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[CRITIQUE] : Worldbreaker


Réalisateur : Brad Anderson
Acteurs : Luke Evans, Billie Boullet, Milla Jovovich,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France
Budget : -
Genre : Action, Science-fiction, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h39min.

Synopsis :
Dans un futur proche où les conditions météorologiques extrêmes constituent une menace pour l'humanité tout entière. Un père et sa fille se cachent sur une île et se préparent à ce que le monde s'écroule.






Il faut l'admettre, elle est quand-même vachement généreuse Milla Jovovich, puisque quand elle ne tourne pas de mauvais actionners devant la caméra de son réal de mari Paul WS Anderson (dont les meilleurs films sont sans elle... même pas une blague), elle le fait chez les autres avec une bonhomie qui force intimement le respect, tant elle roule tranquillement sa bosse dans le giron d'une production Hollywoodienne ou elle se paye même, parfois, quelques présences plus ou moins remarqués - mais pas remarquables - dans les salles obscures.

Parce qu'il ne faut pas trop se perdre non plus dans la déconnade, même quelques jours après un 1er avril ou tout est permis, c'est par la case DTV/streaming (Prime Vidéo donc) qu'on la retrouve à nouveau armée - mais dans un petit rôle cette fois - avec Worldbreaker (les frissons, dès le titre), thriller post-apopo sauce drame familial dystopique salement familier aux personnages taillés à l'épluche légumes, signé par un Brad Anderson (au mojo perdu depuis trop longtemps) clairement sous influences, et aussi engageant qu'un week-end de détente au camping de Melun (petite dédicace au 77, y'a pas de petite pub pour les natifs que nous sommes).

Aidan Monaghan/Aura Entertainment

Sorte de proto-The Last of US sauce Sans un Bruit en moins catho-déprimé, qui s'articule autour d'une menace pas réellement urgente, des créatures surnaturelles pas fines pour un sou, ne sont pas sensible aux bruits (ni à la connerie) mais viennent néanmoins foutre un boxon pas possible sur notre chère planète - grâce à des failles interdimensionnelles -, tout en se délectant de notre chair; la narration tente de donner de la cohérence comme du liant dramatique à la quête de survie superficielle d'un tandem père-fille dont on se contrefout mignon, entre deux scènes d'action capturées avec une apathie qui n'a d'égale que la paresse abyssale de sa narration et les limites d'un budget furieusement fauché.

Fable post-apo glissant lentement mais sûrement vers la facilité ennuyée et ennuyeuse passé un premier quart d'heure pas si dégueulasse, dynamité au Xanax et où la question centrale n'est pas tant de savoir qui va survivre, mais si ta box internet va te faire le cadeau de planté avant le générique de fin (spoilers : malheureusement non).
C'est même pas bon et c'est même très con jusqu'à un final ahurissant de platitude (et semblant appelé une suite qui n'existera sans doute jamais), mais le plus drôle c'est que Prime Vidéo a, assurément, bien pire à proposer dans son cata(tout est dit)logue.


Jonathan Chevrier