[CRITIQUE] : Pirouette Fatale
Réalisatrice : Vicky Jewson
Acteurs : Lana Condor, Maddie Ziegler, Millicent Simmonds, Iris Apatow, Uma Thurman,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h28min.
Synopsis :
Une troupe de ballerines tente de s'échapper d'une auberge isolée après que leur bus est tombé en panne sur le chemin d'une compétition de danse.
Difficile de ne pas admettre que, sur le papier, Pretty Lethal (ex-Ballerina Overdrive) aka Pirouette Fatale de Vicky Jewson (la série préquelle pas dingue The Witcher: Blood Origin, le plutôt chouette Close avec Noomi Rapace), au-delà d'être produit par David Leitch, avait tout d'un spin-off de la saga John Wick qui ne dirait pas totalement son nom, savamment dégainé par Prime Vidéo (comprendre : un peu loin a l'aveugle qu'habituellement) quelques mois à peine après l'immense déception qu'incarnait Ballerina de Len Wiseman, bisserie friquée aussi inoffensive que captivante qui avait néanmoins le bon ton d'être plus ou moins conscient de ses limites - d'où son penchant à jouer la carte de la surenchère pour compenser ses faiblesses.
Une filiation qui n'a rien du parallèle facile et ce même si son pitch induit qu'il boxe dans une catégorie bien différente (on suit les aléas d'une troupe de ballerines américaines qui se battent pour leur survie face à la pègre locale, alors qu'elles tentent de s'échapper d'une auberge isolée dans le fin fond de la Hongrie, après que leur bus soit tombé en panne sur la route qui devait les mener à un concours international de danse à Budapest), quand bien même ils partagent une écriture usant sensiblement des codes et archétypes familiers du genre - jusque dans ses personnages (presque) fonctions.
Mais le film de Jewson a un argument de poids dans sa besace, tant il est exempt de ce qui incarnait le véritable talon d'Achille du film porté par Ana De Armas : la nécessité de répondre aux impératifs d'une mythologie à laquelle il n'a jamais réellement su s'intégrer.
Et cela fait toute la différence, puisque la péloche peut jouer franco la carte du divertissement régressif et chaotique as hell, petit jeu de massacre comico-musclé et sanglant pur et dur qui assume tout du long la simplicité comme l'absurdité de son concept, où une bande de gamines gentiment égocentriques découvrent que leur endurance/résilience exceptionnelle (notamment à la douleur) comme leurs aptitudes physiques qui le sont toutes autant, peuvent s'avérer de vraies capacités mortelles lorsque leur survie est en jeu, et qu'il y a une bonne flopée de mâles armés jusqu'aux dents à dessouder (mais aussi une Queen Uma Thurman tout droit sorti d'un James Bond des 80s).
Brutal et sensiblement gore, ne se perdant jamais dans les méandres d'une action frénétique et au montage charcuté (la cinéaste privilégie l'expression des corps et la dureté de chaque coups/fouettés assénés), ni dans ceux d'un humour noir maladroit qui viendrait plomber son énergie, Pirouette Fatale roule intelligemment sa bosse et, quand bien même il perd un brin de son souffle avant l'apothéose finale, il incarne un vrai et solide bis fun et décontracté comme on les aime.
Les chaussures à pointes sont finalement plus fortes que les mitraillettes, qui l'aurait cru ?
Jonathan Chevrier
Acteurs : Lana Condor, Maddie Ziegler, Millicent Simmonds, Iris Apatow, Uma Thurman,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h28min.
Synopsis :
Une troupe de ballerines tente de s'échapper d'une auberge isolée après que leur bus est tombé en panne sur le chemin d'une compétition de danse.
Difficile de ne pas admettre que, sur le papier, Pretty Lethal (ex-Ballerina Overdrive) aka Pirouette Fatale de Vicky Jewson (la série préquelle pas dingue The Witcher: Blood Origin, le plutôt chouette Close avec Noomi Rapace), au-delà d'être produit par David Leitch, avait tout d'un spin-off de la saga John Wick qui ne dirait pas totalement son nom, savamment dégainé par Prime Vidéo (comprendre : un peu loin a l'aveugle qu'habituellement) quelques mois à peine après l'immense déception qu'incarnait Ballerina de Len Wiseman, bisserie friquée aussi inoffensive que captivante qui avait néanmoins le bon ton d'être plus ou moins conscient de ses limites - d'où son penchant à jouer la carte de la surenchère pour compenser ses faiblesses.
![]() |
| Copyright Amazon Content Services LLC |
Une filiation qui n'a rien du parallèle facile et ce même si son pitch induit qu'il boxe dans une catégorie bien différente (on suit les aléas d'une troupe de ballerines américaines qui se battent pour leur survie face à la pègre locale, alors qu'elles tentent de s'échapper d'une auberge isolée dans le fin fond de la Hongrie, après que leur bus soit tombé en panne sur la route qui devait les mener à un concours international de danse à Budapest), quand bien même ils partagent une écriture usant sensiblement des codes et archétypes familiers du genre - jusque dans ses personnages (presque) fonctions.
Mais le film de Jewson a un argument de poids dans sa besace, tant il est exempt de ce qui incarnait le véritable talon d'Achille du film porté par Ana De Armas : la nécessité de répondre aux impératifs d'une mythologie à laquelle il n'a jamais réellement su s'intégrer.
Et cela fait toute la différence, puisque la péloche peut jouer franco la carte du divertissement régressif et chaotique as hell, petit jeu de massacre comico-musclé et sanglant pur et dur qui assume tout du long la simplicité comme l'absurdité de son concept, où une bande de gamines gentiment égocentriques découvrent que leur endurance/résilience exceptionnelle (notamment à la douleur) comme leurs aptitudes physiques qui le sont toutes autant, peuvent s'avérer de vraies capacités mortelles lorsque leur survie est en jeu, et qu'il y a une bonne flopée de mâles armés jusqu'aux dents à dessouder (mais aussi une Queen Uma Thurman tout droit sorti d'un James Bond des 80s).
![]() |
| Copyright Amazon Content Services LLC |
Brutal et sensiblement gore, ne se perdant jamais dans les méandres d'une action frénétique et au montage charcuté (la cinéaste privilégie l'expression des corps et la dureté de chaque coups/fouettés assénés), ni dans ceux d'un humour noir maladroit qui viendrait plomber son énergie, Pirouette Fatale roule intelligemment sa bosse et, quand bien même il perd un brin de son souffle avant l'apothéose finale, il incarne un vrai et solide bis fun et décontracté comme on les aime.
Les chaussures à pointes sont finalement plus fortes que les mitraillettes, qui l'aurait cru ?
Jonathan Chevrier



%20(1)%20(1)%20(1).jpg)






