[CRITIQUE] : Heartstopper Forever
Réalisateur : Wash Westmoreland
Acteurs : Joe Locke, Kit Connor, Corinna Brown,...
Distribution : Netflix France
Budget : -
Genre : Comédie dramatique, Romance.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h37min
Synopsis :
Nick et Charlie sont inséparables, mais alors que Nick se prépare à partir à l’université et que Charlie gagne en autonomie au lycée, la réalité d’une relation à distance commence à peser sur eux. Les doutes s’installent, et leur relation est mise à l’épreuve comme jamais auparavant. Pendant ce temps, leurs amis traversent eux aussi les hauts et les bas de l’amour et de l’amitié, affrontant les défis doux-amers de grandir et d’aller de l’avant. Les premiers amours peuvent-ils vraiment durer pour toujours ?
Dans la catégorie des créations originales Netflix, Heartstopper a une grande place dans notre cœur. Cette adaptation des romans graphiques d’Alice Oseman parvenait au fur et à mesure de ses saisons à aborder avec sincérité et empathie les aspirations émotionnelles de ses personnages, avec une douceur visuelle qui n’empêchait guère des questionnements plus graves à prendre place dans les récits et ainsi se confronter à l’actualité. Nous étions donc déjà émus de voir la série prendre fin, d’autant plus avec un film conclusion qui débarque aujourd’hui sur la plateforme. Mais bien qu’il y ait tous les ingrédients qui ont fait son succès précédemment, un sentiment de trop peu reste persistant à la fin de son visionnage.
L’alchimie entre Kit Connor et Joe Locke est bien évidemment indéniable, renforçant la grande affection que l’on a pour Nick et Charlie. La mise en scène propose également ses quelques idées graphiques pour donner vie à l’étincelle, la solitude ainsi que la satisfaction épanouissante procurée par l’être aimé. Mais le format rallongé renforce déjà un sentiment de narration plus déséquilibrée, ne permettant pas ces instants de pause que le côté sériel réussissait à atteindre. Il en ressort quelque chose de plus décousu dans son déroulé, surtout avec des enjeux allant et revenant constamment. Tout cela donne des contours trop attendus mais, surtout, qui perdent en affect de fond quand les doutes posés méritaient plus de chair.
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Ce format a aussi couté du temps passé avec les protagonistes plus secondaires, là où ils apportaient justement un éventail plus large dans les questionnements sentimentaux en gravitant autour de notre couple principal. Les déchirements entre Tao et Elle ne prennent dès lors jamais corps, relégués en arrière-plan alors que la manière dont ces disputes posent les craintes de la fin et de l’éloignement s’avérera peu à peu centrale. Cela n’empêche pas le reste d’être de bonne facture mais toutes ces décisions combinées amoindrissent notre sentiment positif pour un long épisode final bien moins réussi que ce que les précédentes saisons avaient pu faire.
Toujours aussi mignon dans son approche visuelle et soutenu par un casting à la hauteur, Heartstopper Forever souffre malgré tout d’un petit goût de trop peu, la faute à une narration moins maîtrisée et des personnages ne pouvant plus réellement trouver leur place dans le format. Cela n’empêche pas une certaine tristesse de voir cette adaptation prendre fin, surtout au vu de la grande sympathie développée au cours de ses trois brillantes saisons. Malgré tout, on gardera un amour profond et sincère pour ces beaux personnages, rayons de lumière dans une actualité de plus en plus sombre.
Liam Debruel









