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[CRITIQUE] : L'Enfant du désert


Réalisateur : Gilles de Maistre
Acteur : Nahel Tran, Zayn Sekkat, Nahïl Bouazzaoui, Kev Adams,...
Distributeur : StudioCanal
Budget : -
Genre : Aventure, Famille.
Nationalité : Français.
Durée : 1h39min

Synopsis :
Sun, âgée de 14 ans, a publié un livre inspiré d'une histoire que son grand-père lui racontait : l'incroyable histoire d'Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l’âge de 2 ans dans une tempête de sable dans le désert, qui a ensuite été recueilli et élevé par un couple d’autruches. Mais lorsque Sun est invitée à visiter le Sahara, elle se rend compte qu'Hadara est peut-être plus qu'une simple histoire pour s'endormir.


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Même si le cinéphile moyen ne se posait pas forcément la question, engageons-nous tout de même à y répondre : oui, le GDMCU aka le " Gilles de Maistre Cinematic Universe " (le terme n'existe pas, faites comme si), se porte bien, très bien même, avec quasiment une péloche par an - plus prolifique .
Voilà, ça ne révolutionnera absolument pas ta cinéphilie - et encore moins la nôtre, rassures-toi -, mais il n'y a pas de petites nouvelles en ces temps sombres, pas vrai ?

Blague à part, deux ans après le pas fifou - et dernier opus en date de sa " félins + mômes " era - Le Dernier Jaguar, et un an après le moins défendable et méchamment calibré Moon le panda, énième itération - mais sans félin et avec un bébé panda cette fois - d'une formule aussi louable que méchamment éprouvée et lessivée du divertissement familial célébrant la beauté du monde animal (et ce, sans trop - voire pas du tout - de trucages derrière) et la nécessité de le préserver, avec une belle amitié enfant/animal.
Le tout sous couvert d'un message d'espoir véhiculé par les jeunes générations, qui seront les adultes - et donc les têtes pensantes du monde - de demain (pas forcément une nouvelle des plus rassurantes si l'on s'attarde sur l'instant présent, soyons honnête).

Copyright 2025 - MAI JUIN PRODUCTIONS – STUDIOCANAL – UMEDIA PRODUCTION

Autant dire que l'on ne pétait pas forcément d'enthousiasme à l'idée de découvrir sa cuvée 2026, L'enfant du désert, tant la bande annonce laissait penser que la popote, au-delà d'être familière, semblait à nouveau être prémâchée et recrachée dans le pop-corn sensiblement rance de son auditoire.
Petite surprise donc que de voir que le film est capable de nous cueillir un minimum et, prouesse plus louable encore, de proposer un divertissement honnête et divertissant avec Kev Adams en vedette (petite crotte de nez facile certes, d'autant qu'il est plutôt convaicant ici, mais le souvenir du cataclysme Le Jour J nous pique toujours méchamment).

Partant d'un roman de la journaliste suédoise Monica Zak - Hadara, l’enfant autruche -, lui-même basé sur une incroyable histoire vraie (celle d’un enfant de deux ans, perdu dans le désert au début du XXe siècle, et qui a survécu grâce aux animaux du désert, en particulier les autruches qui l’ont accepté et avec qui il est resté pendant près de dix ans, avant d'être retrouvé); le film incarne donc une nouvelle fable familialo-écologico-animalière qui ne révolutionne en rien sa recette " gagnante " mais s'avère décemment plus digeste dans son cocktail mi-contemplatif, mi-candide (public cible oblige), tant il arrive à tromper les maladresses de sa narration peu nuancée (voire à nouveau caricaturale) par l'ivresse de ses images et d'une aventure aussi immersive que bien rythmée et aux émotions sincères.

Trop de déjà-vu tue le déjà-vu certes, mais comme on s'attendait à bien pire...


Jonathan Chevrier