Bis

[CRITIQUE] : Bis


Réalisateur : Dominique Farrugia
Acteurs : Frank Dubosc, Kad Merad, Alexandra Lamy, Gérard Darmon,...
Distributeur : EuropaCorp Distribution
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h38min.

Synopsis :
Éric et Patrice sont amis depuis le lycée. Au fil des années, chacun a pris un chemin très différent : d’un côté Éric, hédoniste sans attaches aux multiples conquêtes, et de l’autre Patrice, père de famille « monogame » à la vie bien rangée. Après une soirée bien arrosée, les deux amis d’enfance se retrouvent propulsés en 1986 alors qu’ils n’ont que 17 ans. Ce retour dans le passé est l’occasion rêvée pour tenter de changer le cours de leur vie. Que vont-ils faire de cette seconde chance ?


Critique :


Si l'excellent Dominique Farrugia peut être sur d'une chose, c'est qu'il sera intronisé avec les honneurs, au sein du panthéon du culte de l'humour par les nombreux amateurs des NULS, qui au même titre que les Inconnus, ont littéralement bouleversé la manière que les français ont eu de rire sur le petit écran.

Et ce, même si le grand écran n'a pas toujours été un terre des plus accueillantes pour le bonhomme, à la différence de son inestimable comparse, Alain Chabat.
Curieux hasard d'ailleurs, de les voir de retour en salles à la même date cette semaine, l'un dans le rôle de sa vie (Chabat) au sein du délirant et franchement jouissif Réalité, l'autre (Farrugia donc) à la tête de son nouveau film, Bis, qui a pour vedette le duo Kad Merad/Frank Dubosc.

Si le premier nous a conquis sans trop forcer, le second en revanche, en retrouvant sa vedette du pas très drôle Marquis, peine à pleinement convaincre malgré la douce nostalgie 80's qui émane de son film, et son casting vedette qui, assez drôle et sympathique au demeurant, démontre une nouvelle fois encore qu'une pluie de beaux noms ne veut pas forcément correspondre à la définition parfaite d'un gage de qualité.


Bis ou l'histoire d'Éric et Patrice, qui sont amis depuis le lycée.
Au fil des années, chacun a pris un chemin très différent : d’un côté Éric, hédoniste sans attaches aux multiples conquêtes, et de l’autre Patrice, père de famille « monogame » à la vie bien rangée.
Après une soirée bien arrosée, les deux amis d’enfance se retrouvent propulsés en 1986 alors qu’ils n’ont que 17 ans.

Ce retour dans le passé est l’occasion rêvée pour tenter de changer le cours de leur vie.
Que vont-ils faire de cette seconde chance ?

On l'admettra sans sourciller, mis à part un plus ou moins efficace L'Amour ses mieux à Deux (merci à l’abatage de Manu Payet en second couteau de luxe), Dominique Farrugia n'est pas réellement un cinéaste à la hauteur de l'humour si savoureux qu'il aura su véhiculer durant des années au sein des NULS.


Alors le voir user du thème très porteur et propice à la comédie du voyage dans le temps (like Retour vers le Futur), à l'instar de la très réussite La Machine à Démonter le Temps ou du frenchy Camille Redouble de et avec Noémie Lvovsky; avait de quoi effrayer un brin, tant il est si ardu de ne pas tomber dans la facilité de l'hommage référencé aux gags éculés.

Et malheureusement, Bis fera très vite que de confirmer toutes craintes, la faute à un scénario simpliste à l'extrême,  tombant un peu à plat et manquant cruellement d'originalité - même si il suit à la lettre les codes du genre -, des situations burlesques pas toujours drôle (malgré quelques scènes plutôt bien senties), le tout enrobé d'un sentimentalisme de supermarché et d'une morale (la rédemption tout ça) trop prévisible pour réellement émouvoir.

Reste que le film est tellement porté par une sincérité de bien faire (reconstitution appliquée du Paris de l'époque) et une volonté d'offrir aux spectateurs une comédie comme à l'ancienne (excellents effets spéciaux également), qu'on se laissera finalement divertir par la maestria comique du duo Kad Merad (sobre) et Frank Dubosc (naturel, mesuré et touchant, comme pour Fiston) étonnement convaincant.


Pour leur première collaboration en tant que vedette d'un même film, leur alchimie est pertinente et les deux prennent un malin plaisir à se jouer de leurs propres filmographies, de Camping à Bienvenue chez les Ch'tis.
Ils sont le sel (surtout Dubosc, que l'on redécouvre de films en films ces derniers temps) d'un casting au demeurant bien choisit - leurs doubles plus jeunes sont réellement ressemblant -, dans lequel figure également la belle Alexandra Lamy, l'immense Gérard Darmon et l'excellent Julien Boisselier.

Hommage appuyé et rythmé aux péloches cultes et populaires US des 80's (Big, Peggy Sue s'est Mariée entre autres, mais pas que), un peu bancal et sentant clairement le déjà-vu, Bis n'en est pas moins une comédie follement attachante qui aurait mérité un peu moins de nonchalance niveau script pour pleinement rivaliser avec ses ainés.

Sans réel fond donc, mais avec une forme des plus séduisantes, c'est déjà mieux que rien comme on dit...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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