Adam Robitel

[CRITIQUE] : Escape Game


Réalisateur : Adam Robitel
Acteurs : Taylor Russell McKenzie, Logan Miller, Deborah Ann Woll, Jay Ellis,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Thriller, Épouvante-horreur.
Nationalité : Américain
Durée : 1h39min

Synopsis :
Six personnes se retrouvent dans une situation incontrôlable ou seule leur intelligence leur permettra de survivre.



Critique :


Sur le papier, Escape Game avait tout pour plaire malgré un faiseur pas forcément plus doué que cela derrière la caméra (Adam Robitel, papa du gentiment manqué Insidious 4 et scénariste sur Paranormal Activity 5) : un concept accrocheur et populaire, capitalisant sur un véritable phénomène de mode venu tout droit du Japon, qui joue savoureusement sur notre intellect autant que sur notre culture (au-delà d'avoir un aspect très cinématographique dans son fonctionnement, avec une vraie gestion de l'espace, du temps et du suspens), mais aussi et surtout un sentiment profondément nostalgique de nous faire renouer avec la claque que pouvait incarner The Game mais surtout Cube à la fin des 90's, même s'il est évident que Robitel n'était pas du tout le follement mésestimé Vincenzo Natali et encore moins tonton Fincher (même si la péloche est sa plus mal-aimée avec Panic Room).


À l'écran, même s'il ne répond pas totalement à toutes nos maigres attentes (du fun et de la mort en pagaille, que demander de plus au fond), le film n'en est pas moins un honnête B movie à forte tendance slasher, un thriller conceptuel qui manie plutôt habilement les contraintes de son terrain de jeu alléchant (bonne gestion du cadre et du rythme), dans une sorte de resucée pas si dégueulasse de The Game et Cube sauce Saw...tout public, car l'expérience se doit d'être partagé par tous les publics, ce qui nuit terriblement au plaisir que peut procurer un tel divertissement qui en plus, se paye le luxe maladroit de placer son climax dès la première bobine (un comble quand le final lui, est totalement foiré et appelle instinctivement à une franchisation à outrance).
On en a tout de même pour notre argent et on attend presque même la suite prévisible et même déjà dans les tuyaux (le nouveau rendez-vous horrifique annuel du début du printemps ?), même si un bon Escape Game se vit sur le terrain, et non en salles...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.