[CRITIQUE] : Her Private Hell
Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Avec : Charles Melton, Sophie Thatcher, Kristine Froseth, Havana Rose Liu, Dougray Scott, Diego Calva, Aoi Yamada, Shioli Kutsuna, Hidetoshi Nishijima,...
Distributeur : The Jokers Films
Budget : -
Genre : Thriller.
Nationalité : Américain, Danois.
Durée : 1h40min.
Synopsis :
Ce film est présenté en Hors-Compétition au Festival de Cannes 2026.
Alors qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer.
Avec : Charles Melton, Sophie Thatcher, Kristine Froseth, Havana Rose Liu, Dougray Scott, Diego Calva, Aoi Yamada, Shioli Kutsuna, Hidetoshi Nishijima,...
Distributeur : The Jokers Films
Budget : -
Genre : Thriller.
Nationalité : Américain, Danois.
Durée : 1h40min.
Synopsis :
Ce film est présenté en Hors-Compétition au Festival de Cannes 2026.
Alors qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer.
Le constat fait mal pour les amateurs du cinéma de Nicolas Winding Refn (même si son lent déclin peut intimement être acté passé le magistral Le Guerrier Silencieux, aussi génial soit son Drive), mais le fait est que si le cinéaste danois a mis plus d'une décennie pour sortir de sa torpeur et et se décider à concevoir un nouveau long-métrage passé un mitigé (mais pas exempt de quelques qualités, certes) The Neon Demon, c'est sans doute parce qu'il avait conscience mieux que personne d'autre, de l'impasse créative dans laquelle son cinéma semblait s'être lui-même emprisonné.
Son « own private hell », pour s'amuser avec le titre de son nouvel effort donc, Her Private Hell (dégainé Hors-Compétition au cœur d'une Croisette cannoise où sa présence ne fait même plus l'événement), qui invoque l'enfer aussi bien symboliquement que cinématographiquement parlant, long-métrage moins animé par l'envie de créer de son cinéaste que de recycler une énième fois la même formule de citation/régurgitation sans une once de réappropriation pertinente (non, son sexisme décomplexé et vulgairement esthetisé n'en est pas une, même s'il tente d'y recycler quelques-unes de ses obsessions familières), des cinémas bénis de Dario Argento, David Lynch. Brian De Palma et Mario Bava, pour mieux accoucher d'un turbo-nanar dérangé et dérangeant, sorte de publicité pour parfum made in 90s aussi surréaliste vulgaire que ringarde dont on ressort moins amusé qu'irrité.
En parfait cinéaste matérialiste en perdition qui filme la caméra bandante, ses héroïnes comme des meubles Ikea aux expressions figées (à un niveau jusqu'ici inégalé dans sa filmographie), NWR tente vainement de nous faire croire à un monde dystopico-fantastique toute en mégalomanie misogyne et en brume impénétrable et menaçant, tournant autant autour d'un pitch même pas prétexte (la quête d'une jeune femme troublée partant à la recherche de son père, et en toile de fond l'histoire d'un tueur tout droit sortie d'un mauvais giallo), que d'une Sophie Thatcher dont la naïveté du jeu laisserait presque volontairement poindre l'idée qu'elle est totalement consciente d'errer dans un mauvais boulard sadomaso-fétichiste.
Excessivement prétentieux et poseur, boursouflé de dialogues creux se pensant profonds, minimaliste partout où il ne devrait pas l'être (narration, caractérisation des personnages, développement d'univers,...), Her Private Hell a tout de l'orgie sexiste repoussante et révoltante à la misogynie injustifiable et à la superficialité complaisante; la caricature affreusement ridicule d'un faiseur de cauchemar jadis techniquement inattaquable (où son fétichisme maniaque de l'image prenait sensiblement le pas sur sa narration, sans que l'expérience ne soit désagréable pour son auditoire), mais désormais bouffé par son égo et sa suffisance.
Reste un chouette score de Pino Donaggio, qu'il arrive quand-même à saboter... c'est maigre, rachitique même.
Son « own private hell », pour s'amuser avec le titre de son nouvel effort donc, Her Private Hell (dégainé Hors-Compétition au cœur d'une Croisette cannoise où sa présence ne fait même plus l'événement), qui invoque l'enfer aussi bien symboliquement que cinématographiquement parlant, long-métrage moins animé par l'envie de créer de son cinéaste que de recycler une énième fois la même formule de citation/régurgitation sans une once de réappropriation pertinente (non, son sexisme décomplexé et vulgairement esthetisé n'en est pas une, même s'il tente d'y recycler quelques-unes de ses obsessions familières), des cinémas bénis de Dario Argento, David Lynch. Brian De Palma et Mario Bava, pour mieux accoucher d'un turbo-nanar dérangé et dérangeant, sorte de publicité pour parfum made in 90s aussi surréaliste vulgaire que ringarde dont on ressort moins amusé qu'irrité.
En parfait cinéaste matérialiste en perdition qui filme la caméra bandante, ses héroïnes comme des meubles Ikea aux expressions figées (à un niveau jusqu'ici inégalé dans sa filmographie), NWR tente vainement de nous faire croire à un monde dystopico-fantastique toute en mégalomanie misogyne et en brume impénétrable et menaçant, tournant autant autour d'un pitch même pas prétexte (la quête d'une jeune femme troublée partant à la recherche de son père, et en toile de fond l'histoire d'un tueur tout droit sortie d'un mauvais giallo), que d'une Sophie Thatcher dont la naïveté du jeu laisserait presque volontairement poindre l'idée qu'elle est totalement consciente d'errer dans un mauvais boulard sadomaso-fétichiste.
Excessivement prétentieux et poseur, boursouflé de dialogues creux se pensant profonds, minimaliste partout où il ne devrait pas l'être (narration, caractérisation des personnages, développement d'univers,...), Her Private Hell a tout de l'orgie sexiste repoussante et révoltante à la misogynie injustifiable et à la superficialité complaisante; la caricature affreusement ridicule d'un faiseur de cauchemar jadis techniquement inattaquable (où son fétichisme maniaque de l'image prenait sensiblement le pas sur sa narration, sans que l'expérience ne soit désagréable pour son auditoire), mais désormais bouffé par son égo et sa suffisance.
Reste un chouette score de Pino Donaggio, qu'il arrive quand-même à saboter... c'est maigre, rachitique même.







