lina El Arabi,...
Distributeur : Apollo Films
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h39min.
Synopsis :
Suite à un incident, la jeune Marion décide de fuguer du domicile familial. Elle démarre alors une nouvelle vie sous une autre identité : Louise. Quinze ans plus tard, "Louise" retrouve la trace de sa sœur et de sa mère. Petit à petit, elle réapprend à les connaître sans leur dévoiler son identité. Alors qu'elle renoue avec son passé, un dilemme s'impose à elle : rester Louise ou redevenir Marion…
Tranquillement mais sûrement, par la force de performances aussi remarquées et impactantes que de partitions appliquées dans de nombreux succès populaires (pas toujours défendables certes, mais c'est le jeu ma pauvre Lucette, et il faut parfois flirter avec l'oubliable pour tutoyer le remarquable), Cécile de France s'est imposée comme la comédienne la plus emblématique du cinéma belge de ses vingt dernières années, peut-être même sa figure la plus célèbre aux côtés des frangins Dardenne - et, dans une moindre mesure, une Virginie Efira dont la dernière décennie fut assez dingue.
Au point qu'il n'y a, finalement, rien de détonnant à l'idée d'attendre chacun de ses nouveaux projets avec un certain intérêt voire même une certaine impatience parfois, et encore plus lorsqu'elle en a le rôle-titre.
Et ce même si la combinaison peu heureuse des récents Bonnard, Pierre et Marthe de Martin Provost, La Venue de l'avenir de Cédric Klapisch (qui survit mal à une seconde vision) et Dalloway de Yann Gozlan (heureusement, le chouette Par Amour d'Elise Otzenberger, s'est intercalé au milieu de tout ça), a mis un gentil coup de plomb dans l'aile de cet enthousiasme.
Louise vient cela dit un brin (juste un brin) conjurer ce plus ou moins mauvais sort, estampillé premier long-métrage écrit et mise en boîte par le wannabe cinéaste belge Nicolas Keitel, mélodrame intime et familial - littéralement - dans la plus stricte définition du genre, dont le pitch vient un peu trop maladroitement déflorer la quasi-intégralité du mystère d'une histoire qui, dès le départ, n'avait certes aucune vocation à péter dans la soie de l'originalité.
Croquant la lente mais touchante (même si parfois un poil trop tire-larmes pour son bien) reconstruction d'une jeune journaliste qui renoue, sans jamais révéler son identité et par le biais de son métier, avec sa mère et sa sœur quinze ans après avoir fugué le domicile familial à la suite d'un terrible incident, Keitel joue la carte de l'authenticité au coeur d'un récit ou de belles figures féminines (dominé par une excellente Diane Rouxel) virevoltent les unes entre les autres dans un ballet émotionnel délicat (jusque dans son traitement du sujet difficile des violences domestiques), même si quelques aspérités (des flashbacks assez plombants à une caractérisation limitée de ses personnages, en passant par une facture formelle sensiblement conventionnelle) viennent ternir sa copie finale.
La balade n'en reste pas moins plaisante, évidemment, mais aurait pu être encore plus viscérale et bouleversante.
Jonathan Chevrier
Acteurs : Diane Rouxel, Cécile de France, Salomé Dewaels, Lina El Arabi,...
Distributeur : Apollo Films
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h39min.
Synopsis :
Suite à un incident, la jeune Marion décide de fuguer du domicile familial. Elle démarre alors une nouvelle vie sous une autre identité : Louise. Quinze ans plus tard, "Louise" retrouve la trace de sa sœur et de sa mère. Petit à petit, elle réapprend à les connaître sans leur dévoiler son identité. Alors qu'elle renoue avec son passé, un dilemme s'impose à elle : rester Louise ou redevenir Marion…
Tranquillement mais sûrement, par la force de performances aussi remarquées et impactantes que de partitions appliquées dans de nombreux succès populaires (pas toujours défendables certes, mais c'est le jeu ma pauvre Lucette, et il faut parfois flirter avec l'oubliable pour tutoyer le remarquable), Cécile de France s'est imposée comme la comédienne la plus emblématique du cinéma belge de ses vingt dernières années, peut-être même sa figure la plus célèbre aux côtés des frangins Dardenne - et, dans une moindre mesure, une Virginie Efira dont la dernière décennie fut assez dingue.
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| Copyright 2024 GABMAN - LA BOÉTIE - SCOPE PICTURES - RTBF - VOO Be tv - PROXIMUS |
Au point qu'il n'y a, finalement, rien de détonnant à l'idée d'attendre chacun de ses nouveaux projets avec un certain intérêt voire même une certaine impatience parfois, et encore plus lorsqu'elle en a le rôle-titre.
Et ce même si la combinaison peu heureuse des récents Bonnard, Pierre et Marthe de Martin Provost, La Venue de l'avenir de Cédric Klapisch (qui survit mal à une seconde vision) et Dalloway de Yann Gozlan (heureusement, le chouette Par Amour d'Elise Otzenberger, s'est intercalé au milieu de tout ça), a mis un gentil coup de plomb dans l'aile de cet enthousiasme.
Louise vient cela dit un brin (juste un brin) conjurer ce plus ou moins mauvais sort, estampillé premier long-métrage écrit et mise en boîte par le wannabe cinéaste belge Nicolas Keitel, mélodrame intime et familial - littéralement - dans la plus stricte définition du genre, dont le pitch vient un peu trop maladroitement déflorer la quasi-intégralité du mystère d'une histoire qui, dès le départ, n'avait certes aucune vocation à péter dans la soie de l'originalité.
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Croquant la lente mais touchante (même si parfois un poil trop tire-larmes pour son bien) reconstruction d'une jeune journaliste qui renoue, sans jamais révéler son identité et par le biais de son métier, avec sa mère et sa sœur quinze ans après avoir fugué le domicile familial à la suite d'un terrible incident, Keitel joue la carte de l'authenticité au coeur d'un récit ou de belles figures féminines (dominé par une excellente Diane Rouxel) virevoltent les unes entre les autres dans un ballet émotionnel délicat (jusque dans son traitement du sujet difficile des violences domestiques), même si quelques aspérités (des flashbacks assez plombants à une caractérisation limitée de ses personnages, en passant par une facture formelle sensiblement conventionnelle) viennent ternir sa copie finale.
La balade n'en reste pas moins plaisante, évidemment, mais aurait pu être encore plus viscérale et bouleversante.
Jonathan Chevrier



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