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[CRITIQUE] : Goat - Rêver plus haut


Réalisateurs : Tyree Dillihay et Adam Rosette
Avec : avec les voix de Caleb McLaughlin, Gabrielle Union, Jenifer Lewis,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Action, Animation, Famille.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h45min.

Synopsis :
Will est un petit bouc avec de grands rêves. Lorsqu'il décroche une chance inespérée de rejoindre la ligue professionnelle de "roarball" - un sport mixte, ultra-intense, réservé aux bêtes les plus rapides et féroces du règne animal - il entend bien saisir sa chance. Problème : ses nouveaux coéquipiers ne sont pas franchement ravis d'avoir un "petit" dans l'équipe. Mais Will est prêt à tout pour bousculer les règles du jeu et prouver, une bonne fois pour toutes, que les petits aussi peuvent jouer dans la cour des grands.





Qu'on se le dise, tout est possible dans le giron du film familial sensiblement tourné vers les plus jeunes - et encore plus dans son pendant animé -, que ce soit défier les lois de la cohérence et de la raison comme de donner la parole aux animaux, de réécrire l'histoire comme de ramener à la vie des dinosaures, faire pratiquer des activités sportives à nos compagnons à quatre pattes comme de donner vie à des jouets... réellement TOUT est possible, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme.

À tel point qu'il n'y a finalement rien de si surprenant à l'idée de voir un divertissement proposer les pérégrinations d'un petit et frêle bouc determiné et au grand coeur, lutter contre l'adversité et intégrer une ligue professionnelle de "Roarball" (un sport mixte et ultra-intense, sorte de basket-ball mixé à Rollerball et Mortal Kombat, réservé aux bêtes les plus rapides et féroces du règne animal) tant, après tout, ce bon vieux Bud avait déjà affolé le parquet et tâté de la balle orange au coeur des années 90...

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C'est la certes simpliste mais plutôt jolie promesse dégainée par Goat - rêver plus haut, estampillé premier long-métrage du tandem Tyree Dillihay et Adam Rosette, cousin in fine pas si lointain d'un Space Jam dont il reprend la même propension à jouer avec des références sensiblement ciblées à la pop-culture (d'une manière résolument plus digeste que son abominable suite), comme la même énergie gentiment communicative, le tout enrobé dans une émotion kitschouille et une animation particulièrement léchée et colorée, dans la veine du diptique Spider-Verse - jusque dans son montage particulièrement frénétique.

Solide sur ses appuis et son action (où la 3D n'apparaît pas comme un simple gadget artificiel), moins du côté d'une narration convenue aux thématiques familières (rien de ce que le diptyque Zootopie n'avait déjà dégainé, avec ici un petit détour autour de la notion de valeur individuelle chevillée aux aptitudes physoques et sportives) et à la morale naïve à souhait (penser nos différences comme une force et non comme une faiblesse), Goat - rêver plus haut n'en reste pas moins une séance animée ludique et entraînante, au coeur d'un premier trimestre 2026 qui les compte certes, à la pelle...


Jonathan Chevrier