Assassin's Creed

[CRITIQUE] : Assassin's Creed


Réalisateur : Justin Kurzel
Acteurs : Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons, Ariane Labed,...
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Budget : -
Genre : Action, Science-fiction
Nationalité : Américain, Français .
Durée : 1h56min.

Synopsis :
Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle. Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.



Critique :



On dit qu'il ne faut jamais tirer sur l'ambulance et ce, même si celle-ci nous nargue avec une frénésie frisant lourdement avec l'indécence, pour qu'on lui saccage son parechoc.
Si les jeux vidéos assument de plus en plus leur penchant hautement passionnant pour le septième art, en revanche, on ne peut pas dire que le cinéma lui rend la pareille avec des adaptations sur grand écran piquant - au mieux - la rétine.
Alors que la franchise Resident Evil mettra un point final (enfin !) à son entreprise de destruction massive de l'une des plus imposantes sagas vidéoludique, Assassin's Creed avait carrément l'allure messianique d'une oeuvre capable de réconcilier tout le monde en fédérant à sa cause, aussi bien les gamers hardcores que les cinéphiles endurcis, avec son propos incroyablement grisant.


Production solide (et coûteuse), réalisateur prometteur (Justin " Macbeth " Kurzel) ainsi qu'un casting talentueux et bankable (Michael Fassbender, Marion Cotillard et Jeremy Irons en tête), Ubisoft semblait véritablement avoir mis les petits plats dans les grands pour faire son entrée en grande pompe dans la jungle Hollywoodienne.
Semblait seulement...
Car cet opus qui avait la double tâche d'ouvrir la voie à d'autres déclinaisons dela marque (The Division et Splinter Cell sont dans les cartons), tout en s'installant comme le premier long d'une potentielle franchise; se loupe dans les grandes largeurs à tous les niveaux.
Quasi-incident industriel en puissance, plus encore que Prince of Persia, Assassin's Creed accumule les mauvais choix sans la moindre remise en question au sein d'une transposition malade et louchant sur le souffle épique castré de la pire série B SF et fauché des 90's.


L'idée originale, pourtant loin d'être mauvaise, de s'éloigner du concept d'un copier-coller basique de la version vidéoludique, aurait paru aussi sérieuse que pertinente si le script, faiblard et bavard comme ce n'est pas possible, ne misait pas tout sur le talon d'Achille du jeu vidéo (l'Animus); pour mieux bâtir une intrigue concept/prétexte ou les retours dans le passé se comptent sur les doigts d'une main salement amputée.
Jamais passionnant, à peine sauvé par une esthétique soignée (belle reconstitution d'époque au passage) et quelques plans qui en jettent, le film de Kurzel se plombe même dans ses quelques potentielles bouffées d'air frais : les scènes en plein coeur de l'Inquisition Espagnole - trop rares et trop sages -, fracassés dans les grandes largeurs par une action figée (on se fait spectateur d'un héros lui-même spectateur) et peu lisible, la faute à une shaky-cam aussi plombante que son montage peu inspiré - notamment avec ces retours incessants dans le présent.


Dans la peau du héros, croqué avec les pieds (son papa a tué sa maman, voilà ce qui justifie son destin de criminel), Fassbender s'avère plus magnétique qu'empathique au milieu de seconds couteaux forcés au service minimum (la belle Ariane Labed en tête).
Raté et ennuyant, maladroit et flirtant souvent avec la frontière du ridicule, Assassin's Creed ou la fausse bonne promesse des blockbusters 2016, à l'instar de Independance Day : Resurgence.
Et dire qu'on osait taper lourdement sur les faiblesses du Warcraft de Duncan Jones en mai dernier...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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