Alyssa

[FUCKING SERIES] : Preacher saison 3 : Bienvenue à Angelville


(Critique - avec spoilers - de la saison 3)

Preacher est un show férocement sous-estimé à mes yeux pourtant il est tellement innovant autant dans sa mise en scène que son mélange des genres. Tellement audacieux, irrévérencieux et dont le rythme parfait entre chaque saison incarne un véritable tour de force, et encore plus à l'arrivée de cette excellent saison 3 qui a rythmé notre été télévisé.
Suite à une fin de saison 2 qui nous avait sensiblement laissé sur notre faim, Jesse Custer met de côté sa quête de Dieu pour nous emmener au sein d'une introspection dans le fameux domaine familiale d'Angelville qui le hante, alors que de leurs côtés, Tulip et Cassidy se rapprochent et démarrent un potentiel triangle amoureux qui pointait déjà le bout de son nez depuis un moment.

Malgré quelques épisodes à l'écart de l'intrigue centrale, instaurée pour développer un peu plus les personnages, le show nous offre toujours autant de scènes WTF-esque (WTF la définition même de Preacher) et bien badass. Mention spéciale à celles dans lesquelles figurent la ravissante Ruth Negga.


Ce détour dans le bayou permet au show de prendre une véritable bouffée d’air frais et provoque une évolution rapide tout en respectant à la perfection le style du comic-book original, le tout saupoudré d'un grain de folie géniale qui s'amuse autant de l'attitude des fanatiques religieux que de l’impact de certaines de leurs idées de notre société. Un thème présent dans la série depuis le début mais qui prend tout son sens cette saison, tant l'Amérique contemporraine du gouvernement Trump en prend sacrément pour son grade
Preacher est une série qui refuse le raisonnable et ça fait du bien, il ne rentre dans aucune case tout comme ses personnages qui ne sont ni bon ni mauvais, chacun foncant vers une cause propre comme Cassidy et Tulip (beaucoup plus attachants), ou subit de plein fouet un passé trouble comme Jesse, dont les choix ne sont pas forcément compréhensibles, et sur qui le poids d’Angelville prend le dessus.


Lees trames narratives de cette troisième saisons sont infiniment plus personnelles pour nos trois protagonistes principaux, un changement plus que louable surtout que le tout vogue continuellement dans une ambiance transgressive, et que plusieurs excellents personnages secondaires viennent s’ajouter à leurs périples tels les incroyables Hitler, Saint des Tueurs toujours dans l’aventure et surtout Herr Starr, tellement tordant.

Bien évidemment Dieu est toujours présent, bien plus qu’auparavant d'ailleurs, en mode dalmatien SM bikers (rien que d’avoir à écrire cette phrase prouve que je n’ai pas besoin d’en ajouter plus pour décrire le style déjanté du show).
Malgré des audiences en baisse, Preacher est à son meilleur niveau dans cette saison 3 et mérite amplement une saison supplémentaire - qui se fait cruellement attendre -, notamment suite à son final vraiment prenant et qui nous fait saliver quand à la suite.


Alyssa Adjaoui

AlyssaCinephily

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