Alabama Monroe

[CRITIQUE] : Alabama Monroe


Réalisateur : Felix Van Groeningen
Acteurs : Johan Heldenbergh, Veerle Baetens, Nell Cattrysse,...
Distributeur : Bodega Films / Help! Distribution
Budget : -
Genre :  Drame.
Nationalité : Belge.
Durée : 1h52min.

Synopsis :
Didier et Élise vivent une histoire d'amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l'Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle...


Critique :

Qu'on se le dise tout de suite sans tourner plus longtemps autour du pot, Alabama Monroe est sans conteste, l'un des films les plus marquants - dans le bon sens du terme - de l'année ciné 2013, un uppercut en pleine mâchoire comme l'on en reçoit malheureusement de moins en moins dans un septième art actuel en manque flagrant d'ambition.

Très proche du très beau La Guerre est Déclarée de Valérie Donzelli, la péloche suit l'histoire d'amour magnifique entre Didier - chanteur d'un groupe de Bluegrass - et Élise - une jolie tatoueuse blonde furieusement indépendante -, relation dont naitra la petite Maybelle, qui après quelques printemps, sera frappée par la maladie.

Ou comment deux âmes vont tenter de faire face et de survivre à ce que le destin peut parfois offrir de plus cruel.


Émouvant, intense, Alabama Monroe évite les écueils pourtant faciles du pathos de supermarché, pour nous bouffer littéralement de l'intérieur avec cette chronique familiale d'une sincérité et d'une authenticité bouleversante.

Jamais sordide malgré la tragédie qui l'habite de tout son long, la bande est une ode à la soif de vivre aussi douloureuse qu'humaine, à la profondeur des sentiments surprenante et dense.

Étudiant avec méticulosité l'amour sous toutes ses formes, qu'il soit sensuel et passionnée (l'amour entre Élise et Didier), fusionnel (entre les deux parents et Maybelle) ou amical (Didier et son groupe), Félix Van Groeningen sublime sa mise en scène fluide et dynamique par un montage à la construction non-linéaire, tel un puzzle ou toutes les saynètes se lient les unes aux autres avec intelligence et grâce.


Mais outre une interprétation aussi juste que sincère, la plus grande force du métrage réside en sa musique, le Bluegrass, une country mélancolique dont chaque titre fait toujours écho aux sentiments ressentis par le couple, de la joie à la tristesse, des rires aux larmes...

Extraordinaire et remarquable en tout point, Alabama Monroe est un bijou de cinéma miraculeux, dont la beauté et l'honnêteté dégouline de tous les bords de sa pellicule.

Le genre de film qui vous fait aimer le septième art, l'amour mais surtout, la vie...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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