[CRITIQUE] : Tad l'explorateur et la lampe magique
Réalisateur : Enrique Gato
Avec : avec les voix de Oscar Barberán, Michelle Jenner, Luis Posada,...
Distributeur : Paramount Pictures France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Comédie, Famille.
Nationalité : Espagnol.
Durée : 1h35min.
Synopsis :
Tad et Sara sont désormais les heureux parents d’Oli, une adorable et intrépide petite fille de deux ans. Le bonheur de la petite famille fait un peu de l’ombre à Momie, qui a l’impression de passer au second plan. Alors qu’en vacances à Londres la bande met la main sur la Lampe Merveilleuse des Mille et Une Nuits, Momie formule un vœu inattendu : voyager dans le temps pour retourner à l’époque de sa jeunesse où tout le monde l’adorait. Tad, Sara et toute l’équipe n’ont alors d’autre choix que de partir à la poursuite de Momie à travers le passé, avant que tout le cours de l’Histoire ne soit modifié… Cette nouvelle aventure les entraînera à travers l’océan Atlantique, de la mythique cité perdue de Païtiti à la Grèce Antique, avant de les conduire au cœur du Moyen-Orient, jusqu’à la légendaire grotte d’Ali Baba et les Quarante Voleurs. Un voyage spectaculaire à travers le temps, les civilisations et les légendes, dans la plus grande aventure de Tad à ce jour.
D'un concept pas moins opportuniste et bardé de nostalgie qu'un autre (la référence à Indiana Jones et au cinéma d'aventure des années 80/90 - mais aussi aux productions Amblin -, va au-delà de la simple révérence), Enrique Gato avait su tirer une étonnante trilogie gentiment divertissante et pop avec Tad L'Explorateur même si, il est vrai, pas exempt de quelques couacs (une animation pas toujours au diapason, une écriture un brin infantilisante là où son humour, comme ses nombreuses ses références à la pop culture comme au septième art, ratissaient définitivement plus large).
Un petit bout de cinéma pétillant qui avait su globalement transcender la familiarité/prévisibilité de son pitch facile (un ouvrier du bâtiment distrait et à la maladresse légendaire, pris par erreur pour un célèbre archéologue, allait justement en devenir un au fil des ses aventures pour protéger - où plutôt involontairement détruire - les trésors archéologiques du monde entier), tout en ne dénaturant jamais la bienveillance évidente que la saga porte à tous ses personnages croqués juste ce qu'il faut, au fil de trois épisodes à la qualité certes diverse mais toujours entraînante.
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| © Paramount Pictures |
Consciente, comme toutes les franchises tournées vers les plus petits (même du côté de la firme à la lampe, ne nous mentons pas) qu'elle n'a fondamentalement plus grand chose à raconter de nouveau - où pas loin -, la série nous revient néanmoins en cette fin d'année, avec un quatrième opus, Tad l'explorateur et la lampe magique, où le Tad se fait désormais un papa responsable et aimant, confronté frontalement à la jalousie de Momie qui, profitant que la bande met la main sur la Lampe Merveilleuse des Mille et Une Nuits, formule un vœu inattendu : voyager dans le temps pour retourner à l’époque de sa jeunesse où tout le monde l’adorait.
Un petit esprit Amblin donc (Retour vers le futur, avec les notions de voyage dans le temps et la nécessité de ne pas bousculer/modifier l'histoire, le tout avec la thématique de l'importance de la famille en bandoulière), pour une aventure qui exploite sans trembler tous les codes/tics familiers de la franchise (humour facile et complice, animation mélange cartoon et style anthropomorphique, intrigue cousue de fil blanc et globe trotteuse, des références à gogo,...), sans jamais appuyer sur la pédale de frein.
On est en terrain excessivement conquis donc, mais toujours loin d'être désagréable.
Jonathan Chevrier


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