Ben Young

[CRITIQUE] : Extinction


Réalisateur : Ben Young
Acteurs : Michael Peña, Lizzy Caplan, Israel Broussard,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Thriller, Science-fiction.
Nationalité : Américain
Durée : 1h35min

Synopsis :

Un père hanté par l'idée de perdre sa famille voit son pire cauchemar se réaliser quand une puissance destructrice venue d'une autre planète débarque sur Terre. Alors qu'il lutte pour leur survie, il se découvre une force inconnue pour protéger sa famille du danger.



Critique :



Même si la section création originale de Netflix ne s'est pas forcément avéré toujours très attractive ces derniers temps (à la différence de ses acquisitions, coucou Annihilation), gageons qu'elle a au moins le mérite de nourrir un genre SF qui en foutrement bien besoin, entre deux, trois péloches anthologiques pointant trop rarement le bout de leur nez dans les salles obscures.
Et alors que le buzz de la firme est totalement tourné vers la plutôt réussie sixième saison de Orange is The New Black, voilà que débarque directement sur la plateforme le (pas forcément) alléchant Extinction de Ben Young (Love Hunters), film d'invasion extraterrestre rappelant l'horrible Skyline, porté par un Michael Peña actuellement désopilant à l'affiche d'Ant-Man et la Guêpe; péloche rachetée à une Universal ne voulant plus le distribuer ni ne sachant trop quoi en faire (ambiance...).
Dans un registre éminemment plus sérieux (ou les tâcherons sont légion) et plus proche - toute propension gardée - de ce qu'il nous a offert chez David Ayer (ses meilleurs rôles), le bonhomme campe un père de famille à forte tendance médium, hanté par l'idée que la Terre va se faire envahir par une entité venue d'ailleurs; une vision cauchemardesque qui deviendra très vite réalité, et qui va l'obliger à tout mettre en oeuvre pour protéger les siens...




Pas forcément aidé par un budget riquiqui l'obligeant à limité ses effets (loin d'être tous défendable par ailleurs), Young s'échine pourtant à faire pas mal de bonnes choses avec peu, et façonne son métrage - qui appelle automatiquement à une suite - comme une expérience de cinéma hybride entre le gentil, fauchée et inoffensif B movie du samedi soir façon Guerre des Mondes low cost (coucou Asylum) et une version étirée d'un épisode lambda de la vénéré Black Mirror, twist couillu - et plus ou moins bien amené - à la clé en cours de route.
Esthétiquement peu convainquant (pour être poli) et rythmé avec les pieds, apportant modestement sa pierre au genre tout en louchant gentiment sur ses illustres aînés avec son message alarmiste sur l'I.A (on pense instinctivement à Ex_Machina, Total Recall, etc) pour en offrir un condensé intéressant mais n'allant jamais au bout de son potentiel (et assez boursouflé aux incohérences et aux raccourcis faciles); Extinction bouffe à tous les rateliers avec une gloutonnerie incroyable, mais nous sert jamais vraiment un repas digeste sans forcément rebuter pleinement le palais de son auditoire.




Et si Peña et Lizzy Caplan s'en sortent avec les honneurs (leurs gamins " Dakota Fanning-esque " nettement moins), le film lui, surprenant et malgré un twist qui vaut à lui seul son pesant de popcorn, ne devrait pas viser plus loin que le statut de divertissement passable, à peine plus agréable à mirer et recommandable que les récents The Cloverfield Paradox et Mute.
C'est (déjà) pas si mal.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

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