[CRITIQUE] : Kyma : l’onde mystérieuse
Réalisateur : Romain Daudet-Jahan
Avec : Jules Lefebvre, Lucy Loste Berset, Mamadou Haïdara,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Aventure, Fantastique.
Nationalité : Français.
Durée : 1h29min
Synopsis :
Tony, adolescent solitaire passionné par les animaux, voit son existence bouleversée lorsqu’il rencontre dans son petit village une créature mystérieuse : la Kyma, onde sonore vivante capable de briser la matière. Tony l’apprivoise, sans réaliser le danger qu’elle représente…
On aime se demander quelle est la place du cinéma de genre en France, notamment quand on connaît les difficultés à monter tout projet pouvant sembler en dehors des sentiers battus. Il faut donc espérer que les personnes qui font continuellement cette demande viendront soutenir Kyma : l’onde mystérieuse, premier long-métrage de Romain Daudet-Jahan qu’on avait énormément apprécié lors de sa présentation au BIFFF. Le réalisateur nous confirme en effet, après des courts de haute volée, son amour pour le genre avec une approche grand public qui ne rejette jamais l’âme purement francophone du projet.
Il est ainsi évident que l’on ressent une vibe Amblin lors de la découverte du film mais cela se fait avec une affection que l’on ne peut renier pour le milieu. Très vite, on sent la patte du metteur en scène dans sa manière d’installer ses personnages à la caractérisation soutenue dans un récit qui appuie une sensorialité technique des plus prenantes. Le développement d’une création n’existant que par onde se devait de trouver une forme de tangibilité malgré son immatérialité et les choix de cadre accentuent cette visualisation de l’invisible, cette proximité qui donne un certain cœur battant au long-métrage. Il y a une inventivité dans l’approche qui rappelle comment la technique suit toujours des œuvres à l’investissement artistique indéniable.
En effet, avoir un trio principal à l’énergie contestataire différente mais néanmoins présent (cf. Zoé, future Élise Lucet) permet de mettre en lien cette génération investie et à l’émotivité assumée face à une corporation dont les actions affectent ce pan de France profonde, de ces petites villes où l’on rêve d’aventures nous dépassant tout en devant subir le contexte économique. Il y a dans tout cela une envie et une générosité malgré des moyens limités pour donner quelque chose d’investi, frais et honnête dans ses intentions sans trop se retrouver étouffé par ses inspirations et affiliations évidentes mais bien digérées pour trouver sa propre identité.
Qu’est-ce qu’on aime ce cinéma avec du cœur comme en dispose Kyma : l’onde mystérieuse, de ce pan de science-fiction assumant totalement ses contours tout en étant d’une sincérité d’approche qui divertit, certes, mais surtout se nourrit et devrait inspirer une jeune audience francophone. On souhaite beaucoup de courage et de succès à pareille proposition de genre, animée par l’amour des sciences mais surtout l’affection sincère pour un genre qui revient de plus en plus en France. Reste à voir si les éternels détracteurs des productions francophones sortiront de leur vision réduite pour aider ce genre de production qui devrait amener des vocations chez le jeune public qui aura la chance de le découvrir sur grand écran.
Liam Debruel
Avec : Jules Lefebvre, Lucy Loste Berset, Mamadou Haïdara,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Aventure, Fantastique.
Nationalité : Français.
Durée : 1h29min
Synopsis :
Tony, adolescent solitaire passionné par les animaux, voit son existence bouleversée lorsqu’il rencontre dans son petit village une créature mystérieuse : la Kyma, onde sonore vivante capable de briser la matière. Tony l’apprivoise, sans réaliser le danger qu’elle représente…
On aime se demander quelle est la place du cinéma de genre en France, notamment quand on connaît les difficultés à monter tout projet pouvant sembler en dehors des sentiers battus. Il faut donc espérer que les personnes qui font continuellement cette demande viendront soutenir Kyma : l’onde mystérieuse, premier long-métrage de Romain Daudet-Jahan qu’on avait énormément apprécié lors de sa présentation au BIFFF. Le réalisateur nous confirme en effet, après des courts de haute volée, son amour pour le genre avec une approche grand public qui ne rejette jamais l’âme purement francophone du projet.
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| Copyright Sony Pictures |
Il est ainsi évident que l’on ressent une vibe Amblin lors de la découverte du film mais cela se fait avec une affection que l’on ne peut renier pour le milieu. Très vite, on sent la patte du metteur en scène dans sa manière d’installer ses personnages à la caractérisation soutenue dans un récit qui appuie une sensorialité technique des plus prenantes. Le développement d’une création n’existant que par onde se devait de trouver une forme de tangibilité malgré son immatérialité et les choix de cadre accentuent cette visualisation de l’invisible, cette proximité qui donne un certain cœur battant au long-métrage. Il y a une inventivité dans l’approche qui rappelle comment la technique suit toujours des œuvres à l’investissement artistique indéniable.
En effet, avoir un trio principal à l’énergie contestataire différente mais néanmoins présent (cf. Zoé, future Élise Lucet) permet de mettre en lien cette génération investie et à l’émotivité assumée face à une corporation dont les actions affectent ce pan de France profonde, de ces petites villes où l’on rêve d’aventures nous dépassant tout en devant subir le contexte économique. Il y a dans tout cela une envie et une générosité malgré des moyens limités pour donner quelque chose d’investi, frais et honnête dans ses intentions sans trop se retrouver étouffé par ses inspirations et affiliations évidentes mais bien digérées pour trouver sa propre identité.
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| Copyright Sony Pictures |
Qu’est-ce qu’on aime ce cinéma avec du cœur comme en dispose Kyma : l’onde mystérieuse, de ce pan de science-fiction assumant totalement ses contours tout en étant d’une sincérité d’approche qui divertit, certes, mais surtout se nourrit et devrait inspirer une jeune audience francophone. On souhaite beaucoup de courage et de succès à pareille proposition de genre, animée par l’amour des sciences mais surtout l’affection sincère pour un genre qui revient de plus en plus en France. Reste à voir si les éternels détracteurs des productions francophones sortiront de leur vision réduite pour aider ce genre de production qui devrait amener des vocations chez le jeune public qui aura la chance de le découvrir sur grand écran.
Liam Debruel



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